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Dario Saric a 9 doigts sur le trophée de Rookie de l’Année : les Bulls parlent croate aujourd’hui…

Pour ponctuer sa superbe campagne rookie avec une performance royale, Dario Saric s’et rendu au United Center et a passé la soirée à martyriser les Bulls à son rythme : patience, sagesse, efficacité.

Quand c’est pas la Serbie, c’est la Croatie ! Une façon de répondre à Nikola Jokic, c’est de voir un copain faire un autre gros match en déplacement. On misait peu sur les Sixers hier soir, compte-tenu des récents résultats de Chicago, notamment à la maison. Après avoir battu le Jazz et tenu en déplacement à Toronto, les hommes de Fred Hoiberg espéraient faire un coup en profitant des défaites de certains concurrents dans la course aux Playoffs. Malheureusement, comme nos amis Pacers sur lesquels Niko a passé la soirée à trottiner, les Bulls ont eux aussi rappelé à la planète basket que leur schizophrénie était bien placée cette saison, avec un groupe capable de virer du nickel à l’affreux en l’espace de 24h. Un deuxième quart-temps effroyable, un écart de 20 points pris dans la lunette, des huées dans les travées du UC, bref une soirée comme une autre diront certains fans… sauf que non. Non, ce n’était pas une soirée comme une autre, pas pour Dario Saric qui s’offrait sa meilleure performance dans sa jeune carrière, et quand ses Sixers en avaient besoin.

Car même si la course au tanking reste ultra-intense et intéresse probablement davantage le management de Philadelphie plutôt que les victoires, c’était beau de voir le Homie prendre le jeu à son compte dans le dernier quart-temps, notamment lorsque les hôtes tentaient un furieux comeback. Qui doit prendre la gonfle dans ces moments-là ? TJ McConnell ? Nik Staukas ? Nope, c’est bien Dario qui décidera de gérer en compagnie de ses partenaires, que ce soit dans les drives, la provocation des lancers et les descentes méthodiques au poste. Jamais hors-contrôle et surtout capable de laisser le spectaculaire de côté pour se concentrer sur la gagne, Saric a montré une confiance toujours aussi grande en ses capacités, sauf qu’il n’hésitait tout simplement pas sur ses positions ouvertes. Jimmy Butler sur moi, m’en fous je vais au panier. Il me laisse de l’espace, je dégaine. Une victoire solide des Sixers en déplacement, peut-être pénalisante par la suite pour la Lottery mais peu importe : avec une saison rookie à terminer avec la manière et des votants qui cherchent encore à donner un bulletin pour son pote Joel Embid, l’immense Dario a tapé fort à Chicago et mis quasiment ses deux mains sur le trophée.

32 points et 10 rebonds à 12/19 au tir, des chiffres certes mais surtout une détermination et une façon de jouer qui séduit terriblement au quotidien. Avec Dario, il y aura toujours des passes lumineuses et un accent à faire passer Niko Bellic pour son cousin, mais c’est dans son expérience et sa sérénité que le rookie… est très loin d’en être un.

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