Pelicans

Premières retrouvailles entre DeMarcus Cousins et les Kings : les paquets de mouchoirs sont prêts

DeMarcus Cousins

Boogie a assurément une idée derrière la tête pour ce soir…

Source image : NBA TV

DeMarcus Cousins, pivot des New Orleans Pelicans depuis le All-Star Break, va retrouver pour la première fois son ancienne franchise, les Sacramento Kings, à 2 heures du matin. C’est assurément un match à part pour Boogie, bien qu’il refuse de l’admettre.

À 26 ans, DeMarcus Cousins a disputé 484 matchs de NBA. Les 470 premiers, il les a joués avec Sacramento. Autant dire que Boogie est et demeurera un King. DeMarcus Cousins a été choisi en cinquième position de la Draft 2010 par Sacramento. En six ans et demi en Californie, il s’est affirmé comme l’un des pivots les plus talentueux et les plus dominants de sa génération. En carrière, DeMarcus tourne à 21,1 points 10,8 rebonds, 3 assists, 1,4 steal et 1,2 block par match. Doté de mains en or et d’un physique exceptionnel, il s’est même mué en bon passeur et en shooteur très correct depuis le parking ces deux dernières saisons. Bref, le potentiel de Boogie n’a pas de limite… ou peut-être qu’il en a une petite : son caractère. Boogie est nonchalant, Boogie est caractériel, Boogie ne défend pas toujours, Boogie prend des techniques, Boogie ronchonne. Il est comme ça, Boogie. Cela l’a peut-être empêché d’être un leader capable d’emmener son équipe en Playoffs, mais ça ne l’a assurément pas empêché de conquérir le cœur des fans de Sacramento et celui de tous les fans de NBA. Le bonhomme est très attachant, et était lui-même très attaché à Sacramento. Il se disait prêt à rester là-bas toute sa carrière. Mais patatras, son GM Vlade Divac en a décidé autrement : le 20 février, DeMarcus Cousins est envoyé à New Orleans pour laisser place à un vaste chantier de reconstruction chez les Kings. Très ému et très affecté lors de son départ, Boogie sera certainement revanchard ce soir, même s’il veut nous faire croire le contraire au micro d’ESPN :

“Je n’en fais pas une affaire personnelle. Je suis concentré pour gagner. C’est juste une nouvelle opportunité de progresser pour nous.”

Mouais… Pas à nous DeMarcus ! Personne n’est dupe, pas même son coach Alvin Gentry, qui sait combien l’émotion sera intense pour son joueur, qui essaiera de prouver à son ancienne franchise qu’elle a eu tort de le lâcher.

“Je pense que [DeMarcus] se ment à lui-même en disant que c’est un match comme un autre. C’est comme pour les coachs : quand vous vous faites virer par une équipe et que vous rejouez contre elle, vous avez envie de la battre. C’est dans la nature humaine.”

C’est vrai qu’on voit mal Boogie prendre ce match à la légère, ça ne ressemblerait pas au personnage. Qui plus est, Cousins est comme un poisson dans l’eau en Louisiane. Après des débuts difficiles collectivement (deux victoires en huit matchs) ruinant toute chance de Playoffs, les Pelicans ont remporté sept de leurs dix dernières rencontres ! La semaine dernière, Cousins a inscrit 41 points dans la victoire des siens face à Memphis. Depuis son arrivée, il tourne à 23 points et 12 rebonds de moyenne et se sent de mieux en mieux aux côtés de l’autre terreur des raquettes, Anthony Davis. Comme il le dit lui-même :

“[Avec Anthony Davis], on se partage la pression et on est plus libres individuellement.”

Si l’on pouvait penser qu’ils se marcheraient dessus, Anthony Davis et DeMarcus Cousins, deux anciens de Kentucky, s’entendent à merveille. C’est peut-être juste ce qu’il fallait à Boogie pour se libérer : être mieux entouré. La pression de toute une franchise mal gérée (coucou Vlade Divac) était trop difficile à supporter à Sacramento. Les Kings, échouant chaque année dans leur quête de Playoffs, ont finalement décidé de se séparer de Cousins. Nul doute que DeMarcus aura à cœur de leur faire payer ce manque de confiance.

Mais en face aussi, ça pourrait envoyer du bois ! Les Kings, en lutte pour les Playoffs avec DeMarcus Cousins, sont en grande difficulté depuis son départ. La seule issue : tanking et développement des jeunes joueurs. En ce qui concerne le tanking, peut mieux faire : les Kings n’ont que le septième pire bilan de la Ligue. Il faudrait encore perdre pour dépasser notamment les Sixers, les Knicks et le Magic et monter à la Lottery. Mais si l’opération tanking a du mal à prendre, c’est que certains jeunes joueurs se dévoilent, en particulier Willie Cauley-Stein et Skal Labissière dans la raquette. Et autant vous dire qu’ils n’ont pas prévu de se faire broyer à l’intérieur par celui qu’ils regardaient évoluer depuis le banc en début de saison ! Enfin, tous les yeux seront aussi rivés sur le fameux Buddy Hield. Annoncé comme un shooteur hors-pair lors de la dernière Draft, l’ailier bahaméen a peiné à s’imposer à New Orleans, avec 8,6 points de moyenne à seulement 39% au tir… Ayant fait le chemin inverse de Cousins pour poser ses valises à Sacramento, l’ami Buddy s’est quelque peu libéré : 14 points de moyenne à 48% au tir dont 42% à 3-points ! Propre. A 23 ans, le rookie est encore loin d’être le nouveau Stephen Curry comme le pense le proprio des Kings, Vivek Ranadive, mais il progresse. Et ce soir, il aura lui aussi quelque chose à prouver ! Pourquoi pas son premier gros carton en NBA ?

Ce match n’a plus de réel enjeu sportif. Les deux franchises travaillent déjà pour la saison prochaine. Mais certains joueurs auront l’esprit revanchard, Boogie en tête. Attention aux duels dans la raquette qui promettent d’être violents ! Gardez aussi le poignet de Buddy Hield sous surveillance, le risque de surchauffe étant maximal.

Source texte : ESPN

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