Cavaliers

Kyrie Irving était en mode Uncle Drew : 27 points dont 11 dans le money-time, un prof de danse !

Après avoir laissé LeBron gérer la boutique sur les trois premières rencontres de la série face aux Raptors, c’est bien Kyrie Irving qui a retrouvé son mode préféré pour envoyer ses Cavs en finale de conférence.

Les performances de James étaient tellement présentes dans les débats de cette semaine, qu’on en venait presque à oublier qu’il avait un meneur de niveau All-Star à ses côtés. Du moins, disons que c’était plus difficile d’apprécier le boulot d’Irving sur cette matchup avec Toronto, car nous étions habitués à le voir exceller dans un aspect très simple du jeu : celui de planter des buckets. Cependant, Kyrie n’effectuait pas une mauvaise série jusque là, très loin de ça même, puisqu’il était davantage concentré sur la distribution du jeu et la mise en place de ses petits partenaires, plutôt que de devoir jouer chaque défenseur en one-one. Pourtant, c’est peu dire s’il aurait pu se les faire matin-midi-soir, mais avec un LeBron qui était possédé et souhaitait justement assurer le principal pour ses Cavs, le besoin n’était pas là. Besoin, besoin, tiens justement en parlant de besoin, c’est bien ce Game 4 qui faisait appel à Kyrie, pour qu’il active l’autre mode et range son short façon Chris Paul. Avec des Raptors vaillants et un score qui devenait serré, l’attaque de Cleveland toussait et il fallait que quelqu’un d’autre que LBJ prenne les choses en main.

Puis il arriva, en tongs. Il s’agit d’une expression hein, Kyrie Irving n’est pas sorti du temps-mort de Tyronn Lue avec des claquettes aux pieds et un gel douche dans la main. Pourtant, on aurait pu y croire, tant la suite fût un bain moussant pour le meneur et une douche de filoches pour les Raptors. Isolé en un-contre-un sur les victimes du jour du nom de Fred Van Vleet et Cory Joseph, Kyrie se croyait à nouveau à l’Oracle et abusait de ses deux défenseurs comme s’il était invité à une pub Pepsi. Cela vous dit quelque chose ? Oui, Irving était en mode Uncle Drew, et il y avait de quoi mordre l’oreiller en le voyant se balader dans un moment aussi chaud. Alors que le public du Air Canada Centre explosait en voyant Serge Ibaka redonner l’avantage aux siens, les dernières minutes du match se transformèrent en mixtape personnelle, et c’est bien le numéro 2 des Cavs qui propulsa sa franchise vers le sweep. Un gros trois points pour climatiser la salle, un sublime lay-up main gauche avec la planche pour arroser ça, des lancers et autres sucreries du money-time : ses 11 points ont définitivement éteint la salle canadienne et mis un terme aux espoirs des fans présents dans la salle. LeBron le disait justement en sortie de sweep, c’est l’expérience accumulée depuis deux ans qui lui permettait de prendre ce type de confiance dans un match serré. Toronto peut le confirmer.

Tournant à 25 points de moyenne sur cette saison régulière, Kyrie Irving n’avait pas encore dépassé cette barre sur cette série. Le meneur a choisi le meilleur moment pour s’illustrer, en rappelant aux mauvaises langues qu’il n’y a pas que LeBron de phénoménal chez les Cavs : du bonheur pour les yeux.

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