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Bilan de saison 2017, version Suns : des ados à l’assaut de la NBA

Devin Booker

À 20 ans, Devin Booker est déjà franchise player, coach, GM et il tire même les boules le soir de la Lottery.

Source image : Instagram / Devin Booker

Très loin des préoccupations de certains, les jeunes Cactus continuent leur apprentissage sans pression de résultat. La preuve, Devin Booker est devenu la darling de toute la NBA lors d’une défaite à Boston. Malgré un bilan peu flatteur, on les gardera quand même à l’œil : les petits apprennent vite.

Ce que TrashTalk avait annoncé :

Les pronostics de la rédaction étaient très hétérogènes mais tous s’accordaient à dire que les Suns ne disputeraient pas les Playoffs cette saison, même dans le meilleur des mondes. Du coup, les six derniers mois devaient surtout permettre à Earl Watson de se faire la main sur le banc tout en permettant aux jeunes pousses du club d’emmagasiner un maximum d’expérience pour espérer progresser plus rapidement à l’avenir. Zéro pression donc et une belle année de bachotage en perspective à boire les conseils des vétérans comme Tyson Chandler et admirer le spectacle d’Eric Bledsoe tout en suivant d’un œil attentif la courbe du petit Devin Booker déjà promis à un bel avenir du haut de ses 20 ans.

Ce qui s’est vraiment passé :

Des hauts, des bas, mais surtout une jauge de points d’XP qui grimpe en flèche pour les débutants du groupe tout au long des 82 matchs de cette saison régulière. Responsabilisés par leur entraîneur presque aussi rookie qu’eux à son poste, les gamins de l’Arizona ont fait une pub d’enfer au Final Four de la March Madness qui se déroulait dans la banlieue de Phoenix il y a quelques semaines. En fin de saison, Earl Watson est même passé à la vitesse supérieure en scotchant sur le banc les vétérans pour laisser les clés du camtar à la jeunesse pour le dernier mois et demi de compétition. Un cinq majeur inédit battant des records de précocité avec seulement 21 ans et 14 jours de moyenne d’âge, soit un peu moins que certaines des équipes qui se battaient en NCAA. Les résultats n’ont pas menti avec une série de 13 défaites juste avant d’achever la saison mais les consignes ont été suivies à la lettre : assurer un pick encore très bien placé lors de la prochaine Draft, se mesurer à des All-Stars tous les soirs et faire kiffer les fans. Quand on sait ce qu’est capable de faire Devin Booker à 20 ans, on a hâte de le voir arriver dans son prime pour aller taper le record de Wilt Chamberlain. Quand on voit jusqu’où peut sauter Marquese Chriss on signe des deux mains pour qu’il vienne donner la leçon aux astronautes de la NBA lors du prochain Slam Dunk Contest. Vivement demain !

L’image de la saison :

Booker 70

HISTORIQUE.
Source image : Instagram NBA

On ne l’attendait pas, il a cartonné : T.J. Warren

À l’époque, nous l’avions justement vendu comme la potentielle surprise de la saison. Thierry-Jean ne nous a pas déçu, au contraire. Titulaire dès le premier match de la saison, il a réussi à trouver sa place au milieu des gros bouffeurs de ballons que sont Eric Bledsoe et Devin Booker. Adroit au tir (il s’écarte très peu du cercle), il aide les Suns au scoring d’une manière différente que ses deux snipers capables de canarder des quatre coins du parquet. Il est aussi moins gourmand et ne rechigne pas à faire les efforts qu’il faut pour gêner la star adverse en défense. On ne parle pas d’une future star mais à 23 ans, T.J. Warren a totalement sa place dans le roster des Suns.

On l’attendait au taquet, et il a abusé : Dragan Bender

Encore une fois, la règle veut que l’on ne place pas trop d’attentes sur les débutants. Surtout quand ils ont 19 ans et arrivent de l’étranger. Il n’empêche qu’on était en droit d’attendre un peu plus de la part du Croate sélectionné en quatrième position il y a un an et déjà annoncé comme le prochain Dirk Nowitzki. Avant d’atteindre la cheville de l’Allemand ou le genou de Kristaps Porzingis, cet Européen de 2m16 évoluant aussi au poste d’ailier-fort va d’abord devoir commencer par se faire une place chez les Suns avant d’espérer plus. Les Clippers ou les Blazers c’est pas Gijon, c’est pas Valladolid non plus.

La vidéo de la saison :

Ce qui va bientôt se passer :

Si Phoenix sécurise son noyau de jeunes joueurs et capitalise sur la venue d’un vétéran pour palier les éventuels départs pendant l’été, cette équipe pourrait jouer les poils à gratter dans la Conférence Ouest d’ici deux à trois ans. Le choix de Ryan McDonough lors de la prochaine Draft sera encore déterminant. Vu le talent disponible au poste de meneur dans cette cuvée, on imagine tout à fait les Cactus miser sur un crack à ce poste et laisser Eric Bledsoe reformer son squad de fac à Washington ou New Orleans.

À quelques détails près, Phoenix pourrait presque envoyer son cinq majeur au Rising Stars Challenge à Los Angeles l’an prochain. Maintenant il ne manque plus que les victoires pour devenir une des équipes les plus à la mode en NBA.

1 Comment

1 Comment

  1. Max Zuper

    20 avril 2017 à 17 h 42 min at 17 h 42 min

    Fan des suns depuis 93, j ai envie de dire miam miam

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