One-on-One

D’Angelo Russell dans un cauchemar : 5 points, 6 fautes, 7 balles perdues, 8 raisons de s’inquiéter

D'Angelo Russell
Source image : Bossip

Hier soir face aux Rockets, les Lakers se sont bien évidemment pris une volée dans le Texas, en perdant leur match 139 à 100. Mais au-delà du score final, c’est la production de D’Angelo Russell et les choix de Luke Walton qui ont provoqué de troublantes questions.

On l’avait observé dernièrement, nous offrant des scènes prometteuses puis plus inquiétantes les unes que les autres. D’abord chaud en sortie de break lié au All-Star Weekend, Russell avait ensuite quitté sa zone pour retrouver celle qui fait transpirer de nombreux fans dans la cité des anges. Balles bêtement perdues, panique dans le money-time, pourcentages en chute libre, défaites à la con, telle une métamorphose non-contrôlée, D’Angelo passait du noir au blanc et du blanc au noir, laissant ses coéquipiers dans l’incompréhension et son entraîneur devant de multiples interrogations. Dois-je le garder dans le cinq majeur ? Doit-il mériter son spot comme tout le monde ? Et pourquoi ne pas utiliser ce dernier mois pour tenter différentes rotations ? Face à cet amas de doutes, Walton décidait finalement de commencer Jordan Clarkson en meneur titulaire… avec Nick Young à ses côtés, lors du déplacement des Lakers à Houston hier soir, et après avoir déjà testé ce modèle en insérant David Nwaba dans le cinq à Denver. Ce qui suit n’est pas une blague ou une faute de frappe, mais bien une des pires performances offertes dernièrement, image forte du croisement autour duquel D’Angelo Russell et le management californien se situent aujourd’hui.

25 minutes, 2/10 au tir, 5 points, 6 fautes, 7 balles perdues.

On parle d’une ligne qui n’a été réalisée que par un seul homme avant lui dans nos temps modernes, un certain Josh Smith en 2007, lui aussi capable d’avoir moins de points que de balles perdues tout en étant disqualifié pour nombre de fautes maximal atteint. Mais au-delà des chiffres, il y a cet inconfort sur le terrain et cette incapacité à pouvoir imposer son talent dans le jeu. D’Angelo Russell vit une deuxième saison professionnelle difficile, c’est un fait. Après une première compliquée mais excusée par la présence de Byron Scott et le tour de stade de Kobe, la seconde passe moins facilement. Certes, des blessures l’ont freiné en début de campagne, mais aujourd’hui le bonhomme est en forme et il n’arrive cependant pas à verrouiller son propre poste, dans la pire équipe de la Conférence Ouest. Doit-on y voir un désaccord avec Luke Walton, traduit en punition ? Un coach qui veut pousser son phénomène à aller chercher son job comme un grand ? Ou bien un entraîneur en désaccord avec son nouveau management ? Car mine de rien, Magic Johnson et ses sbires avaient été clairs sur cette fin de saison : il était question d’évaluer les jeunes talents, en leur donnant l’opportunité de s’exprimer. En voyant Walton sortir D’Angelo Russell du cinq, c’est à se demander si Luke a pris cette initiative en solo, ou bien s’il s’agit d’un dernier test envoyé comme une bouée de sauvetage à D-Lo, avant que le produit formé à Ohio State ne soit éjecté du bateau californien.

A l’approche d’une Draft qui sera blindée de meneurs talentueux, et avec une franchise qui cherche justement un poste 1 royal pour complémenter Brandon Ingram ainsi que répondre à Luke Walton, D’Angelo Russell semble voir le ravin se rapprocher doucement mais sûrement sous ses pieds. Certains verront sa performance d’hier comme une simple mauvaise soirée, d’autres y verront la suite logique d’un dossier bientôt catapulté hors de Los Angeles. La réponse ? Dans les quatre prochaines semaines, et bien évidemment cet été.


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