MIP Rankings

Meilleure Progression de l’Année 2016-17 : Giannis Antetokounmpo y est presque, il manque juste les oignons

Giannis Antetokounmpo

Logiquement, c’est Isaiah Thomas qui devrait lui épicer sa galette.

Source image : youtube

C’est parti pour ce premier point de la saison concernant le trophée de Meilleure Progression de l’Année 2016-17, lors duquel vous pourrez vous apercevoir que quelques unes de nos prédictions de début de saisons sont déjà très lolilol. Et comme on est sympas ? On vous les remet ici, mais tout doux sur les punchlines. On attaque direct avec quelques mentions, histoire de n’oublier personne parce que l’on vous entend déjà hurler d’ici.

Des mecs comme Zach LaVine,, Bradley Beal, George Hill, T.J. Warren, Nikola Jokic, Kobe Bryant, ma tante et ton oncle, qui méritent tous quelque part un petit coucou. On rappelle également que le statut de sophomore reste un frein à l’obtention du MIP, d’où l’absence logique de quelques monstres. Vous aurez compris que l’on parle évidemment de Bruno Caboclo, mais passons tout de suite au classement.

Stats arrêtées au 02 avril.

Place Joueur Bilan du mois

10°

Russell Westbrook
Russell Westbrook Thunder

On est obligé de le mentionner… Bien sûr que Russell Westbrook ne sera pas élu MIP, mais le meneur du Thunder chopera forcément quelques voix dans l’affaire. Le pire dans cette histoire ? C’est que ce fieffé malade mental a encore augmenté sa production statistique depuis un mois et que si le triple-double de moyenne ne fait désormais plus aucun doute… c’est bien le record historique de Big O qui est sur le point de tomber. On attendait de voir à quoi ressemblerait RW sans KD et on n’a donc pas été déçu, et on rappelle au passage que le garçon tabasse tout cette saison mais en ayant pris le soin de ne pas faire chuter ses pourcentages au tir (il est même… plus adroit du parking que l’an passé). Russell Westbrook est injouable et le Thunder est en Playoffs sans Kevin Durant ? On appelle ça une saison réussie, on appelle surtout ça une énorme progression.

Stats 2015/16 : 23,5 points, 7,8 rebonds et 10,4 passes

Stats 2016/17 : 31,8 points, 10,6 rebonds et 10,4 passes

James Harden
James Harden

Là aussi des chances quasi-nulles de le voir décrocher le MIP mais la progression de James Harden mérite juste un énorme big up. Passé en quelques mois d’un scoreur génial à… un scoreur génial doublé d’un passeur de génie, Ramesse a évidemment profité du run and gun mis en place par D’Antoni mais les perfs du bonhomme ne sont pas à la portée non plus du premier Ish Smith venu. Tout simplement injouable neuf matchs sur dix, sa saison est parfois éclipsée par les perfs inhumaines de RW mais ce que propose le meneur des Rockets n’est pas spécialement humain non plus. Une adresse qui ne bouge pas d’un iota et donc la distribution de caviars par douzaines rajoutée à son CV, voilà qui traduit une courbe de progression énorme cette année. Plus de onze passes de moyenne pour lui, des teammates qui revivent pour certains grâce à ses éclairs de génie et une franchise de Houston qui ne fait plus rire grand monde, voilà donc ce qu’il se passe quand la barbe décide d’être sérieuse et constante. C’est officiel, James Harden ne sera pas MIP mais il l’est un peu dans nos cœurs.

Stats 2015/16 : 29 points, 6,1 rebonds et 7,5 passes

Stats 2016/17 : 29,2 points, 8,1 rebonds et 11,2 passes

Clint Capela
Clint Capela

On commence cette fois-ci avec les candidats vraiment “crédibles”. Et notamment un mec dont on parle peu mais qui progresse à vitesse grand V malgré son passeport suisse. Dans sa troisième saison chez les grands, le jeune intérieur helvète (23 ans en mai) fait désormais partie du paysage NBA grâce à son rôle de starter à Houston récupéré après le départ de Dwight Howard à Atlanta. Et le petit s’en est d’ailleurs très bien accommodé. Une adresse de fou (90% de ses points nous viennent de alley-oops avec James Harden à la passe mais faut-il encore les mettre), une présence intéressante des deux côtés du terrain et donc un statut de starter indéboulonnable chez un contender sérieux au titre, autant d’éléments qui nous font nous incliner devant les progrès du petit. Parfois encore un peu rustre en attaque mais se servant de mieux en mieux de ses grandes paluches, Clint a, comme tous ses coéquipiers, su tirer la quintessence du jeu rapide de son équipe, et c’est tant mieux pour les stats et pour nos yeux. Ne reste plus qu’à confirmer, mais niveau progression on est bons.

