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Otto Porter, le métronome discret des Wizards : quand Otto va, tout va pour Washington

Auteur d’un nouveau très bon match hier soir, Otto Porter a confirmé une tendance qui est au coeur des résultats des Wizards : quand l’ailier cartonne, c’est toute son équipe qui le suit.

Difficile de s’imposer dans une équipe de Washington, où le cinq majeur possède des darons particulièrement couillus. Marcin Gortat et ses 33 ans, Markieff Morris qui aura bientôt 28 piges et John Wall à 27 bougies, pas de quoi crier au scandale en terme d’expérience mais des garçons avec lesquels il faut faire au quotidien, connaissant leur tempérament. Cependant, en sortie de Georgetown, Otto Porter a bien compris qu’il pourrait exceller en rentrant dans un rôle parfait dans cette équipe. Pas celui de scoreur-créateur sur l’aile et donc derrière un écran, mais plutôt un 3&D de luxe, qui tire merveilleusement bien à distance, puisse marquer au poste lorsqu’on lui donne la balle, peut défendre sur tout joueur et fermera sa gueule pour laisser la parole aux anciens. Mine de rien, quand on a le talent du bonhomme et sa position de 3ème à la Draft 2013, ce n’est pas une mission aisée. Il faut en quelque sorte tirer un trait sur ses grandes ambitions individuelles, pour faire marcher le collectif tout en continuant à bosser afin de gratter de plus en plus de responsabilités. Et cette saison, comme lors du match de ce jeudi contre Boston, Otto en a eu des challenges à accepter. S’ajuster, rester agressif et répondre présent quand on l’appelle, pour résumer.

Statistique à la fois intéressante et représentative de son importance chez les Wizards, lorsque Porter plante minimum 18 points sur un match cette saison, Washington remporte 72% de ses matchs. C’est arrivé 22 fois, son équipe a remporté 16 de ces affrontements, dont celui d’hier soir. Dans le Massachusetts, il avait excellé sur ces petits détails qui vous font gagner un match, mais il n’avait pas encore offert de pure performance offensive. Celle dont il est capable, c’est-à-dire patiemment au poste, au rebond offensif ou derrière l’arc. En première mi-temps, c’est notamment son jeu sur Isaiah Thomas dos au panier qui a permis aux Wizards de maintenir l’écart, défendant efficacement sur la possession suivante. Trop grand et long pour être contré, Porter enchaînait les petits tirs sans forcer, retournant rapidement dans sa cachette lorsqu’il fallait plutôt laisser Wall et Gortat gérer l’attaque. Pour que Washington aille loin en Playoffs, il faudra justement qu’Otto soit capable de réitérer ces performances, en choisissant le bon moment pour ce faire. Beal n’y était pas ce jeudi, il en a pris l’avantage. Lors du Game 4, il devra certainement reprendre son rôle de col-bleu, sans marquer trop de points. Mais que Scott Brooks ne sous-estime pas le talent de son ailier, malgré son jeune âge : pour passer Boston puis tenter de tenir le regard avec les Cavs, c’est typiquement un joueur comme OP qui pourra faire la différence. Quand on voit le bilan de son impact, on peut même parler de métronome assuré.

Avant de négocier une fat prolongation de contrat cet été, Otto Porter devra d’abord gérer sa série face aux Celtics et aider les siens à écarter la menace verte. Un gros match hier soir, quand tombera le prochain ? Surprise, surprise…


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