L'avis du Psy

L’Avis du Psy – S04 Épisode 24 : LeBron James a consulté en urgence pour apprendre à conduire un tank

Avis du Psy

Le mec a gagné à peu près autant de match que les Nets en 2017. C’est chelou.

source image : @artkor7 pour TrashTalk

On part sans plus attendre pour la vingt-troisième édition de cette Saison 4 de l’Avis du Psy. Cette semaine au programme ? La saison régulière touche à sa fin et ce sont donc les plus réputés des patients du Psy qui affluent au cabinet. On en profite également pour recevoir deux petits frenchies histoire de respecter le quota, mais dans l’ensemble ce sont bien les superstars qui squattent. Allez, blouses enfilées, ordonnances toutes prêtes, let’s go.

Place Patient Le compte-rendu de la visite

10°

Timothé Luwawu-Cabarrot
K-Maro, Luwawu
C’est la consultation coup de cœur de la semaine, celle qui a mis le Psy de bonne humeur en début de journée. Quasiment tous les Français de NBA étaient passés au cabinet cette saison, même ceux qui squattent plus souvent sur Insta que sur le parquet. C’est donc en toute logique que le Psy a invité le rookie des Sixers à visiter la clinique, lors d’un entretien qui aura surtout servi à féliciter le jeune prospect pour sa saison. Le féliciter mais aussi le prévenir des  dangers qui guettent, comme par exemple le retour prochain de Ben Simmons et forcément la redistribution des rôles qui en découlera. Réussir son baptême et taper dans l’œil du coach n’est pas une fin en soi et il faudra que Timo redouble d’effort pour son prochain défi, celui de s’installer durablement dans le paysage NBA. Tant qu’il défend, qu’il respecte les consignes et qu’il progresse en attaque c’est bueno, mais le Psy lui a répété plusieurs fois, il-ne-faudra-rien-lâcher. Félicitations du jury, Chupa Chups gratuites, tu reviens nous voir quand tu veux.

Isaiah Thomas
Boston vigile
Il y pensait probablement depuis des mois, même si peu d’entre nous voulaient y croire. Sauf que ça y’est… on y est : les Celtics ont une belle occasion de terminer la saison à la première place à l’Est et la fatissime saison du tout petit franchise player de Boston est sur le point d’être tamponnée par le bilan collectif des siens. Mais toute performance ou bonne nouvelle est soumise au danger et c’est notamment ceci que le Psy voulait bien faire comprendre au patient Thomas. Car si Isaiah valide une saison de quasi-MVP, c’est forcément peu dire que le garçon sera attendu en Playoffs. On connait l’homogénéité de la Conférence Est et si – malgré un bilan qui fouette – les Cavs restent malgré tout favoris, tout autre résultat qu’une finale de Conférence pourrait bien être considéré comme un échec. IT doit en avoir confiance et c’est avec cette pression qu’il devra vivre durant les prochaines semaines. Car il beau être tout petit, le voilà qu’il fait désormais partie… des grands.

Dirk Nowitzki
Dirk Nowitzki
La stat est tombée avant-hier et l’Allemagne toute entière est en deuil. Pour la première fois depuis quinze longues et belles années, les Mavericks vont donc terminer une saison NBA avec un bilan négatif. Dur à vivre pour les fans d’une franchise habituée à la victoire, mais peut-être encore plus dur pour le patient Nowitzki, champion parmi les champions et pas le genre de gars à se contenter d’une saison à 35 victoires. Le Wunderkind laisse habituellement ce genre de bail à des mecs comme Carmelo Anthony et c’est d’ailleurs vers ce dernier que le Psy a dirigé son patient allemand. Un interlocuteur qui pourra peut-être partager son expérience avec lui, pour qu’il traverse au mieux cette difficile période. Pas ça qui l’empêchera de nous offrir encore quelques soirées mémorables, Dirk nous l’a confirmé, mais toujours compliqué pour une telle légende d’être placé dans le rang de “ceux qui perdent”. Allez mon grand, un été à picoler au coin du feu avec Holder Geschwindner et un ukulélé, et en novembre on se remet à gagner.

