L'avis du Psy

L’Avis du Psy – S04 Épisode 23 : Russell Westbrook est en mission… et le Psy va l’accompagner

Avis du Psy

Sept exploits en onze matchs, voilà un défi à la hauteur du Psy et de son patient.

source image : @artkor7 pour TrashTalk

On part sans plus attendre pour la vingt-troisième édition de cette Saison 4 de l’Avis du Psy. Cette semaine au programme ? Deux MVP, un qui mériterait de l’être cette année, un qui le sera peut-être un jour s’il reste sur ses deux jambes, un mec qui n’est pas venu là pour souffrir (okaaaay), un coach au bord de la dépression, l’un des futurs adversaires des Warriors au premier tour des Playoffs, un franchise loser from Manhattan, le vrai franchise player du Heat et un copain du 63. Pfiou. Allez, blouses enfilées, ordonnances toutes prêtes, let’s go.

Place Patient Le compte-rendu de la visite

10°

David Nwaba
tête
C’est en lisant les potins de L.A. que le Psy a recraché son premier café de la semaine. David Nwaba ? Mais c’est qui wesh ? Voilà en substance sa réaction mais son professionnalisme exacerbé l’a évidemment poussé à vouloir rencontrer ce parfait random. Et bien lui en a pris car si le Psy s’attendait à trouver un homme tout heureux de jouer sous le jersey d’une franchise aussi mythique que les Lakers, c’est en fait un patient en très grande souffrance qui s’est pointé au cabinet. La raison de cette déprime ? Des certitudes bafouées, celles-là même qui laissaient à penser à l’ancien joueur des D-Fenders que la NBA était un monde parfait. En effet, c’est dans un merdier absolu que David vient de mettre les pieds et son seul job aujourd’hui est donc d’être obligé de regarder D’Angelo Russell ou Nick Young manger des ballons sans même avoir son mot à dire. Dur dur comme first job, et le pauvre jeune homme risque malheureusement de s’en souvenir toute sa vie. Et le pire dans cette histoire reste peut-être… que ce n’est même pas sûr que tout ça lui donne envie de retenter l’expérience la saison prochaine…

Joel Embiid
Joel Embiid
Tant qu’à squatter les cabinets du pays tout entier, autant passer faire un coucou au Psy. Et ce dernier ne sera pas de trop pour accompagner le patient Jojo et la fanbase de Pennsylvanie tout au long de sa convalescence. Car c’est désormais officiel, le fantasque et fantastique camerounais passera bientôt sur le billard pour soigner son genou, une nouvelle ayant précipité les Sixers dans un évident désarroi et qui commence mine de rien à faire flipper notre phénomène. Il faut dire qu’à force d’entendre parler de malédiction il y a de quoi trembler, mais le Psy a tenu à rappeler à celui qui est désormais son poto qu’il était fait dans un autre moule, celui des légendes plus fortes que ce foutu destin. Un destin qui s’acharne pour le moment sur Joel malgré de belles promesses en début de saison, mais que le Psy et son patient combatteront ensemble, comme un seul homme. La NBA ne peut se passer d’un tel génie, vous non plus et le Psy non plus. Alors on se retrousse les manches, on prie tous les dieux et on attend patiemment le retour de l’enfant prodige. Parce qu’il va revenir vite hein dis, il va revenir vite ?..

Robin Lopez
Tahiti Bob, Robin Lopez
On avait déjà reçu Fred Hoiberg à plusieurs reprises. Puis Dwyane Wade. Puis Jimmy Butler et même Rajon Rondo. Tous avaient pu déposer leur seum à propos de cette saison compliquée, mais aucun n’avait encore réagi aussi violemment que le sosie capillaire de Tahiti Bob. Et si ce dernier aime faire flipper Bart Simpson, c’est plutôt Serge Ibaka qui a failli prendre toute la frustration de Robin dans la tronche. Heureusement d’ailleurs que la gouache n’est pas arrivée à destination car elle aurait pu faire du mal autant au nez de Sergio qu’à la fin de saison de Robinou. On sait évidemment que l’intérieur des Raptors ne sera jamais Prix Nobel de la Paix mais on sait également que le frangin Lopez n’est pas quelqu’un de méchant et qu’il préfère habituellement coller des roustes aux mascottes qu’aux joueurs adverses. Une nouvelle preuve de la tension régnant actuellement dans l’Illinois, une tension que le Psy a donc du travailler à base de petits massages dans la nuque et de shampoing aux œufs. C’est ça aussi être pro. Savoir s’adapter à tous types de maux, à tous types de coiffures.

