Wizards

Flashback du dernier Game 7 de Washington : retour en 1979, quand les Spurs jouaient à l’Est

elvin hayes

Paye ton coup de vieux !

Source image : YouTube / Karol K

Alors que les Wizards sont sur le point de jouer leur premier Game 7 depuis 1979, il est intéressant d’aller voir ce qu’avaient fait les Bullets d’Elvin Hayes contre les Spurs du Iceman, George Gervin…

Les Bullets sortent d’un titre NBA lors de la saison 1977-78, le premier de leur histoire acquis contre les Seattle Supersonics, grâce à Wes Unseld et Elvin Hayes, les deux stars de l’équipe. Ils n’étaient pourtant pas favoris avec un bilan tout juste positif de 44-38 mais après de beaux Playoffs et des Finales en 7 matchs, ils apporteront enfin un titre de sport professionnel à la capitale qui n’en avait pas vu depuis 36 ans. On aime bien attendre à Washington. À l’entame de la saison suivante, la franchise est déplacée dans l’Atlantic Division et arrive en tête de celle-ci avec 54 victoires pour 28 défaites, toujours emmenée par Elvin, souvent surnommé “The Big E”, avec 21,8 points de moyenne et 12 rebonds accompagné de 2,3 contres par match. Dans l’ancien système des Playoffs NBA, le premier et deuxième de chaque Conférence commençaient directement les phases finales en demi-finale de Conférence. Pratique, du coup, ils affronteront les Faucons. Et le pire c’est que Washington n’est pas loin de gâcher un avantage de 3-1 déjà à l’époque contre les Hawks ! Mais ils parviennent à gagner le septième match, ouf on laisse ça aux autres. En finale de Conférence, ce sont les Spurs de George Gervin qui s’opposent à eux.

Oui, oui, les San Antonio Spurs dans la Conférence Est. La franchise a fait le grand saut de la ABA vers la NBA depuis 1976 et possède dans ses rangs deux atouts de taille : Lary Kenon et surtout George Gervin, qui tourne à quasi 30 points de moyenne à 52% au tir sur toute la saison. Trop facile, le gars est le meilleur marqueur de la NBA. Les Texans forment l’équipe la plus offensive de la Ligue avec 119 points marqués par match et terminent premiers de la Division Centrale avec 48 victoires pour 34 défaites. En gros ça attaque fort mais ça prend beaucoup de points aussi de l’autre côté du terrain. Les Spurs arrivent directement en demi-finale de Conférence car ils finissent deuxièmes, comme expliqué plus haut. Et comme les Bullets, The Iceman et sa bande se font pousser jusqu’au Game 7 par une équipe de Philly composée de Julius Irving, et même d’un certain Joe Bryant… Vous connaissez son fils. Bref, San Antonio s’en sort et arrive en finale de Conférence contre les Bullets.

La série s’annonce disputée entre les deux équipes en tête de la Conférence. Mais George Gervin est partout avec 31 points de moyenne dans la série. San Antonio gagne le premier, perd le deuxième puis remporte les deux suivants. Merde, les Bullets sont menés 3-1… Alors qui va choker ? Les Spurs ont deux fois l’occasion de terminer la série dont le Game 6 à la maison mais ils n’y arriveront pas à cause d’un Elvin Haynes et d’un Bob Dandridge qui rêvent de back-to-back et envoient tout le monde dans un Game 7 décisif au Capital Centre, ancienne salle des Bullets qui accueillera 19,000 spectateurs prêts à assister à un match incroyable. Après trois quarts-temps irrespirables qui voient Gervin planter 42 pions, D.C. accuse 10 points de retard. Alors qu’on compte sur The Big E pour sauver son équipe, c’est Bob qui vient claquer 13 points dans le dernier quart dont le game-winner sur trois Spurs à huit secondes de la fin. Washington est en Finales NBA, les Texans ont gâché une avance de 3-1, comme quoi la NBA ça se répète. Le coach de l’époque, Dick Monta, avouera par la suite qu’il n’avait même pas dessiné l’action pour Bobby D, c’est aussi comme ça qu’on devient une légende. Malheureusement pour ces derniers, ils prendront une branlée 4-1 par des Sonics revanchards au tour suivant, mais aucun fan des Bullets présent à l’époque n’oubliera Bob Dandridge, c’est certain.

Ce soir, John Wall et les siens vont tenter de réitérer la performance des Bullets de l’époque en passant les Celtics d’Isaiah dans ce Game 7 qui s’annonce électrique. Il faudra du mental mais on est sûr que les anciens de leur franchise veillent sur eux. 


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