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Le Jazz en déplacement à Houston : pour le troisième spot à l’Ouest, c’est maintenant ou jamais

Utah Gordon Hayward

Défenseurs de l’Utah ou artilleurs texans : faites vos jeux.

Source image : Twitter

Ce match entre les Rockets et le Jazz est un tournant dans la lutte pour la troisième place de la Conférence Ouest. Soit Utah l’emporte et revient à trois petites victoires des Rockets, soit Houston met tout le monde d’accord et les Mormons se contenteront de batailler pour conserver leur quatrième sport convoité par les Clippers.

À Salt Lake City, ça va plutôt bien cette saison. Avec 40 victoires pour 24 défaites, le Jazz fait un étonnant mais joli quatrième de Conférence Ouest. La franchise de l’Utah reste sur six succès en huit rencontres et sur trois wins consécutives : succès 112-97 contre Brooklyn, chez qui l’opération tanking se poursuit sans accroc, puis victoire 110-109 arrachée à Sacramento après prolongation grâce à une claquette du Roi Dagobert reprenant au buzzer un vieil air ball de George Hill et enfin une petite victoire à domicile contre les Pelicans, 88-83. Rien de bien reluisant étant donnée la “forme” actuelle des adversaires et la manière avec laquelle le Jazz a remporté ces trois victoires, mais ça gagne. Cependant, il faudra certainement une tout autre prestation pour se défaire des Rockets sur leur terrain cette nuit. À leur décharge, le Jazz a dû composer avec les blessures tout au long de la saison. Pour affronter New Orleans, George Hill, Joe Johnson et Shelvin Mack manquaient à l’appel. Les trois sont toujours incertains pour le duel du jour contre Houston. Mais Rodney Hood le rappelle :

“Les blessures ? On a fait avec toute la saison, les gars ont élevé leur niveau de jeu et ont joué dur.”

C’est clair, cette équipe s’est forgée une vraie identité. Les strass et paillettes, très peu pour elle. Le Jazz, c’est avant tout une grosse défense qui encaisse seulement 96 points par match en moyenne, ce qui en fait la meilleure de NBA. Elle pourrait d’ailleurs être récompensée par un titre individuel, celui de Defensive Player of the Year auquel prétend Rudy Gobert, même si Draymond tiendrait pour l’instant la corde. A l’inverse, Utah est la troisième attaque la moins prolifique de la Ligue. Mais peu importe, cette équipe se base sur un collectif de guerriers, sans véritable star offensive. Quand on connait l’intensité des matchs de Playoffs, on peut se dire que leur dureté est un atout considérable. En revanche, est-ce que cela suffira pour étouffer les pistoleros texans cette nuit ? Rien n’est moins sûr.

En tout état de cause, on aura droit à une sacrée opposition de style. En effet, les locaux ne sont pas tellement réputés pour leur dureté ou leur défense cette saison. Les Rockets sont la cinquième équipe qui encaisse le plus de points en NBA, la troisième à l’Ouest derrière les Suns et les Lakers, embourbés aux deux dernières places de la Conférence. Par contre, à Houston, ça dégaine à tout-va. Les Rockets ont la deuxième attaque la plus prolifique de la Ligue, juste derrière les Warriors. Il faut dire qu’avec Mike D’Antoni sur le banc, on ne pouvait pas s’attendre à autre chose : du pur run and gun avec des artilleurs de renom que sont Eric Gordon, vainqueur du concours de tirs à 3-points, Ryan Anderson, Trevor Ariza et le nouvel arrivant Lou Williams avec le génial James Harden à la baguette. El barbudo est clairement un MVP en puissance et permet à son équipe de franchir un énorme palier cette saison. Les Rockets, qui avaient tout juste réalisé un bilan équilibré l’an dernier (41-41) et péniblement atteint le huitième spot à l’Ouest, aux dépends du Jazz justement, sont devenus une machine difficile à enrayer. Outre un très beau bilan de 44 victoires pour 20 défaites, les Rockets ont réalisé une série impressionnante de 20 W en 22 matchs en fin d’année 2016, ce qui leur vaut cette belle troisième place aujourd’hui. Depuis, c’est seulement 13 succès pour 10 revers, dont le dernier en date à San Antonio (112-110) lundi, dans un duel au sommet de la Conférence Ouest et entre deux candidats au titre de MVP, dont Kawhi est ressorti vainqueur. Au sortir de la rencontre, James Harden regrettait que “les choses ne soient pas allés dans [son] sens”, remettant en cause “quelques coups de sifflets discutables” et la blessure de Ryan Anderson en cours de rencontre. L’ailier-fort fuyant de Houston est d’ailleurs très incertain pour ce soir. Optimiste, Harden conclut : “Nous n’avons pas gagné mais nous nous sommes battus et nous avons bien joué.” Alors il faudra remettre les mêmes ingrédients dès ce soir pour espérer battre le Jazz. Et une victoire serait précieuse, car après Utah, les Rockets devront affronter Chicago et Cleveland, pas une mince affaire. Autant dire qu’en cas de défaite à domicile cette nuit, la troisième place pourrait réellement être menacée.

Opposition intéressante au Toyota Center. D’un côté, un Jazz rugueux qui se base sur sa défense pour pallier son manque de talent offensif, de l’autre, des Rockets qui jouent l’attaque à outrance quitte à mourir avec leurs idées. Eloignées dans le jeu, proches au classement, les deux franchises luttent pour la troisième place à l’Ouest. Pour l’instant, elles ont obtenu une victoire chacune dans leurs confrontations directes cette saison : un partout, balle au centre.

Source texte : ESPN

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