Les Sophomores

Sophomore de l’Année 2016-17 : parait que Karl-Anthony Towns ne joue que sa seconde saison

Karl-Anthony Towns Sophomore
Source image : Youtube

Quand on est rookie, on découvre un nouveau monde, et parfois la transition peut être compliquée pour des jeunes hommes tout juste pubères. Mais l’excuse n’est plus valable en attaquant la deuxième saison dans la Grande Ligue. On attend donc les jeunots de l’an dernier plus matures pour confirmer ou rebondir. On suivra avec attention l’évolution des sophomores dans leur passage à l’âge adulte.

Le classement final semble tranquillement prendre forme avec très peu de mouvement ce mois-ci. On notera juste la dédicace aux game winners de T.J. McConnell, mais aussi la période plus compliquée connue par Kristaps Porzingis pendant que Nikola Jokic confirme en permettant aux Nuggets de lutter pour les Playoffs. Quant à Karl-Anthony Towns, il est toujours aussi pépère au sommet..

Place Sophomore Bilan du mois

10

(Wild Card)

T.J. McConnell
Sixers TJ McConnell

Stats du mois : 8,8 points à 52,8% dont 16,7% du parking, 3,8 rebonds et 6,1 passe en 29,5 minutes

Stats de la saison : 6,3 points à 47,2% dont 23,5% du parking, 3 rebonds et 6,1 passes en 25 minutes

Voir coup de cœur.

9

(baisse)

Emmanuel Mudiay
Nuggets Emmanuel Mudiay

Stats du mois : 6 points à 26,9% dont la bulle du parking, 3,3 rebonds et 3,8 passes en 17,3 minutes

Stats de la saison : 11,5 points à  36,8% dont 30,8% du parking, 3,4 rebonds et 4,1 passes en 27,6 minutes

Si certains pensent encore que Manu est le meneur sur lequel les Nuggets doivent construire, on veut bien qu’ils nous donnent l’adresse de leur dealer. Parce que si on parle d’adresse justement, c’est un carnage pour Mudiay dont la franchise du Colorado a testé la valeur sur le marché des transferts. Comme personne n’a semblé prêt à lâcher un mars et un sachet de dragibus, les Pépites devront composer avec. Ou plutôt sans,, quand on voit ce que Jamal Murray a pu proposer au Rising Star. Parce que bon, on verrait bien le rookie monter en grade et prendre en main le jeu de Denver avec Jokic. Quitte à laisser Emmanuel Mudiay se contenter d’un rôle de doublure. Pardon, on me glisse dans l’oreillette qu’il n’est même plus dans la rotation.

8

(hausse)

Frank Kaminsky
Franck Kaminsky

Stats du mois : 17,5 points à 42,2% dont 36,5% du parking, 6,6 rebonds et 2,8 passes en 32,4 minutes

Stats de la saison : 11,2 points à 39,5% dont 31,6% du parking, 4,6 rebonds et 2,1 passes en 25,5 minutes

A 38,1% de réussite au tir, Frank the Tank ne fait pas rêver, surtout pour un intérieur. A 29,6% du parking, ça ne s’améliore pas, encore plus pour un stretch four. Mais bon, Franky a régalé pendant la pause All-Star en envoyant ogive sur ogive pour répondre à Jamal Murray, alors du coup on a décidé de le laisser dans le classement. Sans oublier qu’il a bien profité du départ de Roy Hibbert et de la blessure de Cody Zeller pour réussir un mois de février canon.

7

(hausse)

Jahlil Okafor
Jahlil Okafor

Stats du mois : 12,8 points à 48,9%, 4,8 rebonds et 1,1 passe en 23 minutes

Stats de la saison : 11,6 points à 51,6%, 4,8 rebonds et 1,1 passe en 23 minutes

Il y a dix-huit mois, le mec pensait être le point de départ de la reconstruction des Sixers. Puis sa défense l’a éloigné de ce rôle. Ces derniers mois, Joel Embiid est devenu le patron de Philly, alors que Nerlens Noel jouait le rôle de doublure, plaçant Jahlil dans toutes les rumeurs de tranfert. Il y a une quinzaine de jours, avant la coupure All-Star, il était acté que l’ami Okafor fasse ses valises. La deadline passé, il est toujours à Philadelphie sans trop savoir pourquoi, alors que Noel s’est barré à Dallas. Pas de quoi le rassurer ni le faire rêver. Allez, tu devrais te casser cet été Jalhil.

6

(-)

D’Angelo RussellD'Angelo Russell

 

Stats du mois : 14,8 points à 40,5% dont 35,2% du parking, 3,8 rebonds et 5,2 passes en 27,7 minutes

Stats de la saison : 14,6 points à 39,8% dont 34,5% du parking, 3,8 rebonds et 4,7 passes en 26,7 minutes

On a de plus en plus de mal à croire que D’Angelo Russell soit l’élément moteur des jeunes Lakers. Et pourtant, en se séparant du grand Marcelo Huertos et de l’immense Lou Williams, la franchise de L.A. a finalement laissé les coudées franches au sophomore et son ami Jordan Clarkson pour former le backcourt sur lequel s’appuyer. A juste titre ? On verra bien si avec les mouvements de la deadline, D’Angelo Russell prend plus de volume et s’impose comme une future valeur sûre.

