L'avis du Psy

L’Avis du Psy – S04 Épisode 17 : Thunder – Warriors c’est demain soir, et ça méritait bien une consultation

Avis du Psy

Demain soir à la Cheasapeake ? Le Psy sera au premier rang. Pas le choix là.

On part sans plus attendre pour la dix-septième édition de cette Saison 4 de l’Avis du Psy. Cette semaine au programme ? Deux hommes dont les retrouvailles samedi s’annoncent bouillantes, un coach déprimé, une bouillotte californienne, un pauvre letton pris dans la spirale de la connerie, un rappeur qui n’aime pas défendre, un futur retraité malheureux, un énorme troll texan, un jeune homme fauché en plein envol et bien sûr le GOAT du cabinet qui passe faire une bise. Et ouais, tout ça. Allez, blouses enfilées, ordonnances toutes prêtes, let’s go.

Place Patient Le compte-rendu de la visite

10°

J.R. Smith

J.R. Smith


Un moment déjà que Gérard n’avait plus donné de nouvelles à son Psy d’amour et ce dernier lui a donc passé un petit coup de bigo, comme quoi… le mot bigo est encore utilisé en 2017. Tout d’abord inquiet devant le peu de nouvelles données par le GOAT, le Psy fût vite rassuré de voir que rien n’avait changé puisque J.R. se pointa déchiré au cabinet, apparemment plus en manque de piave que de médicaments. Et vas-y que je rote le sky, et vas-y que je cours aux chiottes poser une galette, du Gérard comme on l’aime et qui n’avait apparemment pas trop aimé l’orgie offensive de Kyle Korver la veille, d’où cette cuite mémorable pour éviter de penser que ses minutes seront peut-être revues à la baisse à son retour. Une visite en tout cas parfaite pour débuter ce 17ème Avis du Psy, parfait pour se mettre dans le rythme avant le sympathique menu qui va suivre.

Kenny Atkinson
Sam Hinkie
Deuxième passage au cabinet cette saison pour le courageux coach des Nets, qui avait déjà rendu visite au Psy lorsqu’il commençait à enchaîner les défaites après un début d’exercice pourtant prometteur. Mauvaise nouvelle, Kenny a depuis continué de perdre, si bien que le pauvre homme ne se souvient même plus de sa dernière victoire. Le patient Atkinson ne s’attendait malheureusement pas à ça et quel ne fût pas son étonnement lorsqu’il se rendit compte que son équipe était d’un niveau inférieur à celles qu’il avait pu coacher en France il y a quelques années. Un pivot de 2m15 qui prend moins de rebonds qu’un arrière, des noms qu’il ne connaissait pas trois mois auparavant, un meneur blessé et un autre remercié avant d’exploser à Dallas… Le pauvre homme est en galère depuis novembre et vous nous voyez venir à des kilomètres… oh my god, les Nets sont en train de nous tuer Kenny. Un peu comme si la première expérience d’une actrice porno était une scène de soumission avec 80 mecs, pas sûr que tout ça donne envie à notre ami d’embrayer sur une deuxième saison…

Jabari Parker
Pleurs, larmes
Place à une visite que l’on aurait préféré éviter. On en profite d’ailleurs pour en placer une à Zach LaVine, en lui souhaitant également un rétablissement rapide et efficace. Le patient Parker donc, débarqué dans tous ses états au cabinet ce matin avec ses larmes et ses béquilles, qui aura probablement besoin d’une longue et rude thérapie pour croire de nouveau à la grande carrière qui lui est promise. Sauf que pour l’instant tout cela est plutôt mal barré, le jeune joueur des Bucks étant pour le moment plus souvent comparé à Brandon Roy qu’à LeBron James. Et c’est bien là toute la difficulté d’un accompagnement qui s’annonce obligatoire pour Jabari, une lutte de longue haleine afin de lui faire traverser de la meilleure manière cette nouvelle épreuve. Un genou ça va une fois, un genou deux fois bonjour les dégâts et c’est donc la mine tristounette que le Psy TrashTalk a planifié des rendez-vous chaque semaine avec son  nouveau patient, et cela jusqu’à guérison complète. Pas facile tous les jours ce job.