Dion Waiters
Pleurs, larmes
Dion Waiters était idéalement lancé. Il était même parfois cité parmi les challengers officiels pour le trophée de MIP. Puis patatra, cheville qui twiste à cause sans doute d’un talent trop lourd à porter et voilà que le Heat se remet logiquement à galérer en l’absence de son officieux franchise player. C’est donc un Dayonne meurtri et se sentant coupable qui est passé ce matin à la clinique, portant le poids des difficultés du Heat sur ses épaules de petit déménageur. Un comportement repris par le Psy mais non sans pointer les progrès de l’ancien pétard ambulant devenu sérieux, avant de lui pointer les véritables raisons des échecs à répétition du Heat cette année. Une Conférence Est très homogène, la présence de Luke Babbitt dans le roster, une Arena qui ne se remplit pas malgré les efforts des joueurs… mais sûrement pas la faute de Dion. Une seule chose est sûre en tout cas après cet entretien, le retour de l’arrière de Mayami la semaine prochaine pourrait bien être accompagné d’une orgie sans précédent de tirs du parking, parce que le garçon a faim. Il a changé le petit.

Carmelo Anthony
Knicks carmelo anthony
On y est, la saison de Melo touche à sa fin. Une bien merdique année une fois de plus, où les belles dispositions du garçon en début et milieu de saison auront été bien vite effacées par le bordel ambulant au Madison et dans ses bureaux. Un nouveau mois de mars à checker les Airbnb, un nouveau printemps à regarder les copains lutter pour se qualifier en Playoffs alors que lui doit supporter Ron Baker pendant 30 minutes sur un parquet. Melo n’a peut-être pas fait grand chose pour passer ce palier qui aurait fait de lui un joueur de légende, mais le Psy l’a en tout cas rassuré en lui disant que le pauvre homme n’était pas aidé non plus. Un peu comme deux nombre négatifs qui se multiplient mais… pour être encore plus nuls. Comme quoi Carmelo Anthony est une légende à sa façon puisqu’il aura au moins réussi à révolutionner… les maths.

Nikola Jokic
Nikola Jokic
Deuxième passage à la clinique pour la version serbe et technique du Joker. En cause cette fois-ci, la possible – et de plus en plus probable – participation aux Playoffs de ses Nuggets, et forcément le lot de tension qui va avec. A commencer par un Nuggets-Blazers mardi qui sent la poudre et que le patient Jokic tient à préparer mentalement du mieux possible. L’angle choisi par le plus filou des Psy ? Tout simplement lui parler de son ancien coéquipier Jusuf Nurkic, dont on dit le plus grand  bien depuis son arrivée dans l’Oregon. C’est donc officiel, c’est du coup dans quatre jours que le grand balourd mettra la plus grosse mixtape de sa vie au pivot de Portland, histoire de lui rappeler pourquoi il a été prié de dégager du Colorado. Une affaire de fierté, et si Jusuf aime faire le coq, c’est bien lui qui pourrait repartir avec les plumes ébouriffées au niveau du postérieur. On s’avance pas trop non plus hein, mais en général quand un mec est coaché en personne par nos soins, la fin de l’histoire ne fait que très peu de doutes.