Stats 2015/16 : 7 points, 6,4 rebonds et 1,2 contre à 58,2% au tir

Stats 2016/17 : 12,4 points, 8 rebonds et 1,2 contre à 63,6% au tir

Dion Waiters
Dion Waiters

C’est l’un des nombreux rayons de soleil de la Floride cette année, et c’est d’ailleurs bien dommage que le destin nous en prive sur cette fin de saison. Mais son absence pour blessure ne nous fera pas oublier le nouveau Dion qui s’est présenté à nous depuis son arrivée à Miami. Un joueur qui continue à exploser les feuilles de stats de temps en temps, mais qui s’est surtout acheté une forme de constance, un mot dont il ne semblait pas connaître l’existence durant ses années Thunder. Auteur de perfs énormes au cœur de l’hiver, l’arrière du Heat s’est offert une belle place dans notre classement, d’autant plus que lui et ses potes sont aujourd’hui à la lutte pour une inespérée place en Playoffs. Un gros plus à rajouter à son déjà bien beau dossier cette saison, en espérant que le garçon sera en jambes très vite en cas de qualif du Heat pour la postseason. Avec un duel face à Gérard à la clé ?

Stats 2015/16 : 9,8 points, 2,6 rebonds et 2 passes à 39,9% au tir

Stats 2016/17 : 15,8 points, 3,3 rebonds et 4,3 passes à 42,3% au tir

Otto Porter Jr
Otto Porter

Finie l’époque où l’on se foutait de la gueule d’Autoporteur après une sieste en défense face aux Bulls, l’ailier des Wizards est aujourd’hui devenu un joueur qui compte en NBA. Un paragraphe qui pourrait aussi convenir à Bradley Beal, John Wall ou même Bojan Bogdanovic mais Otto est peut-être bien le Sorcier qui symbolise le mieux la très belle progression des Wizards cette saison. Défenseur solide sur les postes 3 et 4, le joueur de 23 ans a ralenti un peu la cadence sur la deuxième partie de saison mais cela correspond aussi à la naissance d’un second unit de feu, délestant un peu notre ami de ses responsabilités offensives. Mais les faits sont là, le patron de Francis est aujourd’hui l’un des leaders d’une équipe encore en lice pour finir deuxième à l’Est et sa carrière semble avoir pris un coup d’accélérateur sérieux cette année. A confirmer évidemment, mais la progression est là et bien là.

Stats 2015/16 : 11,6 points et 5,2 rebonds à 47,3% au tir

Stats 2016/17 : 13,6 points et 6,4 rebonds à 51,9% au tir

Rudy Gobert
Rudy Gobert

On a préféré vous parler toute la saison de la progression – de la renaissance même – de George Hill, mais il arrive un moment où il faut ressortir son béret et son camembert qui pue. Tout simplement parce que la saison de Rudy Gobert est énorme. Alors oui, Rudy a de belles chances d’être élu DPOY cette année et d’ainsi succéder à Joakim Noah (2013) mais la Tour Eiffel grattera forcément quelques voix pour le MIP. Tous les chiffres sont en hausse, l’adresse au tir est fabuleuse, celle au lancer est passé de 57 à 66%, le Jazz va finir quatrième à l’Ouest et Rudy est tout simplement devenu le joueur le plus important de son équipe à défaut d’en être le plus talentueux. Une progression énorme cette saison puisque l’on a désormais affaire à un homme respecté par tous en NBA et capable de faire rebrousser chemin à un Anthony Davis partant au drive. Big up à George Hill hein, mais la vraie progression du Jazz cette année nous vient de Saint Quentin et ne s’est jamais teint les cheveux en blond. Allez, Marseillaise.

Stats 2015/16 : 9,1 points, 11 rebonds et 2,2 passes à 55,9% au tir

Stats 2016/17 : 13,9 points, 12,9 rebonds et 2,6 passes à 66,1% au tir

Dennis Schroder
Dennis Schröder

Du bon et du moins bon pour la Mère Denise ce mois-ci. Le bon ? Grâce à l’absence de Paul Millsap, le meneur des Hawks a encore un peu plus augmenté ses stats perso, histoire de valider et tamponner définitivement sa belle progression cette saison. Le moins bon ? Une fin de saison foirée dans les grandes largeurs en Géorgie et du coup une production un peu éteinte par le bilan moyen de sa franchise. Dennis a franchi un cap mais il n’est pour l’instant pas le leader qu’il aspire à être, malgré un environnement fait pour lui plaire et toutes les billes placées de son côté. Attention tout de même, on parle quand même d’un gamin de 23 ans seulement qui est passé en quelques mois de 11 à 18 points de moyenne dans une équipe playoffable donc tout n’est évidemment pas à jeter. On lui a peut-être mis la pression un peu tôt, mais tout doucement Dennis Schroder se construit match après match dans un climat plutôt sain. Très positif finalement, mais pour le MIP cette année les mecs de devant sont juste intouchables. Gehen, sans rancune.

