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James Harden sera davantage mis au repos la saison prochaine : c’est bien de le réaliser maintenant

James Harden

Voilà, ça c’est rassurant.

Source image : YouTube

Salement éliminés à domicile par les Spurs, nos amis les Rockets font aujourd’hui le point sur leur saison et un sujet fait comme par hasard la une : la fatigue de James Harden, qui avait l’air exténué et désintéressé sur la fin.

On l’a souvent dit et répété, car le staff médical de Houston était unanime. Non, le barbu n’avait pas de pépin physique, il était en pleine santé et ne cachait pas une vilaine blessure. Les moyens de justifier sa terrible performance au Game 6 sont donc limités. Sauf que dans les différents types de fatigues, il n’y a pas que celles physiques, il y a aussi celles mentales. Et quand vous n’en pouvez plus là-haut, vos jambes et vos bras ont beau être au top, tout le système peut péter un plomb et vous transformer en légume, ce qu’on a vu sur ce match concernant le franchise player des Rockets. Un abandon qui a choqué beaucoup de monde, mais qui a aussi poussé les hauts-placés de Houston à devoir préparer de futures solutions. Mike D’Antoni, notamment, a remarqué qu’il aurait peut-être pu éviter de bombarder sur un seul joueur tout au long de la série, et qu’il allait probablement falloir partager davantage le cuir. Sans déconner ! Tout au long de la régulière, sa méthode a marché, mais une fois qu’il est tombé sur un os et que sa carte maîtresse s’est désactivée, toute sa machine a cessé de fonctionner. Il va donc falloir reprendre les propos lâchés par James l’année dernière, qui parlait d’avoir un nouveau porteur de balle mis en avant à ses côtés, mais aussi ceux qu’il avait partagés lors de son passage par Paris en août dernier : au bout d’un moment, les saisons de 82 matchs à 37 minutes de moyenne, ça commence à bien faire. Alors, l’ex-moustachu, il a quoi en réserve dans ses plans estivaux ?

“Tous les grands joueurs pensent qu’ils peuvent tout faire. Peut-être qu’il a besoin de prendre un match de repos ici ou là. C’est quelque chose dont on parlera, mais c’est aussi ce qui le rend aussi bon, donc c’est un sujet sensible, très délicat.

Et encore une fois, je me sens mal pour lui parce qu’il a réalisé une incroyable saison. Il a réalisé une campagne historique, on ne peut pas tout juger sur un seul match et voir les réseaux sociaux prendre feu… Mais il va s’améliorer, on va en parler, devenir meilleurs et mieux préparer notre attaque. Je peux l’installer loin du ballon, parfois. Je peux le ménager un petit peu plus et donner des responsabilités à d’autres porteurs de balle, Pat Beverley peut gérer l’équipe un peu plus. On peut faire différentes choses.”

On a voulu faire notre petite étude, donc on vous la partage dès maintenant, histoire de vous donner des éléments qui peuvent appuyer la réflexion initiale ci-dessus. Cette saison, James Harden a joué un total de 2947 minutes en régulière, ce qui lui offre le troisième plus gros temps de jeu de toute la Ligue (Wiggins et Towns sont devant, avec 5 ans de moins). Mais là où les chiffres deviennent hallucinants, c’est lorsqu’on parle de sa carrière globale. Depuis son arrivée aux Rockets (28 octobre 2012), aucun autre joueur de la NBA a davantage joué que James Harden en minutes de saison régulière : 14 814…! LeBron ? Il en a mille de moins. Curry ? Pareil. Seul Damian Lillard tient tête au barbu, mais il a 3 saisons de moins que ce dernier en NBA et 400 minutes de moins. Et tout ça, c’est sans parler de Playoffs, de Team USA et de tournois l’été. On a donc droit à un joueur qui s’épuise petit à petit, un compétiteur qui refuse de dire stop, et qui rencontre ce type de breakdown affolant au pire des moments. Alors certes, on a retrouvé Harden en boîte derrière à la teuf, mais là n’est pa le sujet. Avec un kilométrage aussi hallucinant et des résultats observés au finish, James doit comprendre que même si son coeur lui dit de jouer au basket tous les jours, un peu de repos lui fera le plus grans bien. Sinon, bonjour les fractures de fatigue, une carrière qui plonge à 34 piges et un regard dans le rétro en se demandant ce qui se serait passé en cas de meilleure gestion du temps de jeu.

Il ne faut pas changer le rôle de James Harden chez les Rockets, tant le système de Mike D’Antoni le sublime. Mais un match en costard ici ou là, un ou deux matchs passés en catch and shooteur, et vous évitez des cauchemars comme ceux vécus face aux Spurs. Merci d’y avoir pensé, maintenant au boulot.

Source : ESPN


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