Damian Lillard
crying tears larmes
Les semaines passent et se ressemblent pour le meneur de jeu des Blazers. Quadruple peine cette fois-ci puisqu’en plus de se faire fouetter chaque soir par absolument toutes les attaques du pays, Dame Dolla n’est cette saison qu’à quelques encablures de se faire piquer la place de number one à Rip City. La faute à un MIP en titre avec le nez en trompette mais qui réussit depuis quelques semaines à être plus constant que son célèbre binôme, si bien que l’on se pose de vraies questions quant au leadership de Damian. Un patient au bout du rouleau d’ailleurs lorsque le Psy évoqua le sujet du All-Star Game, que le jeune homme matera des tribunes puisque personne n’a encore daigné se blesser afin de lui permettre de gratter une place pour le match des étoiles, et celui des Playoffs que les Blazers sont bien partis pour louper à force de présenter leur boule à toutes les franchises de la NBA. Des raclées à la pelle, un leadership contesté, une neuvième place à l’Ouest et le trauma du ASG, beaucoup pour un seul homme et un carré d’as qui obligera le Psy à surveiller son patient de très près ces prochaines semaines. C’est ce qu’on appelle une belle saison de merde.

Kevin Durant
Kevin Durant
Consultation obligatoire aujourd’hui pour le MVP 2014. Car si le vendredi c’est ravioli, le vendredi c’est surtout la veille du samedi. Et le samedi, et bien KD sera à OKC et devrait selon toute vraisemblance se ramasser des tonneaux d’insultes pendant trois heures… D’où la nécessité de préparer cette soirée un peu spéciale avec le patient Durant, en tentant d’apprendre au déserteur à faire abstraction de tout ce qui se passe autour afin de faire son job correctement, à savoir faire chialer la Chesapeake encore plus qu’en juillet dernier. Les travées d’Oklahoma City sentiront le souffre demain soir et l’ancien franchise player (si, si) du Thunder devra mettre de côté toute émotion s’il veut éviter de se faire bouffer par l’enjeu. Car loin de nous l’idée de penser que Kev’ est un fragile, mais Kev’ nous a quand même prouvé à quelques occasions… qu’il était un peu fragile quand même. Et quand on doit faire la guerre, il faut être solide, car c’est bien d’une guerre dont il s’agira demain soir. Une guerre que KD devra mener avec une dizaine d’hommes, une dizaine d’hommes face à 20 000 autres. Il fait chaud là non ?

Russell Westbrook
jeune dans une voiture
Fort logiquement, place désormais à Russell Westbrook. Prêt à en découdre avec son ancienne meuf dans la salle d’attente, le patient cyborg a dans un premier temps du être attaché à un radiateur pour ne pas sauter sur Kevin. Une fois ce dernier reparti sous escorte, le Psy a donc pu s’entretenir quelques minutes avec celui sur qui la moitié des yeux NBA seront braqués demain soir, pendant que l’autre moitié surveillera sa cible. Pour ceux qui en douteraient encore, le jeune homme est évidemment très remonté et il a ainsi fallu travailler avec lui sur la gestion des émotions, histoire de ne pas se prendre deux fautes flagrantes dès le premier quart. Plus encore qu’une guéguerre individuelle, il a été expliqué à Russell que c’est l’honneur de toute une franchise qui était en jeu demain, d’où l’importance de ne pas se laisser déborder par la haine d’une rupture compliquée. Pas facile néanmoins de faire entendre quoique ce soit au patient Westbrook, ce dernier ayant tellement de bave aux lèvres que la dite bave va en ce moment jusqu’à lui boucher les oreilles. Un comportement qui a finalement poussé le Psy à prendre une décision drastique, à savoir qu’il siègera demain soir au premier rang de la Chesapeake Arena pour intervenir le plus rapidement possible en cas d’explosion de son patient le plus dangereux. Il fait vraiment chaud là non ?

Yogi Ferrell
femme

La quasi-totalité de la communauté NBA a eu la même réaction vendredi passé. “Mais c’est qui lui ?” “Yogi Ferrell ? Connais pas.” Sauf que Yogi Ferrell n’est pas une invention ni un personnage de Mario Kart mais bel et bien un joueur NBA qui a explosé aux yeux de tous un soir de match face aux Blazers, victimes parfaites pour rendre célèbre n’importe quel random. Un no-name qu’il a bien fallu accompagner dans sa toute nouvelle fonction de star montante, le tout petit meneur des Mavs ayant vu sa vie changer en quelques heures. Finie la cabane au fond du jardin, place à la villa payée par Cuban. Finis les escarres de bout de banc, Yogi joue désormais 30 minutes par match. Une situation compliquée à vivre pour l’ex-anonyme devenu star en quelques heures, mais qui aura au moins eu la présence d’esprit de contacter le Psy TrashTalk pour quelques conseils. Un Psy qui l’a tout d’abord poussé à ne pas prendre la place de Deron Williams à la cantine car le combo serait trop dur à vivre pour D-Will, un Psy qui a également conseillé au patient Yogi de contacter Jeremy Lin, un autre spécialiste de l’explosion médiatique soudaine. Car c’est bien connu, plus on est de fous… plus on guérit.

