Les Français

Le début 2017 des Français en NBA : Gobert montre la voie, Luwawu semble déjà prêt à la suivre

Français en NBA - Rudy Gobert - Timothe Luwawu-Cabarrot

Un patron. Un petit jeune qui en veut.

Source : images YouTube

La NBA compte de plus en plus de joueurs non-américains. Ils étaient 113 sous contrat avec une franchise à l’entame de la saison 2016-2017 dont 11 Français. Des frenchies qui représentent d’ailleurs le plus gros contingent “d’étrangers” à égalité avec les Canadiens. Et, de temps en temps, TrashTalk vous proposera un bilan de l’activité et des performances de Rudy Gobert, Evan Fournier, Tony Pi et de toute la bande d’aventuriers partis outre-Atlantique. 

2017 a commencé depuis deux mois et demi. Il est temps de faire le point, histoire de voir un peu quelle genre de spécialité culinaire bien française nos Bleus ont été capables de proposer à leurs hôtes américains. Bien évidemment, ces classements tiennent compte du niveau de jeu du joueur, des attentes placées en lui mais pas forcément trop de ses résultats collectifs purs car il s’agit vraiment de donner un avis sur les états de forme individuels de nos compatriotes.

Statistiques du 1er janvier eu 16 mars

Le menu du chef étoilé

# Rudy Gobert

  • Stats : 33 matchs (33 fois titulaire) pour 13,7 points à 61,6% au tir, 13,4 rebonds et 2,4 contres en un peu plus 34 minutes de temps de jeu moyen.
  • Mention : filets de canette rôtis sauce bigarade et pommes maxim’s
  • Le plus : fin et copieux à la fois, il ne manque pas de caractère.
  • Le moins : le quoi ?

33 matchs, 22 double-doubles dont quelques très grosses performances comme ce 19 points et 19 rebonds sur le Magic, ce 27 points et 25 rebonds sur les Mavs ou encore ce 15 points et 19 rebonds sur le museau des Wizards. Sans oublier que Rudy contre à foison, qu’il bouche un maximum de trous défensifs et oblige bon nombre d’attaquants à revoir leurs plans une fois arrivés dans la raquette du Jazz. Il est l’un des joueurs les plus dissuasifs de la ligue et si le Jazz squatte le top 4 de l’Ouest, c’est en partie grâce à son pivot made in France.

La bonne vieille cuisine maison

# Evan Fournier

  • Stats : 24 matchs (22 fois titulaire) pour 15,6 points à 40,7 % au tir dont 32,3% derrière l’arc, 3,7 rebonds, 2,8 passes décisives et 1 interception en un peu moins de 33 minutes de temps de jeu moyen.
  • Mention : filet de lotte, beurre blanc et pommes de terre vapeur
  • Le plus : on peut toujours compter sur lui.
  • Le moins : quelques soucis de blessures qui sont venus polluer son début d’année.

Notamment gêné par une blessure au talon, Vavane n’a pas pu démarrer 2017 aussi bien qu’il avait fini 2016. Toujours est-il que, malgré le marasme qui règne au Magic et les changements de rotation fréquents auxquels s’adonne coach Vogel, le Français n’a eu aucun souci à retrouver sa place dans le cinq. Pas toujours aussi régulier qu’on le voudrait, il fait clairement de son mieux dans le collectif en difficulté auquel il appartient. Des jours meilleurs viendront Evan. C’est sûr.

# Nicolas Batum

  • Stats : 30 matchs (30 fois titulaire) pour 16,2 points à 39,6% au tir dont 35,9% derrière l’arc, 5,7 rebonds, 5,9 passes décisives et 0,9 interception en 35 minutes de temps de jeu moyen.
  • Mention : sandwich mixte
  • Le plus : jamais trop déçu.
  • Le moins : jamais vraiment surpris.

Parfois très branché scoring, parfois décidé à créer au maximum pour les copains, Nico sait et peut tout faire. On le sait. Ses stats en sont d’ailleurs une preuve : complètes et variées. Ce qui est dommage pour notre Batman national c’est que le niveau de jeu global des Hornets ne va vraisemblablement pas leur permettre d’atteindre les Playoffs. En attendant, Nico fait le job sans gros plus mais gros moins non plus.

# Tony Parker

  • Stats : 25 matchs (25 fois titulaire) pour 10,3 points à 48,8% au tir dont 37,9% de loin, 1,9 rebond et 5 passes décisives en 26 minutes de temps de jeu moyen.
  • Mention : les vieux pots, les meilleures sauces, tout ça…
  • Le plus : l’expérience,la gestion.
  • Le moins : ne peut plus enchaîner.

Si Gregg Popovich continue de titulariser Tony Pi dès qu’il le peut, dès que le joueur est suffisamment en forme, c’est qu’il y a une raison : avec TiPi sur le parquet, les Spurs sont plus équilibrés, mieux organisés. Bref, les Spurs sont plus les Spurs avec le Français à la baguette. Son impact pourrait être très conséquent en Playoffs si son physique et notamment son dos le lui permet.

La carte du bar du coin

# Timothe Luwawu-Cabarrot

  • Stats : 34 matchs (4 fois titulaire) pour 6,1 points à 41,5% au tir dont 29,6% de loin, 2,2 rebonds et 1,1 passe décisive en un peu plus de 17 minutes de temps de jeu moyen.
  • Mention : burger à l’ancienne mais moderne 
  • Le plus : hmmmmm mais c’est boooooooon.
  • Le moins : très bonne recette mais à parfaire.

