Rockets

James Harden a été propre, très propre : 28 points et 12 passes pour relancer les Rockets

Après avoir planté 43 points dans la défaite avant-hier, James Harden savait qu’il allait devoir proposer une balance bien plus propre au Game 4 : le barbu a été impeccable pour mener les siens vers la gagne.

Meilleur match de ses Playoffs…? Peut-être bien, oui selon certains. Allez, on se lance, c’est un grand oui. Oui, James Harden a probablement proposé son meilleur match sur ces trois premières semaines de compétition. Pourtant, numériquement, ce n’est pas comme si on allait sauter au plafond. Après tout, le type a déjà planté deux fois la quarantaine… mais ce fût dans deux défaites. Après tout, le phénomène a distribué un paquet de caviars dans d’autres matchs, il a été clutch et n’a pas semblé tomber dans un faux-rythme. Alors pourquoi lui donner ce titre, qui est de l’ordre de l’astérique ? Tout simplement car la dernière performance de James Harden était magnifiquement représentative de son évolution dans le jeu, son changement d’attitude en tant que leader de sa franchise, et sa capacité à suivre ses paroles avec des actes. Après deux vilaines défaites qui avaient subitement effacé l’exploit du Game 1, le gaucher s’était clairement exprimé auprès de la presse américaine : pour battre les Spurs, il allait devoir augmenter le rythme offensif, donner le ton à ses coéquipiers et faire transpirer les adversaires venus de San Antonio. Une annonce qui n’avait rien d’exceptionnelle, mais qu’il fallait suivre sur le terrain.

Et dès le premier quart-temps, c’est bien lui, James, qui a installé les matelas pour ses potes comme son public. Pénétration, distribution, Harden galopait dès que possible pour punir les Spurs et creuser un premier écart. Bien évidemment, on savait qu’en face il allait y avoir une réponse, mais le All-Star n’avait pas prévu de se laisser faire. Une discussion avec Eric Gordon et Lou Williams permettait de relancer le duo en sortie de banc, bien nourri par le franchise player des Rockets. Et plus intéressant encore, lorsque Nene devait sortir pour blessure et Clint Capela avait des soucis de fautes, Harden s’ajustait. Pas de possessions dégueulasses, sous peine de voir les Spurs en profiter et convertir derrière. Il fallait être patient, discipliné, respecter le plan de jeu et tout allait bien se passer. Résultat ? Même en se faisant une petite frayeur au niveau des jambes, James planait sur sa rencontre et offrait cette balance qu’on mentionnait plus haut. Propreté, efficacité, sur une défense certes moins concentrée mais qu’il ne fallait pas laisser se mettre en place. Quelques 28 points et 12 passes à plus de 55% de réussite (10/18 au tir, 56%) ? Il n’avait dépassé ce pourcentage que deux fois sur ces Playoffs… dans deux défaites. Cette fois, c’était dans la gagne, en variant les plaisirs, sans perdre des montagnes de ballons (4) et en contrôlant le rythme de son équipe. Un vrai boulot de chef d’orchestre.

Face aux orgies numériques proposées par d’autres clients dernièrement, James Harden devait répondre avec une victoire et dans son registre signature de la saison 2016-17 : création, finition, efficacité, sans forcer. Du barbu comme on aime, et qui devra confirmer.


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