Warriors

Les Warriors enchaînent : 3-0 à Utah, quand c’est pas Curry c’est Draymond, sinon c’est KD !

Kevin Durant

Imprévisibles, donc injouables.

Source image : Twitter

Alors qu’il s’agissait probablement de leur match le plus dégueulasse de ces Playoffs, les Warriors ont pu se reposer sur un Kevin Durant de gala pour enfoncer le Jazz dans leur propre stade : victoire 102 à 91, le coup de grâce est attendu lundi.

Comment ne pas être frustré, lorsqu’on est dans le camp de Rudy Gobert et compagnie. Le tricolore, qui effectuait un match quasi-parfait pour motiver ses troupes, n’avait rien à se reprocher en fin de rencontre. Ni lui, ni Gordon Hayward, qui faisait sa partie du job en apportant sa création et ses points. Le banc du Jazz ? Un sacré point faible ce samedi, sachant que le trio Derrick Favors – Joe Johnson – Rodney Hood s’appelait plutôt Zéro – Rien – Cata. Mais c’est surtout en regardant le camp d’en face qu’il y avait de soupirer chez les fans de Salt Lake City. Lorsque vous limitez Stephen Curry à 6/20 au tir, en l’ayant vu passr trois quart-temps dans le flou… Lorsque vous voyez Klay Thompson faire son pire match possible d’un point de vue offensif, le barbu nous donnant franchement l’impression qu’il y avait de quoi faire la teuf dans Utah… Lorsque Draymond Green est à côté de ses pompes, à tel point qu’on le croit capable de se faire expulser… Et enfin, lorsque les Warriors tirent à 44% de réussite tout en ne réussissant que 17 passes décisives, comment ne pas s’arracher les cheveux en repartant avec la défaite ? Pour toutes ces raisons, et bien d’autres encore qui concernaient le money-time, le Jazz avait de quoi avoir la tête entre les jambes dans le vestiaire. Car en coupant trois têtes californiennes, les soldats de Quin Snyder n’ont pas pu ralentir la quatrième.

Et elle était infernale, celle de Kevin Durant, évidemment. Plutôt discret sur ce début de Playoffs, en ayant eu des pépins aux jambes lors du premier round puis laissé ses copains lancer la série contre Utah, l’ailier savait qu’il allait devoir se rassurer en offrant une pure performance. Une dans ce scénario, celui qui voyait les Warriors traîner au score pendant 43 minutes, avant de terminer l’affaire sur les 5 dernières. Oui, Golden State a été loin de dominer cette rencontre de bout en bout, le Jazz menant même à la pause après un run furieux dans le second quart. Mais encore une fois, cette armada venue d’Oakland sait ce qu’elle a, le luxe qu’elle possède, chaque soir. Celui de pouvoir nourrir un des quatre monstres sacrés, en fonction de sa température intérieure.  Une fois, ce fût Draymond Green, une autre fois, ce fût Klay Thompson, et dernièrement, c’était Stephen Curry. Hier ? Durantula était de sortie, la machine ultime à scorer, qui se fout de la moindre défense lui étant imposée, plantant shoot sur shoot tout en jetant des regards au public. Le meilleur match de KD sur ces Playoffs, et de loin évidemment, sachant que Golden State en avait bien besoin. Trop d’options offensives, trop de talent, trop de sérénité dans ce dernier quart qui aurait pu voir Utah l’emporter : sur les cinq dernières minutes, les Warriors fermeront l’accès au panier et laisseront le numéro 35 fermer la salle en souriant. Imprévisibles, donc indéfendables.

Les Cavs passent à 3-0 ? Les Warriors aussi. Deux groupes au-dessus du lot, qui restent invaincus sur ces Playoffs et continuent leur ping-pong à distance. Cleveland tentera de sweeper son affaire ce dimanche, rendez-vous lundi à Salt Lake City pour un résultat potentiellement similaire…

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