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Les Rockets retrouvent leur flow : 125-104, voilà le Houston basketball qu’on recherchait

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C’est cette équipe qu’on connaît !

Source image : Rockets.com

Après un Game 1 éblouissant, les Rockets avaient abandonné leurs principes pour finalement se retrouver dans une sale position : menés 2-1, James Harden et ses sbires ont fait le boulot pour égaliser face aux Spurs ce dimanche.

Limiter Houston à moins de 100 points ? Tendu. Sur deux rencontres consécutives ? Quasiment infaisable. Pourtant, c’est bien ce que San Antonio avait réussi à faire sur le Game 2 ainsi que le Game 3, preuve que l’armée dirigée par Gregg Popovich avait plus d’un tour dans son sac. Même orphelins de Tony Parker, les Spurs n’allaient pas rendre les armes aussi facilement. Il fallait donc que les Rockets prennent les choses en main, retrouvent un peu de sérieux, et aillent eux-mêmes remporter ce Game 4 à domicile. Car la plus grosse erreur à commettre face à San Antonio, c’est de croire que cette équipe va vous donner la gagne. Mike D’Antoni l’avait bien vu sur les deux derniers matchs, on s’attendait donc à une réaction collective des Rockets, sous l’impulsion d’un gros James Harden. Le barbu devait d’abord consoler son meneur en deuil, Patrick Beverley apprenant juste avant d’arriver au match qu’il venait de perdre son grand-père. Bouleversé, le pitbull ne pouvait retenir ses larmes, mais il savait qu’il devait jouer. Pour lui rendre hommage, mais aussi faire ce qu’il aurait aimé voir : son petit fils comme il est, une dynamite sur pattes, qui dirige son équipe avec un coeur gros comme ça et une abnégation exemplaire. Comme un symbole, le premier tir de la rencontre était un trois-points de Patrick, l’intéressé levant un doigt au ciel en séchant ses larmes.

Et derrière ? C’est tout un groupe qui le suivait. Le banc, ridicule sur les deux dernières rencontres, retrouvait des couleurs grâce à la paire Gordon-Williams, malgré la sortie rapide de Nene pour blessure. Ryan Anderson, fantomatique lors du Game 3, retroussait ses manches pour contribuer dans différents compartiments du jeu. Et bien évidemment, James Harden veillait à être le plus propre possible, pour éviter un Barbudo Show comme au dernier match. Le gaucher donnait lui aussi le ton dans la partie, et refusait que son groupe se relâche cette fois-ci. L’avance de douze points du premier quart, soudainement réduite avant la pause ? Pas de problèmes. En sortie de vestiaire, Harden remettait une couche aux côtés de Gordon et Ariza, histoire d’enfoncer la tête des Spurs sous l’eau et forcer Gregg Popovich à débrancher la machine. Ce que le stratège de San Antonio faisait assez rapidement finalement, limitant les minutes de ses titulaires pour ne pas les exténuer dans un effort “inutile”, le boulot ayant été fait en reprenant l’avantage du terrain après la victoire du Game 3. Mais ce ne sont pas les Spurs qui sont au centre des préoccupations ce lundi, c’est bien Houston avec son jeu offensif retrouvé et sa sérénité collective, qui retrouvait un peu le sourire sauf dans le cas du pauvre Beverley. Une victoire importante, sérieuse, pile ce qu’il fallait avant de retourner à San Antonio.

Il y aura bien minimum 6 matchs entre ces deux équipes, pour ne pas dire 7 en se frottant les mains. Un coup c’est Harden, le lendemain c’est Kawhi : qui prendra le Game 5 ce mardi au AT&T Center ? Les clients aux grosses brouettes sont attendus.

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