Stats 2015/16 : 11 points, 2,6 rebonds et 4,4 passes à 42,1% au tir

Stats 2016/17 : 18,1 points, 3,1 rebonds et 6,3 rebonds à 45,1% au tir

Harrison Barnes
Harrison Barnes
Même si les Mavs auront évidemment offert une saison bien décevante et hors de leurs standards habituels, Harrison Barnes n’aura pour sa part pas grand chose à se reprocher à l’heure du conseil de classe. Pourcentages identiques mais responsabilités décuplées, quasi vingts pions par match, objectif intégration réussi pour le nouveau riche, qui aura pu profité durant ce premier opus texan des bons conseils et de la compagnie agréable de Dirk Nowitzki pour progresser. Capable d’alterner entre les postes 2, 3 ou 4 selon le délire du jour, Harrison n’a rien forcé et nous aura donc sorti la saison que l’on attendait. Ni plus, ni moins, et si on a toujours ce doute quant à sa faculté à devenir un vrai franchise player avec un véritable impact, le petit ne pouvait pas faire grand chose de plus cette année. La raison pour laquelle on le laisse sur notre podium, même si le bilan tronqué de sa franchise lui fera probablement perdre quelques gâches au classement final. A revoir très vite, la première étape est franchie sans dommages. Il est bien ce petit.

Stats 2015/16 : 11,7 points et 4,9 points à 46,6% au tir

Stats 2016/17 : 19,4 points et 5,2 rebonds à 46,6% au tir

Isaiah Thomas
Isaiah Thomas

Le meneur des C’s a freiné un peu ses ardeurs en mars mais si les exploits se sont fait plus rares, la moyenne n’a que très peu baissé. Le tout malgré le retour d’Avery Bradley, le tout malgré une énorme saison qui se termine et qui commence forcément à peser sur les organismes. Un temps dans la discussion pour le trophée de MVP, rien que ça, c’est en fait uniquement le sang extraterrestre de quelques autres qui l’empêchera cette année d’aller chercher ce fabuleux trophée. Pour le reste c’est un quasi sans-faute, en sachant que les Verts de Boston ont de surcroît de plus en plus de chances d’aller arracher la première place de l’Est dans une dizaine de jours. Plus qu’une progression, c’est une véritable explosion de l’ami IT à laquelle on aura assisté cette saison. Mais probablement pas assez pour aller décrocher le MIP, et vous allez comprendre tout de suite pourquoi.

Stats 2015/16 : 22,2 points, 3 rebonds et 6,2 passes à 42,8% au tir

Stats 2016/17 : 29,2 points, 2,6 rebonds et 5,9 passes à 46,2% au tir

Giannis Antetokounmpo
Giannis Antetokounmpo

Si Isaiah Thomas a du composer avec le retour d’Avery Bradley sur la fin de saison, c’est l’effet contraire qui s’est offert à Giannis depuis la blessure de Jabari Parker. Alternant sur les postes 1, 2, 3, 4, 5 et même 6, le Greek Freak s’est remis en mode code Wi-Fi sur le mois de mars et pas grand monde n’est capable de l’arrêter dans la Ligue malgré son jeune âge. Explosion de toutes ses moyennes évidemment, et surtout un statut de superstar que le garçon n’est semble-t-il pas prêt de lâcher de sitôt. On ne sait pas encore ce que l’avenir nous prépare pour lui mais lorsque l’on voit ce qu’il est déjà capable de faire à seulement 22 ans, on en bave d’impatience jusqu’à la sécheresse bucale. La goutte qui fait déborder ce vase de Dom Perignon ? La fin de saison plus que positive de ses Bucks, qui s’apprêtent à se qualifier pour les Playoffs. Une postseason qui sera la deuxième de Giannis, en espérant qu’il se fera remarquer pour autre chose que pour un plaquage chabalesque sur Mike Dunleavy. Allez, envoyez le trophée.

Stats 2015/16 : 16,9 points, 7,7 rebonds, 4,3 passes, 1,2 steal et 1,4 contre à 50,6% au tir

Stats 2016/17 : 23,1 points, 8,6 rebonds, 5,3 passes, 1,7 steal et 1,9 contre à 52,5% au tir

C’est tout pour cette cinqième et dernière halte de la saison, rendez-vous fin juin pour faire le point sur nos loulous, juste après les Finales et la Draft.


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