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Joel Embiid président : quand il trashtalk sur le terrain, le Process parlerait… en français

Joel Embiid

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Source image : YouTube

Déjà qu’on tombe facilement amoureux de Joel Embiid, savoir qu’il clasherait du monde en français est un délice qui décuple notre passion pour le Process : oui, Jojo aime bien jacter sur le terrain.

Mais ça, on le savait. Comme on savait aussi qu’il switchait parfois sur son compte Twitter entre l’anglais et le français pour envoyer du steak, deux langues qu’il gère bien comme un roi pour faire du blabla. En ayant grandi à Yaoundé au Cameroun, Embiid a forcément eu des influences françaises et anglaises dans son évolution, linguistiques pour commencer évidemment. L’immense garçon qui pensait devenir joueur de volleyball a finalement préféré la balle orange vers 15 ans, et c’est Luc Mbah a Moute qui l’a ensuite découvert dans un camp de basket organisé en Afrique. Devant cette perle qui voulait copier le jeu d’Olajuwon, LMAM l’a aidé à faire la transition chez l’Oncle Sam et notamment à Montverde Academy où il croisait un certain D’Angelo Russell. Les deux garçons sont restés proches, à tel point qu’une récente émission gérée sur NBA TV a offert une anecdote magique sur le duo. En effet, dans le dernier Open Court incluant également Karl-Anthony Towns et Devin Booker, l’immense Embiid s’est penché sur le trashtalking aujourd’hui, et alors là… pépite.

Je pense que personne n’est vraiment très bon en trashtalking dans cette Ligue. Quand vous parlez, il faut savoir assumer avec un bon jeu derrière. Il existe quelques joueurs que je n’apprécie pas en NBA, et quand c’est le cas je leur fait savoir. Ils le comprennent très vite. Mais j’essaye toujours de m’amuser, et pour vous donner un exemple quand je fais du trashtalking, c’est parfois en français. Du coup, les mecs me regardent en se demandant ce que je viens de dire, ça m’amuse.

Parfois, je vais dire des trucs en français qu’ils ne comprendront pas. D’Angelo (Russell) le sait, on a fait le lycée ensemble. Quand je parlais en français, je disais des trucs stupides. Et ce que j’ai vite appris ici, c’est que les Américains ont du mal quand ils ne comprennent pas une langue, ils pètent un câble. Du coup j’ai commencé doucement avec cette technique et maintenant je le fais régulièrement.

Oui, Joel Embiid lâche probablement des tu kiffes et autres garde la pêche aux gros qui veulent défendre sur lui tous les soirs. Un pur bonheur pour nous sur l’Hexagone, sachant que le Process avait déjà fait forte impression en seulement 30 matchs professionnels. Maintenant, il faudra qu’on lui demande ce qu’il sort à ses adversaires, car si les punchlines sont en fait des recettes sur la tarte au concombre, on préférera parler d’autre chose. Mais dans tous les cas, utiliser l’incompréhension linguistique adverse comme une arme est une magnifique idée, qu’on a retrouvée chez bien des clients par le passé : les anecdotes sur Drazen Petrovic qui murmurait en croate sont souvent racontées par les anciens ayant pu défendre sur lui. Mais dans la langue de Molière, forcément, on ne peut que se lever et applaudir.

La saison prochaine, il faudra bien regarder l’attitude de Joel Embiid quand il prendra feu. Car si le monstre nous met trois tirs de suite et lâche un gros buvez du Sprite, on risque de s’écrouler au sol. Définitivement unique, ce Process.

Source : Open Court

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