Cavaliers

LeBron James s’est bien reposé : 38 points, 9 rebonds, 7 passes et 1 bisou aux défenseurs de Boston

Dans la très sérieuse victoire des Cavs cette nuit à Boston, dans le cadre du Game 1 de la finale de conférence, LeBron James a continué sa marche infernale vers le St Graal en maintenant ses deux pieds sur la pédale d’accélération.

C’est qu’on va bientôt se demander si les Warriors ne se feraient pas tartiner, eux aussi. Non, allons, n’exagérons pas, tout comme n’enterrons pas les joueurs de Brad Stevens après 48 minutes de jeu seulement. Certes, 48 minutes bien sales, mais ne rentrons pas dans ce jeu-là. Car pour cette première entre Cavs et Celtics cette nuit, il y avait bien évidemment un sentiment de découverte pour nos amis de Boston, et pas seulement en ce qui concerne le dernier carré d’une saison en NBA. Affronter LeBron à partir du 15 mai, voilà une découverte qui fait particulièrement mal et a déprimé un paquet de monde ces dernières années. Après les Pacers, les Hawks et les Raptors, ce sont les Celtics qui ont pu découvrir LBJ proche des Finales, une sorte de monstre individuel de niveau all-time, dont les capacités mentales, physiques et techniques sont au-dessus de n’importe quel autre joueur actuel. Et ce n’est pas pour se mettre à genou H24 devant BronBron, on lui rentrera lui aussi dans la gueule lorsque Cleveland perdra son premier match ou qu’il aura un coup de mou (?), mais disons simplement que pour une équipe charmante comme celle du Massachusetts, qui est une collection de vrais bosseurs mais dont le talent est moindre, jouer une fusée comme celle d’Akron ne peut que mener à un seul résultat.

Et ce résultat, well, fût toujours aussi impressionnant. On connaissait l’affection toute particulière de LeBron pour le TD Garden, on ne pensait juste pas qu’il allait démarrer sa série avec une telle performance. Kevin Love et Tristan Thompson ? Fabuleux à ses côtés, profitant des espaces créés, de leur agressivité naturelle et d’une certain timidité adverse pour faire une moisson à l’intérieur. Cependant, toute la franchise de Cleveland était dirigée par l’ailier aux épaules en titane, l’intéressé affirmant d’entrée qu’il ne fallait pas tourner autour du pot. Dix jours de repos et une défaite ? Du pain béni pour les médias et les fans, qui pourraient alors envoyer une valse aux Cavs en affirmant que leur break n’avait pas été pris au sérieux. Loin de tout ça, James a démarré le TGV et roulé sur ses adversaires sans montrer le moindre signe de fatigue. Tout un symbole, LeBron doublé en tête de raquette, efface deux défenseurs sur un spin move, fonce vers le panier et se fait littéralement prendre à deux bras par un Isaiah Thomas qui ne pouvait rien faire d’autre. L’action ne se termine pas par un and-one, mais la photo est saisissante : il faut faire du rugby pour stopper le King aujourd’hui. Et même si on compte évidemment sur Brad Stevens pour réaliser quelques ajustements, on voit mal quelle personne dans le Massachusetts pourrait faire suer la bête. Pardon, quelle personne dans la Conférence Est, pour rester polis.

Game 1 ? 38 points, 9 rebonds, 7 passes, 14/24 au tir, au calme. Allez, un peu gourmand à distance (1/6), mais bien ajusté par ses lancers francs (9/11). Jaylen Brown, Jae Crowder, Avery Bradley, Gerald Green, Isaiah Thomas, Al Horford, Larry Bird, Kevin McHale, Bill Russell : Boston a tout tenté, mais personne ne peut vraiment changer la vitesse du train numéro 23. Rendez-vous au Game 2.


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