Thunder

Russell Westbrook a perdu mais il est inhumain : 58 points à 21/39, career high, c’est quand qu’il se calme ?

La saison de Russell Westbrook ressemble à une quête utopique de succès. Utopique car la Conférence Ouest est terrible, utopique car il manque à ce pauvre homme un supporting cast suffisamment solide pour espérer valider ses rêves de grandeur. Mais malgré tout, il va bientôt falloir s’incliner devant la monstruosité de la saison du bonhomme. Une nouvelle preuve cette nuit, avec une crise de boulimie tout simplement… sans précédent dans sa carrière.

On le sait, il y a deux écoles lorsque l’on évoque Russell Westbrook. Ceux qui nous sortiront chaque matin que le meneur du Thunder n’a jamais rien gagné, les mêmes probablement qui conchient ce processus Westbrookien consistant à aimanter tous les ballons pour décider du sort de chaque possession. Et l’argument peut d’ailleurs se discuter car rares sont les joueurs ayant eu une grande carrière en suivant ce sinueux et dangereux chemin. Puis il y a les autres. Et on ne va pas se mentir, ce matin nous en faisons partie. Ceux qui profitent simplement du fait d’avoir sous les yeux un tel phénomène, ceux qui hallucinent de voir un mec branché H24 sur 200 000 Volts, multipliant les coups de speed et les drives surpuissants dans le trafic comme s’il ne se fatiguait jamais. 31,7 points, 10,6 rebonds et 10 passes de moyenne avant ce match, dans une équipe qui va jouer les Playoffs ? Arrêtez tout de suite toute sorte de mauvaise foi car ce qu’est en train de réaliser Russell Westbrook est inhumain. Il force bien assez souvent c’est un fait, mais comment ne pas se prosterner devant une telle intensité quand de notre côté notre canapé et notre corps de baleine fusionnent ?

Cette nuit ce fût grand, ce fût dingue, ce fût évidemment parfois trop. Le jump-shot est devenu le temps d’un soir une arme de destruction massive, les lancers n’étaient qu’une formalité, la défense des Blazers s’est ouverte à lui telle la Mer Rouge devant Moïse. Au bout du compte une défaite car les derniers tirs ne rentrent pas et c’est évidemment bien dommage de ne pas valider une telle performance par une victoire, mais plus que le score final c’est bien la ballade du meneur d’OKC que l’on retiendra de cette drôle de nuit. 58 points à 21/39 dont 3/9 du parking, 13/16 sur la ligne, 3 rebonds, 9 passes, 3 interceptions et 1 contre, le plus gros coup de chaud offensif d’une carrière qui en compte déjà quelques uns, le genre de ligne de stats que la plupart d’entre nous n’arrivent même pas à aligner… sur 2K. Parce que Russell Westbrook cette nuit c’était bien ça : un mec tout droit sorti de 2K. Pire, un mec sorti de NBA Jam, avec la tête de cartoon qui va bien.

La saison du Thunder finira peut-être prématurément. Ou peut-être pas en fait. Mais Russell Westbrook aura en tout cas validé un sacré défi. Survivre au départ de Kevin Durant et devenir le nouveau maire de la ville en envoyant une saison historique. Mais bougez pas hein, il parait que ce n’est pas fini.

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