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Bilan de saison 2017, version Jazz : des Playoffs bien testés pour un avenir brillant ?

Ils viennent de rendre les armes face aux Warriors, en étant éliminés en demi-finale devant leur public. Les soldats du Jazz ont réalisé une grande saison, une dont on doit parler en détail comme pour chaque équipe, dans le mini-bilan ci-dessous.

Ce que TrashTalk avait annoncé :

Des arrivées très intéressantes avec Boris Diaw, George Hill et Joe Johnson, des jeunes à développer dans un cadre pro, une Conférence Ouest assez ouverte même en restant toujours aussi hostile, on donnait les Playoffs au Jazz sans trop s’inquiéter. Certes, le bilan annoncé par l’équipe était de seulement 44 victoires, mais on se disait aussi qu’offensivement la machine n’était pas encore totalement en place et qu’il allait falloir du temps à Quin Snyder pour installer tout le monde. Un petit tour de Playoffs et puis s’en vont, en gros, ce qui était déjà louable pour la franchise de Salt Lake City.

Ce qui s’est vraiment passé :

Beh bravo ! Non seulement le Jazz a tapé la barre des 50 victoires (51), mais en plus ils ont passé un premier tour de Playoffs. Alors certes, on pourra débattre pendant des heures de ce qui aurait pu se passer avec Blake Griffin sur deux jambes, mais on ne pourra pas débattre autour des points suivants. L’immense saison de Rudy Gobert, la sélection au All-Star Game de Gordon Hayward, l’apport des anciens en sortie de banc, l’intégration parfaite de George Hill, une défense étouffante et un bilan impeccable à la maison. Les habitants d’Utah se sont régalés devant ce groupe à la fois jeune et discipliné, ayant même droit à deux matchs à domicile face aux Warriors. Certes, tu sors sur un sweep avec la tête baissée, mais soyons clairs : le Jazz a explosé sa to-do liste de la saison, tant les cases ont été cochées.

L’image de la saison :

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On ne l’attendait pas, il a cartonné : George Hill

On ne l’attendait pas ? Disons que ne l’attendait pas aussi impactant, aussi bien intégré, aussi bien pour le Jazz, tout simplement. Lors de son transfert en juin dernier, Hill apparaissait déjà comme une bonne pioche, un gars qui allait pouvoir mettre tout le monde dans de bons spots. Ce qu’on a découvert par la suite, c’est un semi-vétéran qui adorait prendre les petits sous son aile, a été fondamental dans tous les résultats du Jazz et a géré une machine de plus de 50 victoires en se débarrassant même des Clippers au premier tour des Playoffs. Manque plus qu’il nous fasse prolonger Hayward et George aura absolument tout fait. D’ailleurs, lui aussi aura un chèque à aller chercher…

On l’attendait au taquet, et il a abusé : Derrick Favors

C’est triste, car on l’aime bien notre Derrick. Mais c’est comme si un pépin entourait ce prénom, quand on voit la chute physique vécue par l’intérieur du Jazz. Alors qu’il tournait en double-double les yeux fermés et formait une paire intéressante avec Gobert, le gentil Favors a tourné en blessure-blessure les yeux fermés et a formé une paire intéressante avec la kiné du club. Sorti du cinq majeur, Dédé pourrait bien être transféré dans les mois à venir, car non seulement à Utah on roucoule devant le potentiel de Trey Lyles, mais en plus on voit que Favors a les cannes en vrac. S’il parvient à retrouver son explosivité de façon régulière c’est top, car dans le genre bon coéquipier bosseur y’a client.

La vidéo de la saison :

On aurait pu faire les chauvins et mettre une vidéo de Gobert, mais non. Non, c’est bien Gordon Hayward qui a été invité au All-Star Game pour représenter le Jazz, une belle récompense pour ce garçon qui bosse sérieusement depuis son arrivée dans la Ligue. Au-delà de ce joli Top 10 plein de petites douceurs, c’est la suite des opérations dont on va devoir parler. Car en ayant cartonné ses Playoffs et montré qu’il pouvait assurer à Salt Lake, on verra si le beau gosse voudra prolonger l’aventure dans les montagnes ou s’il préférera jouer le titre ailleurs. En tout cas, pour un gamin maigrichon drafté à la base et qui est devenu un cador à l’aile, on est obligés de se lever pour l’applaudir.

Ce qui va bientôt se passer :

Un été stressant pour les fans du Jazz, c’est peu dire. Car même si de nombreuses pièces sont en place et seront attendues au camp d’entraînement dans 5 mois, deux majeures devront négocier un nouveau deal avec les supérieurs de la franchise : Hayward et Hill. Deux gars du cinq de départ, deux copains, peut-être deux voies différentes aussi… Le mois de juillet 2017 pourrait être, mine de rien, le plus important de la franchise depuis environ 15 ans. Rien que ça.

Le Jazz s’était fixé quelques objectifs en début de saison et tous ont été validés. Mieux ? Ils ont été explosés. Entre Rudy Gobert qui est devenu un pivot dominant en NBA, Hayward qui a encore boosté son niveau de jeu, George Hill qui s’est parfaitement entendu avec le groupe et les vétérans qui ont cimenté le tout, Utah a vécu 9 beaux mois mais celui de juillet sera… le plus crucial.


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