Ok d’accord Timothé, tu es comme ça toi ! Le coach te donne un peu de sa confiance et tu le lui rends au centuple directement, sans coup d’essai. Sérieux, hargneux et solide en défense, le frenchie est aussi appliqué en attaque. Résultat : coach Brett Brown l’utilise et s’en dit très content. Titulaire sur les trois derniers matchs des Sixers, il s’est notamment fait plaisir face à la défense – moisie, il faut le reconnaître – des Lakers en posant son record en carrière : 18 points. TLC est en train de réussir sa saison rookie.

# Boris Diaw

  • Stats : 34 matchs (3 fois titulaire) pour 4,4 points à 44,4% au tir dont 21,2%de loin, 1,7 rebond et 2,1 passes décisives en un peu moins de 15 minutes de temps de jeu moyen.
  • Mention : ballon de rouge
  • Le plus : il n’y a pas besoin d’en boire beaucoup pour savoir qu’il est bon.
  • Le moins : ne se garde pas forcément très longtemps.

Le temps de jeu de notre Babac national a sensiblement baissé en 2017 par rapport à la fin 2016. Quin Snyder a pas mal d’autres options (Trey Lyles, Joe Johnson en small ball). Mais l’association entre Boris et Rudy fonctionne plutôt bien. Ensuite, l’expérience de Bobo sera primordiale aux jeunes jazzmen une fois venu le temps des Playoffs. Enfin, Diaw a l’air bien à Utah et c’est le plus important finalement.

# Ian Mahinmi

  • Stats : 16 matchs (jamais titulaire). 4,9 points, 4,4 rebonds, 1,1 interception et 0,9 contre en presque 17 minutes de temps de jeu moyen.
  • Mention : bavette, frites.
  • Le plus : à chaque fois qu’on en mange, on est satisfait.
  • Le moins : on cherche, on cherche…

Revenu et enfin débarrassé de ses soucis de genou, Ian a trouvé naturellement sa place dans la rotation de Wizards qui marchent très bien depuis le début d’année. Derrière Marcin Gortat, Mahinmi abat du gros boulot au rebond et en défense d’une manière générale. C’est top de le voir bien dans son corps et évoluer dans une équipe ambitieuse qui a besoin de lui.

# Joffrey Lauvergne

  • Stats : 26 matchs (jamais titulaire) pour 5,3 points à 41,4% au tir dont 30,6% derrière l’arc, 3,6 rebonds et 1,1 passe décisive en un peu moins de 15 minutes de temps de jeu moyen.
  • Mention : tomates-mozzarella buffala
  • Le plus : valeur assez sûre.
  • Le moins : forcément quand on change tous les ingrédients autour…

Qu’elle est compliquée cette année 2017 pour Joffrey ! Il commençait doucement à se faire une place dans la rotation du Thunder et puis BIM : échangé à la trade deadline. Il se retrouve à Chicago chez des Bulls qui ne savent clairement pas où ils vont. Ce qui ne l’empêche d’ailleurs pas de produire quelques stats en sortie de banc. Allez Jololo, sache-le, ici on croit en toi.

# Kevin Séraphin

  • Stats : 25 matchs (3 fois titulaire) pour 5,1 points à 60,6% au tir et 2,9 rebonds en 13 minutes de temps de jeu moyen.
  • Mention : panini quatre fromage
  • Le plus : quand il est servi, il fait le boulot.
  • Le moins : la carte est fournie.

Il est là le souci de notre Kéké national : coach McMillan a du choix en ce qui concerne sa rotation intérieure. La concurrence est rude dans l’Indiana et le Français doit faire avec. Il y parvient de mieux en mieux et même s’il n’est pas de tous les matchs des Pacers, on sent qu’il peut être utile à cette équipe qui va jouer les Playoffs. Et ça, c’est l’essentiel.

La bouffe de l’hosto

# Alexis Ajinça

  • Stats : 9 matchs (2 fois titulaire) pour 4,8 points à 51,5% au tir et 3,6 rebonds en 14 minutes de temps de jeu moyen.
  • Mention : soupe à la grimace
  • Le plus : se bat.
  • Le moins : DeMarcus Cousins vient débarquer sur son poste.

Il faut le dire, ça commençait à aller un peu mieux pour Alexis du côté de la Nouvelle-Orléans. Mais, à la mi-février, les dirigeants ont mis sur pied le plus gros trade de l’année et c’est DeMarcus Cousins qui a débarqué chez les Pelicans. Quand vous jouez pivot et que le meilleur pivot de la ligue arrive dans votre équipe, c’est rarement idéal pour votre temps de jeu. Courage Alexis !

# Joakim Noah

  • Stats : 2 matchs (2 fois titulaire) pour 3,5 points et 4,5 rebonds en un peu moins de 10 minutes de temps de jeu moyen.
  • Mention : pâtes au beurre
  • Le plus : il aime New York.
  • Le moins : n’a plus le physique pour figurer dans les recettes modernes.

Il n’a joué que deux matchs en 2017 et a passé le reste du temps en costard au bord du terrain ou auprès de l’infirmière du Madison Square Garden. On attendait bien évidemment beaucoup plus de Jooks cette saison surtout vu la taille de son contrat…

Voilà pour ce bilan franco-français. Nous pouvons être fiers de nos compatriotes évoluant en NBA. Ils portent haut les couleurs de la formation française. 

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