Old-School

Le pire souvenir en Playoffs des Spurs : 2013, la résurrection de Jesus Shuttlesworth

Les Playoffs approchent à grands pas, et s’ils sont très souvent synonymes de belles histoires à raconter à ses gosses, ils peuvent aussi réserver de superbes cauchemars de derrière les fagots. Pendant 30 jours, TrashTalk vous fait revivre ces tragédies qui hantent encore les têtes des fans de chaque franchise. Cette fois, c’est au tour des Spurs de San Antonio de grincer des dents et de se souvenir de l’époque où Ray Allen rappelait à tous pourquoi son surnom est « Jesus ».

Consulter les autres cauchemars :
Nets / Lakers / Sixers / Suns / Magic / Kings / Knicks / Wolves / Hornets / Pelicans
Bulls / Mavericks / Pistons / Heat / Nuggets / Blazers / Pacers / Grizzlies / Bucks
 Thunder / Hawks / Clippers / Wizards / Jazz / Raptors / Rockets / Celtics

Le contexte

On est en 2013, les Spurs sont de retour en Finale NBA, 7 ans après leur dernière, couronnée par un titre. En face, le Heat, porté par ses 3 potes de la Draft 2003 et qui cherche à remporter son second titre consécutif après celui gagné l’an passé face au Thunder. A cette époque, Mario Chalmers est (forcément) déjà un membre du Top 10 meneurs, Boris Diaw préfère déjà la raclette au taboulé oriental depuis plusieurs saisons, et Shane Battier a d’immenses plis sur le crâne. San Antonio récupère l’avantage du terrain dès le premier match, notamment grâce à un tir dans les dernières secondes de notre TP, Miami rectifie très vite le tir en prenant le Game 2, les Spurs infligent ensuite une fessée monumentale aux visiteurs lors du Game 3 mais perdent la manche suivante et l’avantage du terrain. Ils se rattraperont en prenant le Game 5. L’heure du Game 6 à Miami a sonné et les deux équipes se rendent coup pour coup. Ce sont toutefois les Spurs qui font la course en tête dans les ultimes minutes et qui comptent 5 points d’avance, à 28 secondes de la fin. L’estrade pour les (probables) futurs champions est déjà prête dans les couloirs. A cet instant précis, on se dit que San Antonio, pourtant une équipe vieillissante depuis 1832, va casser le délire du Heat et être sacré champion en Floride.

La suite des évènements

Sauf que tout ne va pas réellement se passer comme prévu. Il y a effectivement 5 points d’avance à 28 secondes de la fin du temps réglementaire, mais il aurait pu y en avoir 6 si Manu Ginobili avait converti son premier lancer-franc. Il fera 1/2 tout de même, mais n’assure pas totalement la victoire. Temps-mort du Heat juste après, LeBron James, déjà dépourvu de bandeau, est servi derrière l’arc mais balance un espèce de saucisson contre la planche, la balle revient par miracle dans les mains de Mike Miller qui sert de nouveau son numéro 6 depuis le parking. Cette fois-ci, LeBron ne tremble pas et fait ficell. Plus que 2 points d’écart à 20 secondes de la fin, les Spurs décident de prendre leur dernier temps-mort. Sur la remise en jeu, Kawhi Leonard est envoyé sur la ligne des lancers, sous la bronca de l’American Airlines Arena, il se présente sur la ligne, tire le premier… et le rate ! La salle, pleine d’espoir, exulte. Les Floridiens (enfin, ceux qui sont restés en tribunes) y croient encore, Kawhi marque tout de même le 2ème mais San Antonio reste à portée de tir. Un tir qui, malheureusement pour eux, va arriver.

Chalmers remonte la balle pour de nouveau la filer à James derrière l’arc, échec. Chris Bosh permet à Miami d’arracher de nouveau le rebond et trouve dans le coin un individu plutôt doué dans le domaine du tir répondant au nom de Ray Allen. L’intéressé ne se fait pas prier pour canarder sur la tronche de Tony Parker… Chaque milliseconde dure une éternité, mais lorsque la balle retombe, BAH ELLE RENTRE ! Le public explose, rangez-moi cette estrade, ce n’est pas pour aujourd’hui visiblement. Les Spurs ont encore 5 secondes pour espérer marquer mais Parker manque son tir en déséquilibre. Prolongations, les défenses sont étouffantes et aucun panier n’est facile, Miami arrive a avoir un petit point d’avance à quelques secondes de la fin après que Bosh a contré Parker. Dwyane Wade manquera ensuite son tir à 13 secondes de la sirène finale, Ginobili tente une dernière percussion dans la raquette floridienne mais le ballon est subtilisé par Ray Allen (faute ou pas ? La question se pose encore à l’heure actuelle) qui est envoyé aux lancers, dommage on pouvait pas faire pire… Jesus convertira les deux. Temps-mort Spurs, le système dessiné pour Danny Green n’aboutira pas, ce dernier étant contré par Chris Bosh. Victoire 103-100 du Heat qui est revenu des enfers pour arracher un Game 7 devant ses fans. San Antonio ne s’en remettra pas et devra rendre les armes dans les ultimes secondes de la dernière manche après avoir effleuré le titre. LeBron James et ses potes filent vers le doublé alors qu’ils avaient encore la tête dans le seau a 5 secondes de la fin du dernier quart-temps du Game 6. Allez, whisky.

L’arrêt sur image

L'un des plus grands shoots de l'histoire, tout simplement

Probablement le shoot le plus clutch de l’histoire. (source : YouTube)

Le pire souvenir de chacun peut inévitablement changer, certains repenseront automatiquement à ce shoot de Derek Fisher alors qu’il ne reste que 0.4 seconde à l’horloge, mais dans la majeure partie des cas, pour les fans des Spurs, le plus grand cauchemar qui refait surface à l’approche de la post-season est inévitablement ce miracle signé Ray Allen et ce retour venu de nulle part. On se retrouve demain pour faire le point sur un nouvel évènement qui rappellera de mauvais souvenirs à une nouvelle franchise.

Consulter les autres cauchemars :
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Bulls / Mavericks / Pistons / Heat / Nuggets / Blazers / Pacers / Grizzlies / Bucks
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1 Comment

1 Comment

  1. Julien B.

    10 avril 2017 à 22 h 18 min at 22 h 18 min

    Sérieusement les gars? Faute ou pas sur Gino, on se pose encore la question? Depuis quand on a le droit en basket de ceinturer un gars et lui bloquer les bras quand il va au shoot? Et encore pire pour y envoyer dans la foulée l’adversaire sur la ligne!? Si la mémoire vous fait défaut, regardez de nouveau cette action sur Gino et venez oser dire en tant qu’experts basket que vous êtes indéniablement qu’il n’y a pas faute sur Gino sans trembler des genoux…

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