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Gordon Hayward a été clutch pour le Jazz : un Game 7 de All-Star, comme on voulait le voir

Un Game 7 révèle souvent la confiance qui coule dans les veines de chaque joueur. Il y a ceux qui craquent, et ceux qui bombent le torse : Gordon Hayward a montré qu’il était dans le bon groupe.

En voilà un qu’on attendait au virage, ce dimanche. Non pas qu’il réalisait une série mauvaise jusqu’ici, très loin de là même, simplement le contexte était particulier et dessiné autour de lui. Avec un Jazz qui avait chié à domicile sur le Game 6, le leader offensif de la franchise devrait élever son niveau de jeu. Car même si le succès de la franchise de Salt Lake City se repose sur l’addition de plusieurs talents cette saison, la règle reste la même pour les joueurs qui ont participé au dernier match étoilé : en tant qu’All-Star, il faut répondre présent dans les moments chauds. Et même si Gordon avait claqué 40 points à domicile, c’était dans une défaite. Et même si Utah avait remporté trois rencontres dans cette série, Joe Johnson était davantage félicité que lui. Et même s’il avait eu un problème de nutrition lors du Game 4, on ne pouvait lui donner trop d’excuses. Pour ses premiers vrais Playoffs en tant que leader de son équipe, Hayward se devait d’assurer dans ce Game 7 bien stressant.

Et il n’a pas fallu que l’ailier claque une performance individuelle exceptionnelle pour se séparer du lot. Après tout, sur l’ensemble de la rencontre, on pourrait presque parler en premier de Derrick Favors ou de George Hill, ultra-solides pour permettre au Jazz de creuser l’écart dans ce match. Sauf que dans le dernier quart-temps, dans ce script qui voyait Utah mener confortablement, il fallait qu’un garçon maintienne la pression sur les Clippers. Qu’en cas de tentative de comeback, il y aurait un minimum de répondant, notamment pour effacer ce stéréotype d’un Jazz qui galère à scorer quand ça se resserre. DeAndre Jordan, Chris Paul, Jamal Crawford et compagnie tentaient de réduire l’écart, mais en face c’est bien Hayward qui frustrait les Californiens avec ses paniers précieux : 11 points dans le dernier quart dont 9 qui barraient toute tentative de run, chaque jumper rentré par Gordon était comme une lame qui transperçait le coeur de Doc Rivers. Il n’était donc pas question de planter la cinquantaine, ou mettre un tir au buzzer, ou faire le contre de l’année sur un adversaire. Hier soir, tout ce dont le Jazz avait besoin, c’était d’un leader offensif qui ne craque pas, qui assume son statut et qui ferme la porte comme un patron sur le nez des Clippers. Un rôle parfaitement rempli par Gordie, qui a montré qu’un Game 7 on the road ne lui faisait pas vraiment peur.

Le challenge sera nettement différent au tour suivant, avec des Warriors qui voudront le museler dès la moindre occasion. Mais Gordon Hayward sait qu’une victoire n’aura pas lieu avec un carton individuel : c’est un travail d’équipe qui sera demandé, et s’il faut finir le job, Utah saura très bien vers qui se retourner.


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