Wizards

Match raté pour John Wall : le dragster a crevé un pneu quand les Wizards avaient besoin de lui

John Wall

Ah bah tu peux tirer la gueule.

Source image : NBA League Pass

Dans un Game 5 crucial pour chaque série, lorsque deux équipes sont à égalité, les grands garçons sont attendus au rendez-vous : manque de pot pour Washington, John Wall était un peu absent.

C’est la loi. Dure, parfois injuste, mais c’est la loi. Celle qu’on évoquait plus d’une fois pendant la régulière, afin de préparer les Playoffs du meneur des Wizards. Lorsqu’on souhaite squatter la conversation des plus grands joueurs à son poste, il est important de se montrer présent dans les grands moments. Ces matchs où la tension monte, les enjeux sont énormes et les leaders sont attendus en caisse numéro 1. Ce mercredi à Boston, l’armée de Washington se ramenait avec confiance, notamment après avoir géré les deux derniers matchs à la maison. On se disait donc qu’on allait pouvoir non seulement compter sur des Celtics remontés comme des pendules, mais aussi sur un John Wall convaincant, droit dans la lignée de ses immenses Playoffs puisque bon nombre de fans l’ont propulsé au rang de second meilleur joueur de la Conférence Est. Bonus non négligeable, le All-Star affirmait lui-même que cette rencontre avait une importance capitale, et que ses Wizards avaient repris le contrôle de la série. Blabla ou pas, il y avait quand même suffisamment d’éléments pour anticiper un carton du meneur, ou du moins une attitude exemplaire.

Problème, John Wall a laissé sa place à Jean Mur, et ce dernier a foncé tout droit dans les briques de la maison verte. En manque d’application sur ses finitions, le dragster se faisait contrer plusieurs fois de suite par Al Horford, qui faisait la patrouille dans sa peinture. Tirant à distance quand Kelly Olynyk remplaçait le pivot titulaire de Boston, le bonhomme nous faisait grincer des dents en le voyant mélanger ses pinceaux. Alors bien évidemment, la défaite d’une équipe ne tourne pas autour d’un seul homme. L’effort global des Wizards a été dégueulasse, le coaching de Scott Brooks assez troublant et l’apport de certains cadres plutôt faible. Mais c’est bien pour cela qu’on mentionne cette loi en tout début de premier paragraphe. Lorsqu’on se retrouve dans un tel merdier, avec Avery Bradley qui envoie des prières en l’air faisant ficelle, lorsqu’on ne peut pas compter sur Markieff Morris ni sur le banc, lorsqu’on se prend 20 points d’écart dans la joue et qu’il faut réagir, c’est là que les grands garçons retroussent leurs manches. John Wall ne l’a pas fait, son body language a été proche du zéro, peut-être dû à de la fatigue, mais la loi reste la même. Applaudi depuis trois semaines pour ses magnifiques performances à la tête des Wizards, le meneur a crevé un pneu lorsqu’il fallait montrer la voie aux siens, et le voilà désormais dos au mur. Son talent et sa confiance font qu’il réalisera certainement un grand Game 6, avant de potentiellement retourner à Boston pour réparer ses bêtises. Mais après avoir demandé à se faire respecter chez les meneurs quatre étoiles, Wall doit comprendre que ce type de performance et surtout de leadership ne peut pas avoir lieu.

John Wall a très probablement proposé son pire match de ses immenses Playoffs, pas forcément au meilleur des moments. On est bien obligés de lui remonter les bretelles, mais ce sera surtout à lui de fermer nos gueules en dominant le prochain match pour forcer un Game 7. Il en a le talent, la possibilité et surtout… plus vraiment le choix. Rendez-vous vendredi soir, avec le vrai All-Star.


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