Old-School

Tracy McGrady et le dunk avec la planche : une histoire d’amour quasi-révolutionnaire

Chaque joueur effectuant une longue carrière en NBA essaye de laisser sa propre empreinte. Son petit truc, sa touche, son souvenir mémorable : Tracy McGrady l’a fait en marquant toute une génération de ses improvisations… avec la planche.

Pour l’anniversaire de T-Mac, il fallait bien qu’on se penche sur une de ses plus belle signatures. Car même si ses 13 points en 35 secondes face aux Spurs en 2004 ou son Dunk Contest de l’an 2000 avec Vince Carter sont des éléments souvent mentionnés en premier lorsque l’ailier est félicité, la touche artistique de Tracy reste par définition… indélébile. Comme s’il était passé, le temps de quelques années, pour marquer les esprits et repartir en s’offrant l’étiquette d’un joueur inoubliable. McGrady est inoubliable, ses dunks avec la planche avant tout. La paternité lui revient-elle en ayant professionnellement commencé ce geste dès 2000, lors d’un simple match de pré-saison à Boston ? Certainement pas. De Rucker Park à Venice Beach en passant par le bitume de Chitown, des actions similaires ont déjà eu lieu sur les playgrounds les plus renommés. Et T-Mac lui-même affirmait qu’il s’était déjà inspiré d’autres artistes avant lui pour le lâcher en plein de match… de lycée. Ce n’est donc pas à lui que devrait revenir le certificat, comme bon nombre de joueurs de rue l’ont clamé pendant des années.

“Il n’y avait qu’un gars de retour en défense, je crois que c’était Dirk et il a pris à ma feinte de passe en l’air, pensant que ce serait pour un de mes coéquipiers. Je pense qu’il s’est dit que ce n’était pas pour moi-même, donc j’ai juste dunké derrière.”

Mais c’est pourtant le chef d’oeuvre du All-Star Game 2002, en semi-transition et devant un public de Philadelphie pris par surprise, qui permettra à Tracy McGrady de s’approprier le bébé. Dans un match aussi lent et au rythme saccadé, il y avait la place pour se permettre ce type d’improvisation. C’est donc sous le maillot du Magic, avec Steve Nash et Dirk Nowitzki en seuls remparts adverses, que l’ailier deviendra la star du soir avec cette improvisation géniale : douceur sur la planche, tout le monde s’arrête de jouer en regardant l’artiste s’élever, catch et jambes pliées, finition dans l’arceau avec la manière. De quoi pousser toute la planète basket à se lever, McGrady prenant ce moment à part pour laisser son talent prendre le dessus. On avait déjà vu et pensé à ce geste précédemment, mais peu de monde l’avait lâché aussi fluidement. La preuve, lors des années suivantes, les imitations furent assez moyennes, entre Jamal Crawford chez les Knicks ou JaVale McGee chez les Wizards. Des tentatives bien fun, mais manquant de saveur et de touch, cette fluidité que T-Mac montrait au quotidien. La version la plus “simple” et pratiquée jusqu’ici ? Celle en duo, avec un passeur et un finisseur différent. Ce qui apporte son lot de facilité comme de difficulté, mais Tracy reste celui qui a – clairement – assuré ce geste en pleine rencontre, que ce soit dans des situations légères (All-Star Game, présaison) ou en saison régulière.

Rares sont ceux qui peuvent marquer toute une génération à l’aide d’un seul geste. Ceux qui ont connu Tracy McGrady au sommet de son art se souviennent du moment où ils ont découvert son premier dunk avec la planche : le prochain qui utilisera cette action avec autant d’aisance n’est probablement pas encore né…

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