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Utah remporte le Game 7 à Los Angeles et passe au round suivant : chapeau, les nouveaux !

Utah Jazz

Tchou-tchou !

Source image : Reddit

Le match de ce dimanche soir était très attendu par la planète basket. Utah, en déplacement à Los Angeles, pour un Game 7 toujours aussi intense : c’est bien le Jazz qui a quitté le Staples Center avec la victoire (104-91).

La déception était si grande que cela se voyait presque sur leur visage à l’entre-deux. Conscients qu’ils avaient laissé passer une belle opportunité de se qualifier à domicile, en perdant le Game 6 face aux Clippers, les hommes de Quin Snyder avaient le seum jusqu’aux narines. Ils ne voulaient pas que leur belle saison s’arrête ainsi. Ils ne voulaient surtout pas que leur brillante campagne s’arrête ici. Los Angeles ? Et puis quoi encore. Débarquant avec le couteau entre les dents, les visiteurs se mettaient en tête qu’ils étaient clairement plus talentueux, déterminés et appliqués que l’équipe d’en face, il suffisait donc d’appliquer le plan de jeu pendant 48 minutes et il n’y aurait pas de surprise. Ding dong, l’équation fût respectée du début à la fin, et les copains de George Hill ont réussi leur plus gros challenge de la saison. Allez en terre hostile, dans un match ultime, sans expérience collective dans ce type de situation, et en sortir vainqueur, avec la manière. Car c’est bien de façon autoritaire que le Jazz s’est qualifié pour le second tour.

Les 13 points d’écart du score final peuvent être trompeurs, un petit peu. Avec une barre de vingt points atteinte concernant la séparation entre les deux équipes, Utah contrôlait sa rencontre et ne semblait pas gêné par des Clippers confus. Il faut dire que chez Chris Paul, la fiole de magie était vide. Chez J.J Redick, la fiole de basket aussi. Et même si DeAndre Jordan imposait ses muscles dans la raquette, le géant était bien seul dans son entreprise. Tandis qu’en face ? Les contributions étaient multiples. C’était un troisième quart divin signé Boris Diaw, dunk à l’appui. C’était la discrète polyvalence de Joe Ingles, avec son sourire en coin. C’était la merveilleuse partition de Derrick Favors, qui osait tenir le regard avec DJ. C’était le flow retrouvé de Joe Johnson, ou les quelques belles minutes défensives de Dante Exum avec Raul Neto. Même sans pouvoir compter sur Rudy Gobert qui était en galère avec ses fautes, le Jazz restait dans sa philosophie de jeu. Rendre la vie infernale pour l’adversaire, et terminer le travail comme des pros. Une partie du projet qui sera réservé à Gordon Hayward et George Hill, les deux créateurs montrant une belle assurance lorsque les Clippers tentaient un dernier comeback. Non, pas ce soir. Pas face à cette équipe certes jeune mais soudée, qui savait ce qu’elle pouvait réaliser. Verrouillant l’attaque de Los Angeles et exécutant chaque action avec une discipline remarquable, le Jazz repartait de la cité des anges avec les ailes sous le bras.

Et un Game 7 remporté en déplacement ? C’est une sacré dose d’expérience ajoutée dans le sac de chaque joueur. Le Jazz a réussi à passer un tour, maintenant viendra le monstre qui se situe du côté d’Oakland. Quelques minutes pour souffler, pour apprécier la performance, puis direction l’antre des Warriors pour un tour qui leur servira de test : vu comment ils ont géré le dernier, on peut croire en quelques belles surprises pour cette demi-finale…

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