Thunder

Russell Westbrook a rendu les armes à sa manière : 47/11/9, un condensé parfait de sa saison

On le sentait venir depuis deux jours et la défaite à domicile du Thunder, ce Game 6 avait une belle gueule de conclusion à la saison grandiose de Russell Westbrook. Et, ô surprise, le Brodie a terminé sa saison sur une note… westbrookienne.

Westbrookien(ne) : adjectif définissant un acte inhumain, dans l’exagération positive ou négative. Ex : je t’avais demandé de t’occuper du jardin, tu n’étais pas obligé de planter quarante baobabs, tu es un peu westbrookien sur les bords.

Passé l’instant vocabulaire, revenons donc sur la dernière partition de Russell Westbrook cette saison. Un début de match de glouton pour donner le ton avec treize des dix-sept premiers points de son équipe, Taj Gibson se chargeant des quatre restants. Tout le monde est alors d’accord pour le dire, Russell mourra à sa manière, les armes à la main. Les copains ne sont pas servis ? Tant pis, tant mieux, surtout lorsque l’on voit ce que Victor Oladipo ou Andre Roberson sont capables de faire balle en main. Un quart-temps et cinq points plus tard pour lui, le Thunder est mené à la mi-temps, confortant le constat d’une équipe complètement lambda lorsque son chef de meute est sur le banc. Mais imaginer un instant Russell Westbrook baisser les bras reviendrait à faire de vous un bien piètre connaisseur en matière de ballon orange. Car c’est un chef d’œuvre de volonté que l’ancien meilleur pote de KD va nous offrir durant le troisième acte. Un chant du cygne empli d’émotion pour les spectateurs que nous sommes et tellement… symbolique du personnage. Un véritable cartoon sur pattes, tellement difficile à détester, qui va donc planter pas moins de vingt pions en dix minutes pour faire passer les siens de -8 à +5, histoire d’envoyer un dernier message à son pote Ramesse.

Un autre symbole de la saison du Thunder ? C’est en fait Billy Donovan qui va permettre aux Rockets de revenir au score en laissant souffler son héros quelques minutes. Et la conséquence sera terrible. Premier effet Kiss-cool, Houston revient dans la partie et repasse devant. Deuxième lame malheureuse pour OKC, Brodie a perdu le rythme et ne le retrouvera plus. Des parpaings envoyés en masse dans les dernières minutes ne viendront que gonfler un total de 18 tirs pris du parking (une première en Playoffs depuis… 35 ans) et tandis que les Rockets s’envoleront vers le second tour, Russell s’éteindra avec ses idées, à savoir un dernier match dantesque qu’il terminera avec 47 points, 11 rebonds, 9 passes et 7 balles perdues, à 15/34 au tir dont 5/18 à 3-points et 12/17 au lancer en 42 minutes de pure schizophrénie. Certains diront que ce n’est pas du basket, d’autres s’extasieront une nouvelle fois devant tant de lumière. Des choix devront être fait au sein de sa franchise, et lui aussi devra sans doute réfléchir à un autre but, à savoir la réussite collective maintenant qu’il a écrit l’histoire à titre individuel. Mais pour l’instant évitons les dissensions, attendons de refroidir un peu avant de débattre et saluons tout simplement la fin de saison d’un homme qui l’aura rythmé durant six merveilleux mois.

Du Westbrook dans le texte. C’est trop, parfois beaucoup trop, mais c’est souvent… beaucoup trop cool. Le point final d’une saison historique, qu’il ne pouvait décemment pas clore d’une autre manière qu’en se goinfrant une dernière fois de tirs et d’adrénaline. Six mois sans lui ? Ça risque de faire long.

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