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Larry Brown a sa solution concernant les Knicks : qu’on laisse Phil Jackson coacher cette équipe

phil jackson
Source image : globalhiphopbattles.com

Coach légendaire dans l’histoire de la NBA, et notamment passé par le banc des Knicks dans une galère profonde, Larry Brown n’a pas mâché ses mots lorsqu’il s’est penché sur l’état actuel de la franchise new-yorkaise.

Il est comme ça, le Larry. C’est un basketball junkie comme on dit dans le jargon. Il lit tout, regarde tout, s’intéresse à tout et donnera son avis sur tout, même en étant éloigné du circuit NBA. Titré avec les Pistons en 2004, Brown avait vécu la déprime de Gotham pendant une seule petite saison en 2006, avant de terminer sa carrière professionnelle du côté de Charlotte. Cependant, cette distance avec la Grande Ligue ne l’empêche pas d’avoir une analyse pointue de ce qui se passe dans chaque franchise du championnat, et ce sont bien ses Knicks adorés dont il a parlé dernièrement. Invité sur Sirius XM Radio, le natif de Brooklyn a été assez clair sur ce qui cloche dans les couloirs du Madison Square Garden. Comment donner le pouvoir maximal à Phil Jackson, en pensant qu’il ne va pas confondre coaching et management ? Comment continuer sur cette voie, celle de la recherche impérative d’un entraîneur qui se plie à ses conditions, alors que les grandes équipes à succès ne fonctionnent pas ainsi ? La réponse de Brown, la voici.

Je n’arrive pas à comprendre comment on peut engager un entraîneur, et lui dire comment on a envie qu’il entraîne. Je n’arrive pas à comprendre comment on peut drafter des joueurs, pour un coach qui pratique un jeu particulier en ayant fait ses preuves, et lui demander de pratiquer un jeu qui nous plaît. Alors à ce moment-là, tu coaches ! On parle d’un des meilleurs entraîneurs de l’histoire de notre sport, qu’on le laisse coacher. S’il veut faire l’attaque en triangle, qu’il la mette en place lui-même et enseigne à chaque joueur comment fonctionner, en recrutant justement ceux qui seront le mieux adaptés à cette attaque. Moi aussi je peux pratiquer l’attaque en triangle avec Shaq et Kobe, je peux le faire avec Jordan et Pippen car ces joueurs espacent le terrain, mais c’est une attaque qui demande du temps à s’installer. Et dans la NBA actuelle, tout le monde essaye d’avoir des points facilement, notamment en transition. Qu’on le laisse coacher cette attaque, personne ne la connaît mieux que lui.

Il est clair que, depuis l’arrivée de Phil Jackson à New York, la ligne tracée entre le banc du coach et le bureau de manager a été plus ou moins effacée. On savait d’entrée que le Zen Master allait se focaliser sur son attaque en triangle, et qu’il ne lâcherait pas le steak avant d’avoir trouvé quelqu’un qui accepte de le suivre dans son plan. Derek Fisher ? Out. Kurt Rambis ? Cimer. Jeff Hornacek a eu droit à un peu plus de libertés dans ses décisions, mais on ressent encore cette distance entre l’exécutant qu’est Jeff et le décisionnaire qu’est Phil. Faut-il laisser Jax coacher les joueurs recrutés par ses propres soins ? Et qu’il se rende compte du bordel actuel ? On avait eu un modèle similaire à l’époque des Wizards de Jordan, où le numéro 23 avait d’abord recruté les joueurs avant de remettre ses pompes pour évoluer à leurs côtés. Certes, on a du mal à voir Philou remettre ses Converse d’ici demain, mais la piste de Larry Brown est intéressante car elle met la légende vivante devant ses responsabilités. Un choix aussi risqué qu’improbable, mais qui sait… avec le temps…

Imposer ses préférences sans laisser trop de marge de manoeuvre à son entraîneur, un délire assez mauvais en général. Hornacek a quelques libertés, mais peut-être pas assez pour pouvoir s’exprimer pleinement. Il va falloir faire un choix, prochainement.

Source : Sirius XM Radio


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