Heat

Pat Riley a failli démolir LeBron James publiquement, après son départ à l’été 2014…

Pat Riley

Don’t fuck with Pat.

Source image : fans.heat.nba.com

C’est dans un long et beau dossier signé Wright Thompson chez ESPN que Pat Riley s’est ouvert sur un épisode douloureux de ces dernières années : le départ de LeBron vers Cleveland.

On s’en souvient comme si c’était hier. Une quatrième finale de suite jouée par le Heat depuis l’arrivée de James, une défaite cinglante face à des Spurs remontés comme des pendules, un vestiaire qui se posait des questions et une potentielle démolition du groupe à venir. Nous étions en juin 2014, et avant même que le champagne soit sorti dans le AT&T Center de San Antonio, les rumeurs entourant un comeback de LeBron à Cleveland commençaient à faire des bulles. On ne pouvait réellement y croire, James n’allait pas abandonner Dwyane Wade et Chris Bosh pour seulement quatre années de AirBNB à Miami, si ? Séisme quelques semaines plus tard, le monstre quittait bien Sud-Plage pour retourner dans son bled, celui à qui il avait promis un titre. Mais si la storyline était grandiose, l’ambiance était moyenne en Floride, surtout dans le bureau de Pat Riley. Comme le gourou du Heat l’a décrit en détail, cette période fût extrêmement difficile à vivre, à tel point que le gominé avait pensé étaler un message brûlant sur la sphère publique, histoire de mettre une caisse à LeBron. Sauf qu’au lieu de faire ça, Patoche a remballé son bazooka et a préféré voir de l’avant.

Riley retourna chez lui avec inquiétude et il reçut un message lui disant d’être prêt pour un coup de téléphone. Environ 15 minutes plus tard, son téléphone sonna et Rich Paul (agent de LeBron) était bien au bout du combiné. L’agent donna le téléphone à LeBron, qui commença par dire “J’aimerais te remercier pour ces quatre années…”

“J’étais silencieux,” dit Riley. “Je n’ai absolument rien dit. Mon esprit s’était comme envolé, et tout était terminé. J’étais extrêmement énervé quand LeBron est parti. C’était personnel pour moi, ça l’était vraiment. J’avais un très bon ami à moi, qui faisait tout pour me calmer et pour m’empêcher de sortir publiquement afin de dire des choses comme Dan Gilbert l’avait fait. Je suis content de ne pas m’être lancé.”

Dan Gilbert ? Mais si, souvenez-vous. Quelques années avant cet épisode, LeBron avait déjà brisé le coeur d’un boss puisque c’est celui des Cavs dont il était question. The Decision, l’annonce faite à la téloche, départ pour Miami sans prévenir sa franchise, ça vous dit quelque chose ? Peu de temps après ce départ, le proprio de la franchise de l’Ohio avait écrit une lettre à ses fans, qui était d’une violence inouïe envers son ancien franchise player : “le King auto-proclamé”, “un acte déloyal de la part du soi-disant élu”, “une démonstration honteuse d’égocentrisme” et d’autres perles étaient visibles dans ce speech marquant… Heureusement en effet, Riley n’a pas montré la même attitude, mais cela montre aussi qu’il y a en coulisses des ficelles qu’on ne connaît évidemment pas. Est-ce que Pat avait l’impression de se faire utiliser comme un simple trampoline de 4 ans, histoire pour LeBron de gagner des titres et se redonner une bonne image avant de retourner à Cleveland ? Peut-être. Mais ce qui est sûr, c’est que les deux hommes ne s’entendent plus depuis et les piques se sont envoyées au fur et à mesure via les médias.

C’est d’ailleurs ce que Riley veut plus que tout au monde : une série de Playoffs, avec son nouveau Heat, face aux Cavs de LeBron qu’il voudra éliminer sous ses yeux. Seulement là, Pat sera enfin en paix avec lui-même, au fond de lui.

Source : ESPN

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2 Commentaires

2 Comments

  1. Raphael

    26 avril 2017 à 2 h 07 min at 2 h 07 min

    Autant je respecte le travail de Riley, autant ces informations qui ressortent sur un sujet déjà ancien sont ridicules. LeBron a été phénoménal pendant son passage en Floride, et il est parti en tant qu’agent libre. Et au vu de son impact aux Cavs, et du déclin de Wade, on ne peut que le comprendre.
    Ceci dit, perdre LeBron ferait souffrir n’importe quel GM … (sauf Rob Hennigan, lui visiblement évolue dans un autre monde)

    • Adrian Ortiz de Zevallos

      26 avril 2017 à 10 h 29 min at 10 h 29 min

      Je t’invite à lire l’article même s’il est long. Je ne suis pas d’accord avec les arguments qu’il a apporté énormément à la franchise et qu’on devrait juste s’estimer heureux. Il avait beau être le meilleur joueur du monde, il avait du mal à passer un cap. Pour preuve les finales 2011 où la défaite lui revient tellement il a été nul aux cotés d’un Wade qu’il jalousies de voir MVP des finales devant lui. Donc le Heat et Riley lui ont énormément apporté aussi, c’est pas un hasard qu’il essaie de reproduire l’esprit Heat chez les cavs avec pas toujours autant de succès.
      Et autant on peut s’estimer heureux des 4 finales et 2 titres la manière est insupportable. Non seulement pour Pat mais Wade aussi son soi disant meilleur ami à qui il ne dit rien et l’oblige à prendre moins d’argent pour garder Bosh.
      Et pour Riley le rendez-vous devant la télé sans l’écouter c’est un manque de respect. A la base ils s’étaient promis de faire une union historique capable de rivaliser avec les Celtics et lakers des belles années, et dès qu’il y a un contre-temps et que l’herbe semblait plus verte à Cleveland il se barre. Et en voyant ce que Pat a réalisé ces années avec des anciens D leaguers ils aurait su réagir.
      Bref Bron top 3 joueur de l’histoire. Top 3 princesse aussi

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