Sixers

Joel Embiid out pour une durée indéterminée : ça sent la fin de saison pour le Process…

Joel Embiid
Source image : NBA League Pass

La nouvelle semblait se pointer doucement, mais on faisait semblant de l’ignorer. Après un mois sans jouer, Joel Embiid a été placé sur la liste des joueurs absents… pour une durée indéterminée.

Difficile pour tout le monde de savoir comment déchiffrer et traduire cette expression. Indéterminée ? Dans le sens où il y a encore espoir ? Ou bien dans le sens où on doit pleurer toutes les larmes de notre corps ? Dans le jargon, une absence à durée indéterminée est plus ou moins la façon polie d’annoncer qu’un joueur ne pourra plus rejouer avant un long moment, et que les signaux médicaux ne sont pas positifs. Son dernier match, Joel Embiid l’avait joué le 27 janvier contre les Rockets, sur qui il avait planté 32 points. Mais avec des soucis ressentis lors des jours précédents et une chute inquiétante face aux Blazers une semaine plus tôt, l’intérieur savait qu’il allait devoir à nouveau être patient. Que deux années pleines passées sans jouer en match officiel n’allaient pas laisser place à 82 matchs avec 40 minutes de moyenne. Même en ayant au-dessus de lui une restriction placée autour des 30 minutes, Embiid savait d’entrée que sa machine allait en chier. Et qu’il devait donc en profiter pleinement.

C’est donc un Process mémorable qui est arrivé en NBA cette saison, mais qu’on ne reverra probablement plus avant octobre prochain. La semaine dernière, c’est Ben Simmons qui avait eu droit au drapeau blanc de la part de ses supérieurs. Cette fois, c’est Joel Embiid qui se rapprochera de son copain formé à LSU, car même si le constat officiellement publié n’est pas de l’ordre de l’absence pour toute la fin de saison, on peut logiquement concevoir que prendre le moindre risque sera évité par le management des Sixers. Jojo, c’est une pépite à laquelle il faut faire extrêmement attention. Le moindre pépin, la moindre gêne, et on éteint le moteur. C’est ce qu’il y a de plus frustrant avec lui et pour lui, mais nous agirions probablement de la même façon si nous étions dans les pompes de la direction de Philadelphie. Tout un printemps et tout un été pour se renforcer, en musclant son armure et en revenant à fond la forme, pourquoi se tabasser en mars pour une vieille place de 25ème au classement ? Les habitants de la Pennsylvanie devront donc prendre leur mal en patience, apprécier le boulot actuel de Dario Saric, et revenir dans quelques semaines pour une update finale.

Tristesse de ne pas pouvoir regarder le Process jouer, mais logique quand on voit la gueule du scénario. Deux ans sans jouer, trois mois passés à fond la caisse et un corps qui dit stop : normal. En espérant que les soucis d’aujourd’hui ne se reporteront pas sur les attentes de demain.

Source : Yahoo Sports

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

To Top