5

(-)

Myles Turner
Myles Turner Indiana Pacers

Stats du mois : 14,2 points à 45,8% dont 22,7% du parking, 5,9 rebonds et 1,8 passe en 32,7 minutes

Stats de la saison : 15,5 points à 52,1% dont 36,8% du parking, 7,2 rebonds et 1,2 passe en 30,9 minutes

Un mois de février un peu moins sympa que les précédents pour Myles Turner avec des stats quasiment toutes en baisse. Et comme Indiana n’est pas foutu de maintenir une vraie cadence intéressante dans une Conférence Est pourtant pas fameuse, on reste sur notre faim. On est peut-être trop exigeant avec un sophomore, mais on aimerait le voir devenir le vrai lieutenant de Paul George en s’affirmant plus sur le parquet.

4

(baisse)

Kristaps Porzingis
Poupluche Kristaps Porzingis

Stats du mois : 15,4 points à 41,9% dont 36,1% du parking, 7,3 rebonds et 1,3 passes en 29,1 minutes

Stats de la saison : 18,1 points à 44,7% dont 37,8% du parking, 7,1 rebonds et 1,3 passe en 32,7 minutes

Voir coup de gueule.

3

(hausse)

Nikola Jokic
Nikola Jokic

Stats du mois : 16,1 points à 51,4% dont 41,7% du parking, 10,5 rebonds et 5,9 passes en 29,5 minutes

Stats de la saison : 15,6 points à 57,5% dont 34,8% du parking, 8,9 rebonds et 4,4 passes en 26,8 minutes

Tranquillement, le joueur des Nuggets s’impose comme l’un des meilleurs éléments de la cuvée 2015. De bonnes mains, de l’adresse, de la vista… qui a dit que le poste de pivot était mort en NBA ? Avec ses camarades de promo Towns et Turner, il prouve que parmi les sophomores déjà, on a trois beaux spécimens. Mike Malone le sait, et il protègera son intérieur pour qu’il puisse donner la pleine mesure de son talent. Comme en le débarrassant de la concurrence de Jusuf Nurkic, envoyé à Portland. Parce que bon, Plumlee c’est sympa, mais en dehors des Blazers, personne n’a cru qu’il pouvait être titulaire en NBA. Attention cependant pour le sophomore, la reprise post-coupure All-Star est plus compliquée.

2

(-)

Devin Booker
Devin Booker

Stats du mois : 22,6 points à 44,2% dont 42,1% du parking, 2,7 rebonds et 3,2 passes en 34,8 minutes

Stats de la saison : 21,1 points à 42,6% dont 37,2% du parking, 2,8 rebonds et 3,2 passes en 34,6 minutes

Toujours aussi à l’aise pour scorer et shooter à distance – même si avouons-le, on l’attend maintenant à 40% du parking comme sur ce mois, faut pas déconner – le sophomore des Suns se permet même le luxe de rentrer dans le game du trash-talking. Bon ok, Troy Daniels n’était pas la plus grosse des proies, mais il faut bien se faire la main avant de se frotter aux meilleurs.

1

(-)

Karl-Anthony Towns
Karl-Anthony Towns

Stats du mois : 28,4 points à 60,3% dont 37,9% du parking, 13,3 rebonds et 2,3 passes en 37,3 minutes

Stats de la saison : 24,1 points à 52,5% dont 34,4% du parking, 12,2 rebonds et 2,9 passes en 36,6 minutes

Prenez les descriptions des mois précédents, faites un copier/coller. Et voilà, c’est bon. Quoi que, le mec trouve le moyen d’être encore plus impressionnant sur février, c’est dire. Le gros chat va finir sa saison en double-double sans trop forcer. Reste maintenant à la franchise de grandir avec lui, parce que ne pas voir ce mec en Playoffs, ça va vite nous soûler.

Coup de cœur : T.J. McConnell

Non drafté en 2015, T.J. McConnell a profité de l’énorme revue d’effectif effectuée par les Sixers l’an passé pour finalement se faire une place en NBA. Joueur sérieux et altruiste, il a même réussi à s’affirmer comme le meneur remplaçant de Philly derrière Ish Smith en 2016 et en relais de Sergio Rodriguez cette saison. Avant de devenir titulaire depuis fin novembre, en s’inscrivant parfaitement dans le vent frais insufflé par les jeunes de la Cité de l’Amour fraternel. Et si ses 6,3 points ou encore ses 21,2% du parking ne font pas rêver grand monde, il n’en reste pas moins le meilleur passeur de la cuvée 2015 (6,1 par rencontre). Des stats qui sont même passées à 8,7 pions et 7,8 caviars depuis qu’il est dans le cinq de départ. Et comme en plus il s’est offert deux game winners ces dernières semaines, on lui devait bien quelques lignes.

Coup de gueule : Kristaps Porzingis

On vous arrête tout de suite avant de nous envoyer des scuds en nous traitant de haters, ce n’est pas contre lui mais plutôt contre sa franchise qu’on veut gueuler un bon coup. Parce qu’aujourd’hui, le Letton est un symbole du dysfonctionnement des Knicks. Alors qu’il a du talent plein les mains et un potentiel énorme, il se retrouve freiné dans sa progression par son utilisation. Alors que les Jokic ou Towns ont les mains libres pour briller, lui doit se contenter d’un Skill Challenge pour prendre un peu de plaisir et rapporter à New York son seul trophée de la saison. Vivement qu’il puisse s’exprimer pleinement. En étant tout d’abord en bonne santé.

Un peu de mouvement sur le podium, du mois si on laisse de côté un KAT totalement intouchable. À quelques semaines de la fin de la saison, les jeux semblent jouer. Et les vacances se rapprochent pour nos sophomores, car hormis Myles Turner et Nikola Jokic –  éventuellement Emmanuel Mudiay s’il retrouve un peu de temps de jeu – les autres n’ont aucune chance de jouer les Playoffs.

*Stats avant les matchs du 28 février 2017


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