Lance Stephenson
Lance Stephenson
C’est le rayon de soleil qui a non seulement éclairé la NBA cette semaine, mais qui a aussi poussé le Psy a recruté trois infirmiers supplémentaires pour cette fin de saison. Le patient Lancelot est de retour à Indianapolis et c’est évidemment beaucoup plus qu’une simple signature. Lance aux Pacers ? C’est le retour du crosseur fou, du souffleur, de l’amuseur public. Le retour d’un mec qui devra consulter chaque semaine le Psy TrashTalk, et qui pourrait même envoyer un paquet de nouveaux patients au cabinet. Car quand les adversaires d’Indiana au premier tour trouveront leurs pompes attachées au radiateur ou des boules puantes dans leur vestiaire, il ne faudra pas dire que vous n’étiez pas prévenu. Lance Stephenson ? C’est l’homme qui pète pour vous déconcentrer au lancer, c’est l’homme qui trashtalkera LeBron sur sa calvitie et c’est bien pour toutes ces raisons qu’un passage par le cabinet du Psy était obligatoire. Pour lui donner le feu vert bien sûr, mais aussi pour tempérer la bête. Car on ne voudrait pas trahir le secret professionnel, mais on peut juste vous dire que le patient Stephenson a quelques idées derrière la tête. Miam miam.

Devin Booker
sammy seghir, devin booker
Voilà un nom que le Psy avait coché depuis plusieurs jours sur sa to do list et le match historique du gamin vendredi dernier l’a finalement précipité parmi les hommes à suivre de très près. De très très près. Car quand on score 70 pions dans un match NBA à 20 ans, c’est tout simplement l’équivalent d’un gamin qui aurait le bac à 13 ans, ou encore comme si son sosie Sammy Seghir avait eu un Oscar pour son rôle dans Neuilly sa mère. Il faut le protéger ce petit. Le protéger de ces odieux personnages qui brament haut et fort que scorer 70 points n’est pas une perf quand vous perdez, le protéger de ces esprits malveillants qui voudraient voir en Booker un croqueur compulsif dont les perfs ne veulent rien dire. Eh. Oh. On vous rappelle qu’il a vingt ans, que ses presque 22 points de moyenne nous signalent tout sauf un coup d’un soir vendredi dernier et que tout le monde ferait mieux de se féliciter de vivre à une époque où de tels phénomènes évoluent sur les parquets. Le cabinet tout entier s’associe donc au Psy pour apporter tout son soutien au jeune Devin Armani Booker, contre vents et marées. 70 points putain.

Rudy Gobert
Rudy Gobert
Plus la fin de saison se rapproche, plus notre Rudy national prend de l’ampleur. Dans son vestiaire, dans les esprits en général et donc, forcément, chez le Psy TrashTalk. Car être un leader ne s’improvise pas et si notre deuxième Tour Eiffel a poussé un sacré coup de gueule le week-end passé, il fallait une fois de plus faire le point avec lui car le patient Gobert est jeune et il doit garder à l’esprit son seul et unique objectif, gagner des matchs. Mentalité à l’américaine, parfois incomprise de notre côté de l’Atlantique, ambition démesurée pour certains, mais un Rudy qui a toujours gardé sa ligne directrice : progresser et dominer, de plus en plus. Propos évidemment validés par le Psy, qui continue un accompagnement débuté il y a quatre ans et qui commence à porter ses fruits aujourd’hui. Car oui, Rudy Gobert parle beaucoup, mais aujourd’hui il accompagne ses paroles par des actes, et c’est bien là tout notre travail. Work in progress dude, ici on est fiers de toi.

James Harden
James Harden

Voilà un homme passé relativement à travers les gouttes cette saison. Des perfs hallucinantes évidemment, mais une propreté et une discrétion notables en comparaison notamment avec son adversaire du Thunder. Sauf qu’à deux semaines à peine de la fin de saison, James Harden va avoir besoin d’un étayage autre que celui de Mike D’Antoni. Des conseils d’un pro, capable de lui faire comprendre que cette année plus qu’une autre, aucune baisse de régime ne lui sera pardonnée. Car le patient Ramesse n’est plus seulement l’une des superstars de la Ligue, il en est probablement le futur MVP et ce sont donc d’autres objectifs qu’il devra se fixer à partir du 15 avril. Passer un tour de Playoffs (probablement face… au Thunder), puis peut-être bien les Spurs au tour suivant, et pourquoi pas les Warriors en Finale de Conf. Rien que ça. La pression est là car James Harden n’est qu’un homme avec ses craintes et c’est donc pour vivre ces Playoffs de la manière la plus pro possible que le Psy se tiendra à ses côtés durant les prochaines semaines. Ainsi va la vie, lorsque le printemps arrive certains patients deviennent une priorité.

