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Preview Game 3 Pacers – Cavaliers : de retour à la maison, Indy doit s’imposer dans la raquette !

Myles Turner Indiana Pacers

La lumière pourrait venir d’un bonhomme de 21 piges.

Source image : Instagram

Les Pacers ont eu beau s’accrocher au tableau d’affichage, ils sont de retour à Indianapolis avec deux défaites dans leurs valises. Peuvent-ils faire tomber les Cavaliers cette nuit à partir de 1h00 à la Bankers Life Fieldhouse ?

Si la fin de saison régulière a été tumultueuse côté Cavaliers, les doutes se sont en grande partie dissipés avec ces deux victoires à la Quicken Loans Arena pour commencer les Playoffs. Sur les deux premières rencontres, le Big Three a été monstrueux statistiquement. LeBron James noircit la feuille de stats avec une facilité déconcertante : 28,5 points, 8 rebonds, 10 assists, 3,5 interceptions et 2 contres par match. Kyrie est un attaquant hors-pair, injouable en 1 contre 1, diabolique en isolation, et tourne à 30 points par match à 49% au tir malgré des difficultés à 3-points (26,3% à cause d’un 1/9 au Game 1). Kevin Love compile quant à lui 22 points (à 68,8% au tir), 7,5 rebonds, 2 assists et 1 contre de moyenne. Lors du Game 2, il a profité du choix de Nate McMillan de faire défendre Lance Stephenson sur lui par séquences pour venir chercher des points à l’intérieur, et reste toujours aussi chirurgical à 3-points (50% depuis le parking). Offensivement, les Cavaliers sont époustouflants collectivement et shootent à 54,5% dont 40% du parking. En revanche, ils doivent être plus constants en défense pour éviter de laisser leurs adversaires dans le match. Sur les deux premières rencontres, ils laissent les Pacers shooter à 50% dont 43% de loin. Du coup, ils se font des frayeurs en fin de match qu’ils pourraient payer cher dans les tours à venir. Petite frayeur d’un autre genre : J.R. Smith est touché à l’ischio gauche. Il a participé à l’entrainement d’hier mais est toujours “questionable”. Et notre Gérard à nous, énervé par ce pépin physique, n’en fait qu’à sa tête, comme le rapporte ESPN :

“Je ne veux pas demander [l’avis des médecins de l’équipe]. Je suppose que je découvrirai mon temps de jeu en même temps que vous. Je n’aime pas rester assis sur le côté. J’en ai assez.”

Et on peut le comprendre, J.R. a déjà manqué la moitié de la saison régulière à cause d’une blessure au pied. Bon, qu’il soit là ou pas, les Cavaliers restent les immenses favoris. Pour rappel, en post-season, Cleveland n’a jamais laissé filer une série de son histoire en menant 2-0…

Ça sent donc le sapin pour les Pacers qui vont devoir se remobiliser à domicile pour tenter de renverser la hiérarchie. Fédérer, c’est ce que Paul George essaye de faire en tant que franchise player, mais force est de constater qu’il est un peu maladroit. Après la défaite d’un tout petit point lors du Game 1 (108-109), PG avait annoncé publiquement n’avoir pas apprécié la décision de C.J. Miles de prendre le dernier shoot, qu’il avait raté. Or, George ayant subi une prise à deux, ce n’était clairement pas une mauvaise décision. Après le Game 2, Paul George s’en est encore pris à deux de ses coéquipiers : Lance Stephenson et Myles Turner. Il a demandé au premier de mieux contrôler ses émotions. Quand on connait le personnage, on sait pertinemment que c’est impossible. Et puis c’est contradictoire avec l’énergie que Paul George se félicitait d’avoir avec Lance Stephenson. Il est comme ça, Lance, il faut faire avec. Qui plus est, Stephenson est plutôt bon sur les deux matchs ! Dans un rôle de playmaker en sortie de banc, il tourne à 14,5 points (à 54% au tir), 4,5 rebonds, 3,5 assists, 1 interception pour aucune perte de balle en deux rencontres. Et ce n’est pas de sa faute si Nate McMillan lui a demandé de défendre sur Kevin Love, qui lui a planté 10 points consécutifs sur la truffe lors du Game 2. Myles Turner a lui reçu un coup de pression plus justifié :

“On a besoin que [Myles Turner] défie Tristan, qu’il l’empêche de prendre des rebonds offensifs. Il doit se rendre disponible au poste bas. Il doit savoir qu’en ce moment, on a besoin qu’il élève son niveau.”

Si le choix de s’épancher dans la presse est critiquable en soi, les remontrances qu’il fait à Turner sont pour le coup sportivement constructives.

La clef du match : le poste 5 des Pacers

Car le poste de pivot est a priori la seule match-up favorable pour les Pacers dans cette série ! Pourtant, c’est celle où ils se font le plus détruire. Sur le poste 4, Thaddeus Young abat un gros taf avec 12 points à 67% au tir, 6 rebonds, 2,5 assists et 3 interceptions par match. Avec son profil 3-4, Young est également précieux défensivement, en particulier sur LeBron James par séquences. On ne peut pas en dire autant de Myles Turner. Le pivot de 21 ans se fait littéralement manger par Tristan Thompson, en particulier au rebond. Sur les deux matchs, Myles Turner a pris moins de rebonds défensifs (8, une misère pour un pivot) que Tristan Thompson n’a gobé de rebonds offensifs (11). Quand TT capte 24% des rebonds offensifs et défensifs disponibles, le sophomore est loin d’être le leader de son équipe avec 9,5% des rebonds offensifs et 16,1% des rebonds défensifs. Pire encore, Myles Turner apporte peu en attaque, avec seulement 8,5 points par match à 36,4% au tir, contre 6 points à 60% pour Tristan Thompson. Comme le dit Paul George, on ne voit jamais Turner travailler poste bas, alors qu’il mesure 5 cm de plus que Thompson et pèse 3kg de plus que lui, et qu’il a les mains pour finir près du cercle. Bref, le poste 5 des Pacers doit prendre le dessus sur celui des Cavaliers ou l’affaire sera vite réglée. Si ce n’est pas Myles Turner qui le fait, la solution pourrait venir d’Al Jefferson, de retour de blessure lors du Game 2 mais pas utilisé par son coach. Certes hors de forme, Big Al représenterait une vraie fixation intérieure, qui pourrait apporter ses 131kg et sa main droite en or sur une dizaine voire une douzaine de minutes.

Si ce n’est pas non plus Big Al qui va faire gagner la série aux Pacers, Nate McMillan est forcé d’innover sous peine de se diriger tout droit vers un sweep en bonne et due forme.

Source texte : ESPN

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