Bulls

La jeunesse des Bulls se réveille : Bobby Portis et Denzel Valentine font le show à la maison

Bobby Portis
Source image : @Chase_Shannon

C’est peut-être cette version qu’on devrait voir le plus souvent. Une que les Bulls ont imposé au Jazz hier soir, permettant à la franchise de Chicago de s’imposer à domicile, 95-86.

Une version, mais quelle version ? Cette version qui pense à demain, plutôt que maintenant. Qui responsabilise les gamins, plutôt que de se reposer sur les anciens. Et c’est sans vouloir manquer de respect à Dwyane Wade, lui qui ne rejouera pas de la saison suite à sa blessure au coude. C’est sans vouloir manquer non plus de respect à Rajon Rondo, lui qui soutient les petits quand il peut. Simplement, dans une transition qui n’a pas encore d’identité ni même de route, les Bulls feraient mieux de tester leurs poulains et on en a vu les fruits hier soir. Certes, ce n’était qu’une seule rencontre, mais c’était probablement la plus bruyante au United Center depuis fort longtemps. Car en voyant Denzel Valentine chauffer dans le dernier quart-temps et en observant Bobby Portis bomber son torse dans la raquette du Jazz, il y avait de quoi sourire chez les habitants de l’Illinois. Bien évidemment, Jimmy Butler était encore au four et au moulin, mais ce sont bien les petits qui l’aidaient dans sa mission, celle de bien finir la saison et pourquoi pas retourner en Playoffs.

C’est donc cette version qu’on aimerait voir un peu plus, si Fred Hoiberg passe par là et nous lit entre deux réunions parents-profs. Il y a une semaine, c’est plutôt la honte qui entourait l’entraîneur de Chicago, en voyant son équipe offrir une performance hideuse à Boston. Vétérans blasés, jeunes perdus, pieds qui traînent et gifle dans la tête, on versait quelques larmes dans les rues de Chitown. Hier soir ? Tout l’inverse. Certainement le produit des deux dernières défaites et des paroles de Butler, le All-Star affirmant que son équipe était soft et qu’elle avait besoin de se reprendre. Si Jimmy était le premier à retrousser ses manches en allant à la mine contre Utah, c’était justement pour montrer la voie à ces petits qui dessineront l’avenir à Chicago, que ce soit avec lui ou sans lui. Valentine, plein d’exubérance et de confiance, mettait du piment dans le jeu parfois trop plat des Bulls. Portis, plein d’énergie et de résistance, se battait comme un diable pour offrir aux siens le boost nécessaire. Hier soir, ce sont ces deux garçons qui ont fait le show, mais demain ce sera peut-être quelqu’un d’autre. Paul Zipser, Cristiano Felicio, qui sait ?

La schizophrénie des Bulls continuera jusqu’au 12 avril, très certainement. Une victoire prometteuse, une branlée déprimante. Mais si Hoiberg arrive à donner plus de responsabilités aux jeunes dans son immense bordel, ce sera déjà ça de gagné pour les faire grandir.


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