Timberwolves

Karl-Anthony Towns n’a pas le temps : plus jeune joueur de l’histoire en 25-10 de moyenne

Karl-Anthony Towns Sophomore

La star, au centre, et son lieutenant, à sa droite.

Source image : YouTube

A 21 ans seulement, Karl-Anthony Towns n’en finit plus de battre des records de précocité. Il est ainsi devenu le plus jeune joueur de l’histoire de la NBA à terminer une saison régulière avec une moyenne de plus de 25 points et 10 rebonds. Rien que ça, c’est déjà monstrueux.

Cette nuit, c’est vrai, les Timberwolves ont encore perdu face aux Rockets (118-123). Mais Karl-Anthony Towns a encore fait un match de mammouth. Le premier choix de la Draft 2015 a compilé 28 points (à 12/17 au tir dont 3/4 du parking), 21 rebonds, 3 assists et 1 ballon volé : un point d’exclamation sur une saison sophomore exceptionnelle. KAT ne fêtera ses 22 ans que le 15 novembre prochain et vient de boucler une campagne à 25,1 points et 12,2 rebonds de moyenne. Jamais dans l’histoire de la NBA, un joueur aussi jeune n’avait réussi un tel exploit. Alors, certes, c’est en partie dû aux arrivées plus tardives dans la Grande Ligue d’anciennes légendes comme Wilt Chamberlain ou Kareem Abdul-Jabbar. Mais qu’importe, Moses Malone, Kevin Garnett ou Dwight Howard ne l’ont pas fait, par exemple. Et réaliser une telle performance individuelle pour sa deuxième saison NBA, c’est déjà très rare. Même en arrivant plus matures dans la Ligue, Hakeem Olajuwon, David Robinson ou encore Patrick Ewing n’y sont pas parvenus. Le Shaq avait réussi cette performance en temps que sophomore mais était plus âgé de huit mois. Bref, nul besoin d’allonger la liste, Towns est en très bonne compagnie. En termes de précocité, il fausse même compagnie à toutes ces légendes. D’ailleurs, il est également devenu en cours de saison le plus jeune joueur à atteindre la barre des 100 double-doubles en carrière, effaçant au passage Dwight Howard des tablettes. Karl-Anthony Towns s’affirme donc comme le pivot dominant du futur, et c’est parti pour durer un bon bout de temps. Voyez plutôt : quand Joel Embiid, son rival générationnel, dispute seulement 31 petits matchs en trois ans, Towns n’en rate qu’un seul en deux ans. Un signe qui laisse à penser que sa carrière devrait rimer avec longévité plutôt que fragilité.

Qui plus est, KAT a toute la panoplie de l’intérieur moderne. Capable de jouer sur les postes 4 et 5, il est mobile et athlétique et possède déjà beaucoup de moves au poste bas pour son jeune âge. A l’aise sur pick-and-roll et pick-and-pop, il peut aussi shooter de n’importe où. D’ailleurs, il a rentré 101 shoots à 3-points cette saison. Depuis le parking, il shoote à un plus que correct 36,2% ! Bref, Towns est déjà une arme offensive ultime que personne ne peut réellement limiter, en témoigne son 54% au tir. Chose importante, il est extrêmement adroit aux lancers francs (83% cette saison). Pas de Hack-a-KAT qui tienne, Monsieur a des mains en or et un shoot soyeux. De l’autre côté du terrain, le géant est un défenseur tout à fait décent sur l’homme. En dissuasion, il a toutes les qualités pour performer puisqu’il mesure 2,13m et qu’il est doté d’une grande envergure et de qualités athlétiques intéressantes. Il tourne d’ailleurs à 1,5 contre par match sur ses deux premières saisons.

Bon, c’est déjà pas mal tout ça. En tout cas, ça devrait largement suffire à faire les beaux jours des Minnesota Timberwolves dans les prochaines années. Et en tout état de cause, Karl-Anthony Towns marque déjà la franchise de son empreinte puisqu’il a battu le record de points inscrits sur une saison, détenu jusqu’alors par Kevin Love (qui avait réalisé une moyenne plus élevée de 26,1 points en 77 rencontres disputées en 2013-2014). Bien entouré qu’il est par une bande de jeunes joueurs talentueux (Andrew Wiggins, Zach LaVine, Kris Dunn et dans une moindre mesure Ricky Rubio et Gorgui Dieng) et bien encadré par un coach expérimenté en la personne de Tom Thibodeau, l’avenir s’annonce radieux pour KAT et ses Wolves. Reste donc à gagner des matchs. Avec 31 wins cette saison (seulement deux de plus que l’an passé), le compte n’y est pas. Si on sait qu’il faut être patient avec un groupe si jeune, le potentiel qu’il recèle doit lui permettre de jouer la qualif en Playoffs dès la saison prochaine. Et pourquoi pas griller la politesse aux Grizzlies sur le déclin, ou aux Blazers qui plafonnent ?

Karl-Anthony Towns fait tout plus vite que tout le monde et s’est affirmé comme la vraie star de Minnesota, devant Andrew Wiggins. Son talent est tel qu’on espère le voir dès l’an prochain capable de porter son équipe dans la course aux Playoffs. Une chose est sûre : l’avenir lui appartient.

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