Spurs

LaMarcus Aldridge a été énorme pour les Spurs : 34 points en faisant la totale aux Rockets !

Déjà particulièrement à l’aise au Toyota Center comme il l’avait montré lors du Game 3, LaMarcus Aldridge a montré qu’il était bien une arme fatale pour les Spurs, une fois qu’il est bien mis en position : LMA a été XXL pour éliminer les Rockets.

Il y a une histoire personnelle entre le joueur et la salle de Houston, ou comment ça se passe ? Par le passé, on l’avait déjà observé lâcher des mixtapes sous le maillot des Blazers, mais à San Antonio on ne faisait que demander la même chose. Surtout après avoir lâché le Game 1, surtout après avoir perdu Tony Parker. Mais le meneur tricolore n’était pas le seul absent de la partie ce jeudi, comme LaMarcus l’apprenait comme nous avant la rencontre. Pas de Kawhi Leonard sur le terrain suite à son pépin à la cheville, l’animal devait du coup regarder son intérieur se gaver au poste… et c’est peu dire si ce fût le cas. D’entrée, Aldridge agressait la peinture des Rockets en enfonçant Ryan Anderson quand ce n’était pas Clint Capela, les deux hommes étant obligés de contester autant que possible les fadeaway vertigineux du joueur des Spurs. Une bonne production dans le premier quart, qui permettait à San Antonio de bien démarrer la rencontre et savoir à qui filer la gonfle. Car même si Pau Gasol, Patty Mills, Danny Green et Jonathon Simmons faisaient le job en grattant leurs points ici ou là, c’est bien LMA qui était au centre de l’attention et recevait un grand nombre de ballons.

Il était d’ailleurs assez intéressant d’observer cette différence de confiance chez l’ailier-fort, entre les positions de tirs choisies après avoir reçu la balle et celles imposées par le mouvement collectif de la gonfle. Non pas qu’on puisse tout de suite affirmer que LaMarcus est incapable de terminer une bonne séquence à la Spurs, loin de là même, mais il était fascinant de voir le bonheur vécu par Aldridge cette nuit, lui qui retrouvait quelque part ses situations au poste des années Portland. Cavaler en attaque, savoir direct qu’on va recevoir le cuir, prendre sa position et sentir l’avant-bras dans le dos, voilà peut-être ce qu’il devait suffire pour que le vétéran puisse faire la totale aux Rockets, plutôt que de devoir attendre patiemment son tour sans vraiment savoir quand un tir lui serait demandé. Une notion que Popovich gérera bien évidemment dans les prochains jours, mais qui faisait là aussi plaisir au coach des Spurs car le plus dur était fait : ne pas être dans la Kawhi-dépendance, et pouvoir compter sur un grand Aldridge lorsque son numéro 12 est gueulé par le meneur. Tir en tête de raquette, jeu musclé en bas, rebonds offensifs, douceur au poste et que ce soit épaule droite comme épaule gauche en se retournant, le barbecue texan était en fait un buffet illimité réservé au natif de la région, et le timing de son festin ne pouvait pas être meilleur.

34 points, 12 rebonds, 16/26 au tir, des bijoux dos au panier et une magnifique confiance dans son jeu lors du match le plus important de sa saison, LaMarcus Aldridge a fait tout ce que les Spurs rêvaient de voir en le signant il y a un peu moins de deux ans : être le patron quand Pop lui demande.


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