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Les Warriors giflent OKC, 111 à 95 : trop de Splash Brothers, trop d’écart entre les deux équipes

Dans ce quatrième et dernier affrontement entre Warriors et Thunder sur cette saison régulière, ce sont les hommes de Steve Kerr qui ont collectivement proposé une partition remarquable, pour étouffer la bande à Westbrook.

Un de ces matchs dont le score final ne reflète pas vraiment l’écart de niveau entre les deux équipes. Car soyons clairs d’entrée, heureusement que le dernier quart-temps était là pour sauver l’honneur des joueurs d’OKC, sinon l’addition aurait pu être bien plus salée. Solides en début de rencontre grâce à leur intensité physique et des contre-attaques limpides, les poulains de Billy Donovan tenaient le regard avec des Warriors qui donnaient à manger à Stephen Curry en attaque. Un premier écart bien rattrapé par le Thunder, mais qui allait tout de suite challenger la profondeur d’effectif locale devant un public anxieux : le groupe B d’Oklahoma City contre le groupe B de Golden State, mauvaise pioche pour les hôtes. Laminés par la défense collective des visiteurs, le boulot énorme de Draymond Green et Andre Iguodola sans parler de la belle entrée de JaVale McGeee, les Warriors prenaient soudainement quinze point d’avance et souhaitaient ponctuer le tout à leur manière. Pas avec un énième stop défensif d’une rare discipline, pas avec un mini-barfight attendu qui imposait aux arbitres de distribuer des techniques à tout le monde, mais plutôt avec une bombe silencieuse, ce genre de bombe au buzzer de la première mi-temps, qui déprime son adversaire et rappelle la réalité des choses.

Une bombe parmi tant d’autres, signée Stephen Curry, et tellement bien accompagné par Klay Thompson. D’abord en feu sur le début de match, le meneur laissait la main à son Splash Bro qui arrosait à tout-va dans le second quart. Quelques 35 points à la pause pour la paire (contre 39 pour OKC), elle qui ne lâchera rien dans le troisième quart et gardera les deux pieds sur l’accélérateur, comme pour mettre un point d’exclamation sur ce sweep de la régulière. Car c’est bien là que la différence de niveau était notable ce lundi. Dans cette capacité d’une équipe à respecter ses rotations, son identité et son plan de jeu pour terroriser l’adversaire, GS tenant le challenge physique pour imposer une défense de fer, pendant que l’autre se vautrait dans le mur érigé à domicile et ne parvenait pas à rentrer le moindre tir extérieur. De +10 à +20 en montant jusqu’à +30, le score retrouvait les mêmes bases que les trois autres rencontres de l’année jouées face au Thunder, et gagnées de près de 20 points en moyenne. Le tout, sous les yeux d’un Kevin Durant forcément satisfait de se retrouver du côté des vainqueurs. Non, il n’y aura pas eu de véritable match entre ces deux équipe, malgré l’attente et l’intensité palpable sur le terrain. Les Warriors ont rappelé qui était le patron, et quel fossé séparait ces deux effectifs à l’heure actuelle.

Propre, net et sans bavure, ce succès de Golden State avait l’empreinte de la saison dernière. Ce genre de soirée durant laquelle Klay Thompson et Stephen Curry sont intouchables, les cols bleus font leur travail, et l’agitation de deux coups de coudes ne les pousse qu’à alourdir le score final. Sweep de la série en régulière, see you next year.

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