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Brook Lopez, meilleur scoreur de l’histoire des Nets : persévérance qui mérite une révérence !

Brook Lopez

“J’ai fait quoi moi ?”

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Hier soir face aux Celtics, Brook Lopez a planté 25 points dans la défaite des siens. Mais si le résultat collectif a été décevant, l’accomplissement individuel fût remarquable : le pivot est devenu meilleur marqueur de la franchise des Nets !

Ce n’est peut-être pas le joueur le plus attachant. Pas le plus funky, le plus à l’aise face aux médias, le plus fun, le plus victorieux, non. Sur bien des points, Brook Lopez n’est pas un joueur dont on doit faire l’éloge à quelques jours des Playoffs, alors que son équipe possède le pire bilan de la Ligue. Mais dans une NBA qui va souvent à toute vitesse et ne prend pas assez de temps pour féliciter certains, il convient d’agir différemment aujourd’hui. Afin de saluer le boulot d’un joueur qui n’a pas révolutionné son sport ou fait bander toute une génération de joueurs, mais a respecté des principes de moins en moins mis en avant, de moins en moins célébrés. C’est-à-dire ? Lopez n’a jamais demandé un transfert publiquement. Lopez n’a jamais taclé un coach ou un coéquipier devant les caméras. Lopez n’a jamais cherché d’excuses. Lopez n’a jamais décidé de quitter Brooklyn parce que les saisons de merde s’enchaînaient. Lopez n’a pas expliqué une défaite parmi tant d’autres en disant qu’il était mal entouré. Lopez n’a pas fait de conneries ou rempli les colonnes de faits divers. Oui, c’est con à dire, peut-être, mais c’est aussi devenu bien rare, dans une Ligue où tout le monde bouge dès que ça devient un poil compliqué (coucou KD) et les extravagances sont de bon goût. Alors certes, peut-être que le frère de Robin ne sera pas un multi-titré dont le dossier sera intouchable pour le Hall of Fame, mais il représente un mélange de qualités et de valeurs qu’on peut difficilement critiquer et apprendre au level supérieur.

Comme cette soirée d’hier, à Boston, alors que la saison de Brooklyn est déjà flinguée d’avance. Un turnaround sur Al Horford, et l’histoire s’écrit : bye bye, Buck Williams et ses 10 440 points, hello Brook et son statut de meilleur marqueur de l’histoire des Nets. Alors que tout est déjà joué au niveau du classement, il pourrait se reposer, non ? Il pourrait regarder les autres se donner, rester en survêtement et prendre son chèque, non ? Col bleu comme son frère mais plus doué offensivement, Brook Lopez n’est pas de ce genre. Pour lui, le boulot c’est le boulot. Pas besoin de blabla dans la presse ou de crier à l’aide, chacun son rôle. Je gère la raquette, je me ramène à l’heure, vous vous occupez du recrutement, et j’intègre les nouveaux. Combien de joueurs craqueraient, en ayant eu 10 (!) entraîneurs en 9 saisons ? Combien abandonneraient en enchaînant les campagnes frustrantes, seulement 3 en Playoffs et les autres passées à soupirer dès le 20 avril ? All-Star une seule fois, c’était en 2013, le géant a toujours souffert des résultats de son équipe. Non pas qu’il soit intouchable, on pourrait lui demander d’être plus leader et vocal justement, mais Brook a appris à laisser son jeu et son attitude parler. Pas un pet de travers, pas une grimace tirée sur une énième dédicace à un gosse, pas une gueulante avec une chaise qui vole. Juste un travailleur, qui est devenu meilleur marqueur de l’histoire de sa franchise, dans le silence le plus total.

Brook Lopez ne sera peut-être plus membre des Nets la saison prochaine, ce sera au management de prendre une vraie décision. Mais on ne pourra jamais nier le fait que le pivot a été droit dans ses bottes, exemplaire et prêt à aider son équipe : le meilleur scoreur all-time des Nets, une récompense méritée pour un mec dont on en parle pas assez.


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