LeBron James
Lavar Ball

Plusieurs sujets à aborder cette semaine avec LeBron. Tout d’abord ce bilan dégueulasse pour une équipe, rappelons-le, championne en titre et plutôt bien renforcée depuis. On veut bien que la Conférence Est sente la bouse mais à un moment il faut se dire les choses. Le Psy a donc demandé à son patient de se bouger un peu le popotin et d’arrêter de faire le minimum, au moins par respect pour ses fans. Et si lui n’est pas forcément le plus visé de la bande, il servira au moins à passer le message à ses copines. Autre sujet, “l’affaire” LaVar Ball, ou plutôt la querelle sur fond de buzz opposant actuellement les deux hommes. Le conseil donné au patient LeBron ? Laisser courir, évidemment, et laisser par la même occasion l’autre énergumène s’essouffler dans son vomi. La bave du crapeau n’atteint pas la chauve colombe, alors comme dirait Pasi et ses Claudettes… laisse parler les gens.

Kevin Durant
zone de confort, hoodie
On a donc appris hier que Kevin Durant pourrait reprendre du service, et cela bien avant la fin de la régulière. Le Psy s’est empressé de s’emparer de l’affaire, convoquant de suite Kevinou pour lui faire le topo. Pour lui signifier qu’il n’y a en fait aucune urgence à rechausser les sneakers, pour lui faire comprendre que cela tient plus de la mise en danger que de la zone de confort d’aller gambader inutilement pendant quinze jours alors que les Warriors s’en sortiront bien sans lui et que ce qui peut arriver de pire à sa franchise est une effroyable deuxième place. Bref, tout ça pour dire que le Psy a conseillé à son patient de rester le cul bien vissé dans son fauteuil, celui-là même que vous retrouvez sur le magnifique hoodie TrashTalk juste sur votre gauche. GS aura bien besoin de toi en Playoffs alors pas plus vite que la musique l’ami, ce serait un coup à se refaire mal. Et puis on va pas se mentir, la galaxie toute entière veut un duel entre les Cavs et les Warriors, pas entre LeBron James et Andre Iguodala.

Stan Van Gundy
kebabier
Le pauvre Stanny ne s’attendait probablement pas à ça cette saison. Ses jeunes Pistons étaient censés step up et confirmer leur huitième place de l’an passé… et même si cette huitième place devait à nouveau s’offrir à eux en avril, cela tiendrait plutôt de l’exploit que d’une véritable performance. Évidemment qu’il en a vu d’autres depuis le temps le patient Van Gundy, mais entre Andre Drummond et Reggie Jackson qui sont en déclin comme s’ils avaient 35 ans, Stanley Johnson qui ne confirme pas, Kentavious Caldwell Pope sur courant alternatif cette année et Marcus Morris sur courant alternatif depuis sa naissance, le pauvre homme commence à s’arracher le peu de cheveux qu’il lui reste. Quand les deux hommes les plus fiables de votre roster s’appellent Tobias Harris et Jon Leuer, vous avez du souci à vous faire. Et Stan s’en fait justement beaucoup, d’où sa visite surprise entre deux patients. La meilleure façon d’oublier tout ça selon le Psy ? Finir neuvièmes, comme ça on en parle plus et on part en vacances. Chiche ?

Russell Westbrook
jeune dans une voiture
On termine comme souvent cet Avis du Psy avec l’énergumène le plus cinglé de cette saison, celui-là même qui a déjà trois pieds sur le trône de MVPsy. Dernière ligne droite pour le patient Russell et un record exceptionnel à aller chercher. 41 triples-doubles en une saison, le genre de chiffre auquel on ne croit pas à moins de l’avoir vu de nos propres yeux et ça tombe bien, le meneur du Thunder est en train de nous l’offrir sur un plateau. C’est donc tout d’abord pour le remercier pour son abattage quotidien que le Psy l’a fait venir aujourd’hui, mais surtout pour lui rappeler qu’il était à ses côtés quoiqu’il arrive. Car record ou pas record, la saison de RW mérite un gigantesque bisou. Avec ou sans trophée de MVP, avec ou sans tour de Playoffs passé. L’histoire nous attend mon Russell, et on va y aller ensemble, comme un Psy et son patient.

Allez, c’est tout pour cette semaine et c’est déjà pas mal. Rendez-vous vendredi prochain pour de nouvelles aventures médicamenteuses et d’ici-là on ne change pas une équipe qui gagne alors n’hésitez pas à nous balancer tout comportement chelou. Allez, bisous.

Image de couverture : @artkor7 pour TrashTalk


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