Rockets

Carton rouge pour James Harden : le “candidat MVP” sort sur un dernier match dégueulasse

Le match vient à peine de se finir que le choc est encore violent. Comment, après une si belle saison, et dans une rencontre aussi importante, James Harden a-t-il pu se vautrer aussi lamentablement ? Le barbu est désormais en vacances, mais il aura aussi droit à une sacrée étiquette sur son col. Et ça, c’est cadeau.

C’est impossible. C’est impensable, à la base, mais c’est surtout impossible à concevoir. Toutes les étoiles étaient alignées, tous les éléments étaient connectés, pour que le gaucher nous offre une performance de choix. Sans avoir à forcément exploser les statistiques, James devait simplement montrer son leadership en forçant un Game 7 de rêve à San Antonio. Être actif, parler, soutenir ses gars, leur montrer la voie et confirmer son immense régulière en donnant rendez-vous à la planète basket ce dimanche chez les Spurs. Tout ce qu’on demandait, c’était un vrai effort. Un dernier coup de boost, si évident face à une perspective si déprimante. Son Game 5 ? On s’en souvenait encore, mais on tentait surtout de le ranger dans les cartons. Un money-time de merde, une défaite frustrante, le contre de Manu Ginobili résonnant encore dans de nombreuses têtes. Dansant sur le côté du terrain avant le début de ce Game 6, Harden nous semblait parfaitement disposé à valider l’histoire. Que lui, son talent et le système léché dans lequel il s’est sublimé, lui fasse la différence et tienne tête aux Spurs. Pas de pépins physiques, pas d’excuses négociables, pas même de coéquipier en feu pour le nourrir en abondance.

Non.

James Harden a chié, et d’une façon historique.

Pour perdre de plus de 40 points contre l’équipe C de San Antonio, il faut vraiment en avoir rien à foutre, de la barbe aux pieds. Pour ne prendre qu’un seul tir dans le premier quart-temps d’un match crucial, pour ensuite vendanger possession sur possession et laisser l’adversaire prendre confiance, il faut clairement n’avoir aucun esprit de compétition. Pour ne pas montrer un microscopique coup de gueule, une infime expression auprès de ses coéquipiers ou ne serait-ce qu’une action déterminante pour relancer la machine, il faut certainement se croire dans des chaussons qu’on ne mérite absolument pas. Oui, les mots sont durs aujourd’hui pour James Harden, et peut-être sont-ils dus à une réaction à chaud en sortie de match. Mais que ceux qui ont vu l’artiste “se donner” en direct ce jeudi et pensent qu’il a été honteux lèvent la main. Honteux, en effet, c’est bien le mot. Honteux, c’est quand on ne respecte pas son adversaire, parce qu’il n’a pas son équipe au complet. Honteux, c’est quand le staff médical des Rockets confirme qu’il n’y a aucun pépin physique à déclarer, et donc pas d’excuse à chercher. Honteux, c’est quand on se fait malmener par des joueurs de D-League alors qu’on a prié pour pouvoir obtenir une possibilité de rentrer dans l’histoire. Si Harden avait seulement mal shooté et perdu des ballons, on aurait tout à fait pu lui passer la crème avec une analyse précise de ce qui n’allait pas dans sa performance. Mais là n’était pas le souci hier soir : il était dans l’effort, un qui semble totalement évident face à une situation aussi urgente. Impensable, et impossible à concevoir.

Dans le match le plus important de sa brillante saison, James Harden a été affreux. Ses statistiques le soulignent (10 points, 7 passes, 6 balles perdues, 2/11 au tir) mais son attitude l’encadre. Et si de nombreux joueurs ont déjà pu se défaire d’une sale étiquette collée dans leur cou, on se demande comment le barbu va bien pouvoir nous faire oublier ce terrible Game 6 du jeudi 11 mai 2017.


2 Commentaires

2 Comments

  1. DoHEAT

    12 mai 2017 à 10 h 39 min at 10 h 39 min

    Salut Bastien,

    Harden passe souvent a côté des matches couperet. Il faut croire que mentalement ça ne suit pas. Hier il avait carrément réservé son billet retour et à fait ses 6 fautes pour se casser encore plus vite.

  2. Raino

    12 mai 2017 à 13 h 57 min at 13 h 57 min

    “Malmené par des joueurs de D-league”. Faut pas abuser non plus les gars, LMA, Mills, Green, Gino, Gasol, ya pire comme joueurs de D-League. Et OK Simmons en était un mais il devient de plus en plus fort. D’accord sur le fond de l’article mais abusez pas non plus. Ils lui ont fait un clinic en début de match il a pas compris ce qui lui est arrivé el barbudo.

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


To Top