Celtics

Avery Bradley s’est pris pour Kobe : 29 points à 12/19 au tir, dont 25 en première mi-temps !

Habituellement vénéré pour sa défense impeccable sur l’homme, Avery Bradley sait aussi se faire plaisir en attaque. De là à nous offrir un aussi beau carton que celui proposé cette nuit à Boston ?

Un petit malin, quand même, cet Avery. Car lorsqu’on se rappelle de ce qui s’était passé ces derniers jours, il était impossible d’anticiper ce type de performance. En effet, en déplacement à Washington, Bradley vivait mal la blessure vécue lors du Game 2 à Boston, un vilain contact qui lui déchirait la hanche. Déchirer, un grand mot, mais on parlait quand même d’un entraînement potentiellement loupé avec ses coéquipiers, et de sorties plutôt cheum du côté de la capitale. Brad Stevens était d’ailleurs le premier à le souligner avant ce Game 5 : en cas de doute ou de pépin montré par l’arrière, il n’y aurait pas une seule seconde d’hésitation avant de le sortir. Le problème pour l’entraîneur de Boston, ou disons plutôt la chance, c’est qu’Avery Bradley n’a même pas offert la moindre seconde de doute à son coach, l’intéressé démarrant sa rencontre en mode Kobe et la continuant en retournant dans son registre préféré. Parce que planter des paniers c’est chouette, mais beaucoup de joueurs savent le faire. Alors que faire passer John Wall pour un livreur bourré de chez Deliveroo, c’est tout de suite moins jouable pour monsieur ou madame tout le monde.

Ainsi, ce sont 14 points que Bradley plantait rien que dans le premier quart-temps, avant d’en ajouter 11 dans la période suivante. Oui, vous avez bien lu, quatorze et onze. Donc pour nos amis qui ont fait Bac L, ça donne 25 points à la mi-temps, ce qui était bien évidemment un record en carrière pour le produit formé dans le Texas. Ce qu’il y avait de plus impressionnant dans les buckets d’Avery ? Ce n’était pas forcément la réussite, aussi folle fut-elle puisqu’il a failli ne rien louper, mais plutôt la manière. On ne va pas se mentir, même si le garçon est capable de poser un dribble et aller vers le panier, on n’a pas affaire à un roi de la conduite de balle. Sauf que ce mercredi, hanche guérie et mode Kobe activé, Bradley se permettait des douceurs du type step-back et fadeaway pour faire ficelle, puis catch-and-shoot et pas un gramme d’arceau pour faire exploser le TD Garden. Obligé de faire des yeux énormes à ses côtés, Isaiah Thomas n’avait du coup pas à forcer son jeu, nourrissant la bête quand elle était ouverte. Al Horford a également été fabuleux sur cette rencontre, par sa polyvalence et son leadership comme nous y reviendrons par la suite, mais c’est bien Avery Bradley qui repartait avec le trophée de joueur de la soirée, plantant un record de points en carrière sans forcer sa seconde mi-temps. Parfait pour Boston, dans un Game 5 fondamental.

Jusqu’à la fin des temps, nous continuerons à prêcher la bonne parole, en affirmant que le Mercredi Panzani est un vrai phénomène à respecter. Quand vous avez Avery Bradley qui joue le match de sa life en ne loupant quasiment aucun tir, vous ne faites que rajouter une feuille à notre dossier.

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