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Bradley Beal retrousse les manches en défense : envoyé sur Isaiah Thomas, le garçon est relou

Bradley Beal

Tête plongeante, comme Tonton Pat.

Source image : NBA League Pass

S’il y a bien un aspect de son répertoire qu’on apprécie, c’est celui de pouvoir jouer efficacement des deux côtés du terrain : Bradley Beal n’était pas en rythme, il a trouvé une façon de contribuer en s’occupant d’Isaiah Thomas.

Voilà une belle leçon qui peut servir à bien des jeunes joueurs. Car lorsqu’on se penche sur le cas de l’arrière de Washington, et sa série dans ses hauts comme ses bas, la façon dont il a décidé de changer le script devrait représenter un exemple à garder sous le coude. En effet, après un Game 1 durant lequel il avait fait sa part habituelle du job avec 27 points, Beal semblait en confiance, prêt à ne faire qu’une bouchée de la paire Avery Bradley – Jae Crowder. Sauf qu’après l’avoir vu planter un tel total, la garde de Boston décidait de muscler le jeu. Vu son côté smooth et un peu fragile, on va lui rentrer dedans. Un changement de traitement qui frustrait le produit formé à Florida, lui qui ne plantait que 25 points… sur les deux rencontres suivantes (14 puis 11). Visiblement perturbé par ce tabassage légal des Celtics, Beal s’enfermait dans une mauvaise bulle, une qui pouvait enfoncer Washington vers une fin de série express. Body language, attitude, décisions, tout était à revoir. Puis lors du Game 3, sur une décision à la fois de Scott Brooks et assumée par le joueur, Bradley décida de relancer la machine… dans sa propre moitié de terrain. Ce qui n’est pas la voie la plus fréquentée chez les arrières-scoreurs.

Tu vois le nain avec le bandeau ? Il est pour toi. Suite à son explosion lors du Game 2 terminé avec 53 points, Isaiah Thomas était devenu l’homme à abattre du côté de Washington. Un formidable créateur, mais qui était aussi la tête du serpent dans le Massachusetts. Couper cette tête représenterait une façon de détruire les Celtics, n’est-ce pas ? Une “interrogaffirmation” que Beal voulait vérifier par lui-même. Envoyé en pression tout-terrain sur Thomas, l’arrière décida de se donner dans un tout autre challenge, celui d’éteindre le All-Star de Boston. Et bien aidé par ses coéquipiers, il montrait déjà un sacré premier morceau en limitant Isaiah à 13 points lors du Game 3. Certes, l’intéressé avait mal à la mâchoire et Bradley ne se gênait pas pour flopper afin de récupérer quelques possessions, mais comme dirait l’autre : whatever it takes. Quelle que soit la méthode, il fallait continuer. Bis repetita au Game 4 ? Bis repetita au Game 4. Cette fois, ce sont 6 ballons perdus par le lutin et 0 lancers tentés qui frustraient la soirée de Thomas, pendant que de l’autre côté… comme par hasard… c’est Beal qui retrouvait la mire ! Deux matchs passés dans le flou, puis 29 points ce dimanche à 11/16 au tir. Bien évidemment, ce n’est pas un seul homme qui arrête un roi de l’attaque comme Isaiah. Mais depuis cet ajustement, la série a basculé et les deux hommes ont changé d’humeur : Bradley est aujourd’hui tout souriant, pendant que Thomas tire la gueule.

Bloqué offensivement, Bradley Beal a compris qu’il pouvait contribuer dans sa propre moitié de terrain. Sa mobilité, sa longueur de bras et ses qualités athlétiques font de sa présence un véritable calvaire pour Isaiah Thomas, qui devra redresser le tir au Game 5. Quoi qu’il en soit, l’arrière de Washington aura prouvé une chose sur cette série : quand ça ne rentre pas, vous pouvez aussi retrouver l’adresse… en provoquant le karma en défense. C’est con, parfois, le basket.


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