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La reconstruction des Nets selon Sean Marks : ou comment Brooklyn peut devenir une place forte

Nets Brooklyn Couv

Alors Sean ? Brique par brique ?

Source : Twitter / @NewYorkDealz

L’an dernier, Mikhail Prokhorov – le puissant propriétaire des Nets – a décidé de tout changer pour tenter de relancer (enfin) sa franchise. Car pour un gars qui avait promis de grands succès voire des titres à son arrivée, il est pour l’instant très loin du compte. Exit donc Billy King et Lionel Hollins pour faire place nette à un duo aussi patient et avisé qu’ambitieux : le Néo-Zélandais Sean Marks au poste de General Manager et Kenny Atkinson pour diriger le groupe depuis le banc. Au delà des bonnes intentions montrées sur le parquet et de la philosophie que le nouveau coach semble vouloir inculquer à ces hommes, il est intéressant de regarder ce que Marks est en train construire.

Car le moins qu’on puisse dire est que le nouveau GM se démène depuis qu’il est arrivé à Brooklyn. Et vu l’état dans lequel était la franchise quand il a posé ses bagages dans le quartier des hipsters, il y a déjà de quoi voir quelques belles améliorations et de non moins belles perspectives d’avenir. Oui, les Nets ont déjà perdu 49 fois cette saison pour neuf petites victoires. Oui, l’effectif est faible d’autant plus que Jeremy Lin semble avoir bien du mal à se sortir de ses pépins physiques. Oui, les Nets ont le pire bilan de la Ligue et ce sera toujours le cas mi-avril quand la régulière se terminera. Et oui, ils n’ont pas leur choix de Draft au premier tour – qui aurait été excellent, 25% de chance que ce soit le premier – puisqu’ils verront Boston drafter à leur place suite à l’échange qui a vu Paul Pierce et Kevin Garnett débarquer en ville en 2013. Bref, à première vue, la situation est assez catastrophique et bloque les projets pour pas mal d’années. Mais c’est sans compter sur les bonnes inspirations et le sens du business de Sean Marks.

On verra ce qu’il réussira par la suite mais quand on décortique le boulot déjà abattu, on ne peut qu’apprécier et constater que, grâce à leur GM, les Nets sont dans une bien meilleure situation qu’il y a un an. Ils n’avaient pas de choix au premier tour de la dernière Draft, Marks a envoyé Thaddeus Young et son contrat volumineux à Indiana afin de choisir en vingtième position, c’est Caris LeVert fut choisi. De ce qu’on en a vu, le swingman a du potentiel et c’est exactement ce dont Brooklyn a besoin : du potentiel, des gars sur lesquels construire et poser les bases futures d’un roster compétitif. Ensuite, sur les derniers jours, Marks et son staff se sont efforcés de continuer dans cette voie. Ainsi, ils n’ont pas hésité à monter un trade avec les Wizards. Washington avait besoin d’un joueur sérieux et apportant du scoring en sortie de banc, Bojan Bogdanovic les intéressait beaucoup. Il leur a fallu prendre Chris McCullough dans l’affaire tout en lâchant leur choix au premier tour de la prochaine Draft. Côté Nets, les arrivées de Marcus Thornton et Andrew Nicholson ne sont pas du tout fondamentales. Le second possède un contrat longue durée mais assez peu cher (6 millions la saison) et ne prend donc pas trop de place dans la salary cap. Le premier a été coupé à peine arrivé puisque les Nets ont récupéré K.J. McDaniels pour une bouchée de pain au soir de la deadline jeudi.  Ils ont payé 75 000 $ à Houston (soit le minimum dans ce genre de situation) car les Texans voulaient avant tout libérer un spot dans leur roster.

Pour résumer, les Nets ont non seulement ajouté un jeune joueur athlétique et ne demandant qu’à s’épanouir à leur effectif mais ils ont également glané un deuxième choix de Draft au premier tour pour 2017. Que ce soit celui des Wizards ou celui des Celtics, ces picks devraient se situer autour de la 25ème place mais ils peuvent servir à s’attacher les services de deux rookies ou être proposés ensemble à une équipe possédant un choix entre la dixième et la quinzième place mais ne sachant pas trop quoi en faire (ce n’est pas ce qui manque chaque année). Quelle que soit l’option, Marks et ses gars débarqueront en juin prochain à la grand messe des arrivées en NBA avec des leviers intéressants, sans compter qu’ils pourraient également échanger Brook Lopez pour avoir encore plus de poids dans la prochaine Draft ou les suivantes. Et pour ce qui est la free agency de juillet, les Nets auront de quoi faire des propositions indécentes à plusieurs joueurs de gros calibres dans le but d’en faire venir au moins un, afin d’articuler le roster autour d’au moins un All-Star (ou futur All-Star). Bref, ça construit doucement mais sûrement.

N’oublions pas que Sean Marks est passé par l’école R.C. Buford à San Antonio et qu’il sait donc de quoi il parle en termes de Draft. N’oublions pas que Brooklyn est un gros marché et qu’il ne faudrait pas grand chose pour remettre le blanc et noir à la mode en NBA. N’oublions pas que le Barclays Center est flambant neuf, que les moyens du proprio n’auront que peu de limites s’il sent que les résultats sont sur le point de tomber.

Tout cela ne va pas se faire en un claquement de doigt. Il va falloir un peu de temps, bien évidemment, cependant Sean Marks a non seulement tout ce qu’il faut pour réussir sur le long terme mais il vient en plus de poser d’excellentes bases en un an. Voilà qui fleure bon l’amour et la connaissance de la balle orange. Et si un jour, Brooklyn devient une place forte du basket US, Marks y sera sûrement pour beaucoup…

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