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Bilan de saison 2017, version Thunder : quand un homme montre qu’il peut défier l’histoire

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Inoubliable, 2016-17.

Source image : YouTube

Si le Thunder a vu sa saison être très largement dominée par les exploits de Russell Westbrook, il convient de jeter un coup d’oeil global à cette franchise et l’exercice qui vient de s’achever : un qu’on oubliera difficilement.

Ce que TrashTalk avait annoncé :

Avec le départ de Kevin Durant mais aussi celui de Serge Ibaka, une immense page se tournait dans l’Oklahoma. Une qu’on voyait avoir un sacré poids sur la régulière du Thunder, devant se reposer sur les exploits de Russell Westbrook sans vraiment savoir qui allait pouvoir step up à ses côtés. Dans le pire des cas, on parlait de louper les Playoffs. Dans le meilleur des cas, on parlait de rester dans le Top 8 et essayer de craquer le Top 5, en croisant les doigts pour que l’animal à la mène puisse tenir sous pression.

Ce qui s’est vraiment passé :

La déflagration de RW, lui qui a marché sur la Ligue et tous les pronostics avancés. Une saison historique, des performances venues d’ailleurs, des tirs pour la gagne dès que possible et un bilan qu’on aurait difficilement projeté à 47 victoires. Il y a également eu des transferts en début et en milieu de saison, mais pas de quoi perturber le train de Billy Donovan, lui qui a réalisé un exploit en chopant la 6ème place à l’Ouest. Derrière, les Rockets n’ont fait qu’une logique bouchée du Thunder, mais ce fût globalement une saison réussie, quand on se souvient de l’état de la franchise le 4 juillet 2016…

L’image de la saison :

Russell Westbrook

On ne l’attendait pas, il a cartonné : Andre Roberson 

Ce n’est pas tant offensivement qu’AB a fait le boulot, on savait qu’il allait envoyer du parpaing à longueur de journée. C’est en défense qu’il a confirmé ses excellents Playoffs de l’an dernier, en asphyxiant les extérieurs adverses. Alors certes, Westbrook était au four et au moulin toute la saison, mais le Thunder a surtout proposé une défense respectable et leur permettant de squatter le Top 8, ce qui est avant tout dû aux efforts de Roberson. Merveilleux d’intensité et de dévouement pour le collectif, si seulement il trouvait un tir pas cher sur LeBonCoin…

On l’attendait au taquet, et il a abusé : Enes Kanter 

Qu’on se comprenne bien, Enes a fait le boulot en régulière avec une légère hausse statistique et son boulot de scoreur en sortie de banc, mais ce n’est pas ça qui nous gonfle. Non, ce qui gonfle vraiment avec cette saison de Kanter, c’est d’abord la main fracassée de lui-même en frappant une chaise, ce qui aurait clairement pu mettre sa franchise dans la merde. C’est aussi son incapacité à vouloir se bouger en défense, ce qui l’a rendu totalement inutilisable en Playoffs alors qu’OKC était en manque cruel d’options offensives. D’octobre à avril tout va bien pour le géant, par contre dès qu’on arrive au printemps ça devient tout de suite plus compliqué. Frustration totale.

La vidéo de la saison :

Que dire de plus ? On a envie d’en déballer des tonnes… mais non, pas pour cette fois. On vous laisse observer ce que certains considèrent aujourd’hui comme la plus grande saison individuelle statistique de l’histoire. Rien que ça.

Ce qui va bientôt se passer :

Le Thunder va devoir se montrer patient, et Sam Presti se transformer en magicien. Car pour ramener des joueurs de qualité quand on voit ceux déjà prolongés et l’omniprésence de Westbrook, on est obligés de grincer des dents. Il faut impérativement conserver Taj Gibson, booster ce banc qui fût affreux en Playoffs, taquiner de l’agent-libre pas cher et utile cet été, puis développer les jeunes sur place. Mine de rien, Jerami Grant, Victor Oladipo, Alex Abrines et Domantas Sabonis, ça ne demande que du temps de jeu et des opportunités. Si Billy Donovan pouvait aussi instaurer une philosophie de jeu, ce serait top.

Qui aurait pu pronostiquer une telle saison du Thunder, le 5 juillet dernier ? Personne. On savait que Russell Westbrook allait être énorme, mais pas à ce point-là. On savait qu’OKC allait galérer en cas de Playoffs, mais pas à ce point-là. On tourne une page, solidifier le groupe autour d’un MVP en puissance, et rendez-vous dans un an pour une pure campagne… collective.

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