Kristaps Porzingis
Pierre Bellemare
Pauvre jeune homme… Quel destin malheureux pour le patient Kristaps, débarqué ce matin au cabinet avec des millions de questions et de doutes fourmillant dans sa petite tête de girafon. Des fans qui le huent et le vénèrent, un franchise player qui ne lui a passé le ballon que deux fois depuis deux ans, un meneur titulaire qui se prend des week-ends à la carte, un président gâteux, un proprio mégalo mais franchement incompétent, une ancienne gloire locale qui se tape l’affiche au Madison… La liste des événements touchant de près ou de loin Kristaps est hallucinante et tout ça commence tout simplement à peser très lourd sur ses frêles épaules. Les larmes versées ce matin au cabinet ont rempli des seaux entiers et l’impasse n’est désormais plus très loin pour un gamin qui ne comprend pas ce qu’il se passe autour de lui et qui voudrait simplement… jouer au basket. Sauf qu’à New-York depuis quelques années, on a juste… arrêté de jouer au basket. Y’a t-il une solution à tous ces soucis ? Probablement, mais des têtes devront tomber pour cela. Il en va de la carrière du jeune homme alors s’il vous plait messieurs, faîtes le au moins pour lui.

Paul Pierce
Paul Pierce
Le Psy TrashTalk était présent dimanche passé à Boston et a vécu comme vous la dernière danse de Paul Pierce dans la Maison Verte, dans SA Maison Verte. Mais plus que la mélancolie d’une douce époque, c’est davantage le traitement infligé cette saison à PP par Doc Rivers qui a poussé le Psy à convoquer la légende celte au cabinet. Aujourd’hui vissé au banc des Clippers comme un surplus de peau sur le crâne de Marreese Speights, Paulo est donc condamné à passer ses dernières semaines NBA à regarder Jamal Crawford planter des paniers sur des un contre un et Austin Rivers tenter sans succès de faire pareil, grattant ça et là quelques secondes de garbage time tous les trois matchs. De plus, le patient Truth l’a lui même reconnu, ses envies de titre en début de saison étaient plus dues à une consommation excessive d’alcool qu’à un réel projet sérieux. Celui que le Psy a vu pleurer il y a cinq jours a désormais compris, la dernière ligne droite est au bout du chemin, et il va falloir y aller en tirant la patte. Dieu que c’est triste.

DeMarcus Cousins
DeMarcus Cousins
Ding dong, le grand gagnant de la semaine nous vient comme souvent de l’asile de Sacto. Une seizième faute technique qui engendre un match de suspension (gagné par les Kings face à Boston), un gros chèque à Adam Silver pour avoir traité les Warriors de phoques, et voilà comment ce bon vieux DeMarcus se retrouve avec un 25 de tension des familles, à faire exploser les vitres du cabinet rien qu’en expirant de ses naseaux enfumés. Le Psy a du coup voulu essayer de comprendre jusqu’où cette crise pouvait bien aller mais fort heureusement il semblerait… que la coupure du All-Star Weekend tombe à pic pour un homme qui aime plus que les autres aller faire le con entre potes, même si c’est avec des potes sur qui il aurait pu cracher la veille avec le jersey des Kings. Pas besoin d’en faire des tonnes avec DMC, le Psy connaît la technique. Le laisser parler, s’essouffler, se calmer, pour finalement retrouver un patient apaisé en fin de séance, tout pressé de vivre de façon un peu plus légère le week-end prochain en Louisiane. Il était temps, la marmite commençait à drôlement gigoter…

Allez, c’est tout pour cette semaine et c’est déjà pas mal. Rendez-vous vendredi prochain pour de nouvelles aventures médicamenteuses et d’ici-là on ne change pas une équipe qui gagne alors n’hésitez pas à nous balancer tout comportement chelou. Allez, bisous.

Image de couverture : @artkor7 pour TrashTalk


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