Carmelo Anthony
tête
On le sentait venir et c’est d’ailleurs tout à fait normal. Il arrive un moment où le fait d’enchaîner les saisons de merde décevantes vous fait craquer. Et si le patient Melo a souvent été la cible des critiques et celle des remontrances du Psy, c’est une thérapie toute autre que ce dernier a proposé à son ventripotent visiteur. Terminée l’époque où l’objectif était d’enfin faire gagner son équipe, on part aujourd’hui sur un nouveau projet personnalisé. Celui d’un accompagnement dans la régression, avec étayage psychologique et suivi d’une diététicienne. Car on connaît trop ce genre de situation. Le patient commence à perdre tout court (dans le cas présent ça commence à faire un moment), puis à perdre pied. Puis à perdre confiance. Mais pas à perdre l’appétit, et là les ennuis commencent, surtout quand le mec est connu pour aimer la bouffe un peu trop grasse et avoir perdu l’adresse de la salle de gym. On part donc sur un suivi hebdo avec régime sec à base de poisson cru et de pomelos, en gardant à l’esprit que le temps des objectifs sportifs trop ambitieux est désormais révolu. La seule mission du Psy aujourd’hui étant de garder le patient Antho en forme, pour qu’il puisse encore caler ses 25 points de moyenne l’année prochaine. Et tant pis si ça perd, car le Psy est psy, il n’est pas magicien.

Russell Westbrook
Freez.er
Dernière ligne droite vers les sommets de l’impossible pour le patient Russell… et il va y arriver ce fou. Le triple-double de moyenne est dans la popoche, on attend maintenant le 41ème exploit de la saison, celui qui placera le meneur du Thunder sur un siège qu’il n’est pas prêt de laisser. 41. Un triple-double tous les deux matchs. Une folie. Et à ceux qui voudraient nous parler du bilan d’OKC, on leur rappelle tout de même qu’on ne parle pas non plus de celui des Lakers hein… Le Psy a donc tenu à signifier à son patient que, comme pour le Barbu d’ailleurs, tous les moyens seraient mis en œuvre pour que l’objectif du cyborg soit atteint. La thérapie n’a pas duré des mois entiers pour échouer à un petit match du record et un total de TD qui s’arrêterait à 40 (et même à 41) serait synonyme d’échec pour le Psy. Un Psy qui a même proposé à son patient de participer physiquement à tout ça en signant un ten-day contract avec le Thunder, une proposition que Russell a poliment refusé en expliquant qu’il avait vu quelques highligts hdu Psy à la Hoops Factory et qu’il n’était du coup… pas preneur. On aura essayé.

LeBron James
Pleurs, larmes
Le King retrouve une fois de plus son trône chez le Psy. Un trône qu’il a cette fois-ci souillé avec le bilan de ses Cavs, le ratio win/losses du bonhomme étant le plus sale depuis son année rookie. Et ce mauvais délire nous a évidemment mis LeBron dans un sale état, le bougre allant même jusqu’à parler de tanking tellement ses Cavs enchaînent les défaites. Un mois de janvier historiquement faible, un mois de mars encore plus pété, et voilà des champions en titre n’ayant même plus leur propre destin dans les mains. Moche moche moche, et le patient James a donc poussé une sacrée gueulante au cabinet. En espérant que la bile sortie servira de coup de fouet à son équipe, histoire d’éviter que cette dernière se retrouve à une honteuse quatrième place dans quinze jours. Un LeBron qui collectionne les défaites… c’est donc possible, comme quoi les choses changent, comme quoi ce métier de Psy demande une déconstruction incessante, saisons après saisons. On ne sait pas encore ce que les Playoffs nous réservent, mais en tout cas ici on est prêt…

Allez, c’est tout pour cette semaine et c’est déjà pas mal. Rendez-vous vendredi prochain pour de nouvelles aventures médicamenteuses et d’ici-là on ne change pas une équipe qui gagne alors n’hésitez pas à nous balancer tout comportement chelou. Allez, bisous.

Image de couverture : @artkor7 pour TrashTalk

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