Heat

Fin de saison pour Miami : le Heat un poil trop court, malgré une campagne formidable

Miami Erik Spoelstra

Erik, t’es un grand.

Source image : YouTube

La folle remontée de l’année 2017 ne mènera finalement pas à une série de Playoffs. Trop courts dans leur fin de parcours, les soldats de Miami ont dû rendre leurs armes au buzzer : pas de quoi rougir.

Qu’elles furent cruelles, ces trois dernières défaites de la saison régulière, qui hanteront les esprits des fans pendant quelques temps. Il y avait d’abord l’impardonnable, celle face aux Knicks alors que Carmelo Anthony n’était pas là. Miami filait tout droit vers les Playoffs, et on se demandait uniquement quel serait l’adversaire du Heat au premier tour. Un revers honteux à domicile, qui plongeait Pat Riley dans une première bassine de glaçons, alors que New York ne demandait qu’à perdre ce type de rencontre. Ensuite ? Un nouveau gadin, cette fois contre Denver, et au finish qui plus est. Danilo Gallinari remarquable, Nikola Jokic solide comme à son habitude, les Nuggets venaient eux aussi en Floride pour se gaver d’une victoire en fin de saison, alors que tout le monde croisait les doigts pour un dernier virage mémorable du Heat à domicile. Dur dur ce combo à domicile, surtout que la dernière goutte qui fera déborder le vase tombera au Canada : un revers de 2 points face à un DeMar DeRozan diabolique, alors que James Johnson et ses potes tenaient le regard jusqu’au dernier moment. Ce sont ces trois revers qui ont notamment plombé le finish du Heat et créé la situation inconfortable de cette nuit.

Il fallait compter sur les autres pour réintégrer le Top 8, les autres étant Indiana et Chicago. Malheureusement pour Miami, miracle il n’y eut pas et 9ème place il y eut : Indiana a géré Atlanta (104-86), pendant que Chicago a défoncé Brooklyn (112-73). Immédiatement, la tristesse qui s’installe, de façon assez compréhensible. Mais que les fans de Miami relèvent la tête et sèchent leurs larmes. Car s’il y a bien une équipe qui a séduit de nombreux passionnés de basket et transpiré la joie du jeu collectif, ce fût celle d’Erik Spoelstra. Trois bouts de ficelle, deux joueurs corrects mais un coeur gros comme ça, le Heat a bercé la NBA depuis le 1er janvier 2017, offrant un des meilleurs bilans de toute la Ligue alors que les profondeurs du classement tendaient leurs bras en plein automne. Oui, certes, le pick de Draft ne sera peut-être pas orgasmique, mais Pat Riley sait ce qu’il a actuellement. Un groupe jeune, qui en veut, avec des gars déjà prolongés (Hassan Whiteside, Tyler Johnson) et d’autres dont il faudra s’occuper (James Johnson, Dion Waiters). Mais surtout, le gominé sait que sa troupe a envoyé un message à la Ligue et son coach aussi : on a une identité, on a de l’envie, on a de la thune à dépenser sur les agents libres, donc venez prendre part au projet. Et rien que pour ça, avec le retour de Justise Winslow la saison prochaine, c’est le sentiment d’une campagne réussie que le Heat doit avoir aujourd’hui.

Soyez fiers, souriez, regardez en arrière avec bonheur ! La saison de Miami n’aurait jamais dû avoir cette gueule là, pas en post-Dwyane Wade, pas avec les galères de Chris Bosh. Un grand bravo et Spoelstra et ses joueurs, en demandant confirmation la saison prochaine.

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