Bulls

Jimmy Butler en galère : bien défendu par Boston, Buckets manque justement… de paniers

Jimmy Butler

Le sourire, pas sûr…

Source image : NBA League Pass

Après avoir réalisé un énorme Game 1 puis montré une belle patience dans le Game 2, Jimmy Butler est la première cible des Celtics, eux qui ont décidé de rendre sa vie infernale dans cette série…

Pas facile, ce qui se passe en ce moment chez Buckets. Il y a encore quelques jours, on s’extasiait devant son trio avec Dwyane Wade et Rajon Rondo, lorsque les Bulls menaient 2-0 contre Boston et rentraient au bercail avec de l’optimisme plein les poches. En ouverture de série, Jimmy avait rappelé à tout le monde qu’il était bien le gros client à ne surtout pas faire chier sur cette série, plantant 30 points et assurant un money-time costaud dans un TD Garden plein à craquer. En sortie de victoire, on priait pour qu’Avery Bradley soit encore vivant d’ici deux semaines, sauf que l’arrière des Celtics a gardé son calme tout comme ses coéquipiers, et la défense collective de Boston a élevé son niveau de jeu. Moins de ligne de pénétrations aisées, moins de fautes stupides lui permettant d’aller sur la ligne, de retour à la maison Jimmy vivait finalement un enfer. Car certes, le Game 4 était un véritable festin aux lancers avec 23 tentatives, sauf qu’avec 19 rentrés et “seulement” 33 points à la fin de sa soirée, Butler était dans le mal. Il venait de perdre un second match consécutif à la maison, devait se rendre à Boston dans une atmosphère bien hostile, et sentait que la vague était en train de se retourner contre son équipe, avec des Celtics prêts à réaliser leur comeback.

Du coup, hier soir, on attendait Buckets de pied ferme. On ne demandait pas 50 points et 15 passes, mais au moins une performance qui inspire ses coéquipiers, qui donne envie d’y croire, qui pousse à se projeter vers un Game 6 d’exception. Et malheureusement… c’est peut-être le pire match de sa série qui a été offert au pire moment, symbole d’un abandon mental quasiment acté côté Bulls. Numériquement, il avait aussi planté 14 points lors du Game 3, mais il s’agissait du retour à la maison face à des Celtics obligés de l’emporter. Alors que ce mercredi, deux cartouches avaient été utilisées et on voulait voir un Jimmy agressif. Qui aille provoquer du lancer, qui dirige les siens, qui gueule jusqu’au bout, qui ne lâche rien. Dans le troisième quart, un sursaut d’orgueil, mais sinon ? Trop peu. Et surtout, trop irrégulier, trop effacé. Game 3, zéro lancers tentés. Game 4, vingt-trois lancers tentés. Game 5… un lancer tenté. Impossible de concevoir la moindre régularité dans les résultats, si l’effort offensif n’est pas le premier à donner le ton. Alors évidemment, tout n’est pas la faute de Jimmy. Quand vous êtes entourés de joueurs moyens et ayant peu confiance, il faut se démerder avec trois ficelles. Et quand vous affrontez une défense comme celle de Boston qui peut collectivement vous soûler, la soirée peut vite être longue. Mais voilà aussi le statut qui est donné à Butler. Quand Chicago triomphe, c’est lui qu’on soulève. Quand Chicago galère, c’est lui qu’on ira voir en premier. Pour son manque d’agressivité, ses deux (2 !) tirs tentés dans le dernier quart-temps, pour son abandon émotionnel qui se voyait et poussait les siens à en faire de même.

Heureusement pour Jimmy Butler, il reste une dernière balle dans son chargeur. Celle d’un match de pitbull, au United Cente, afin de forcer un Game 7 et choquer tout le monde à Boston. Trop utopique ? Peut-être, mais Buckets nous a montré qu’il pouvait taper Boston, au moins une fois dans cette série…


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