Cavaliers

Les Cavs remportent le match de l’année à Washington : 140-135, un scénario à couper le souffle !

Si le match de ce lundi entre Cavs et Wizards était déjà très attendu avant que la moindre goutte de sueur ne soit versée sur le parquet du Verizon Center, les 53 minutes proposées par les deux armées ont fait de ce duel un des plus grands moments de la saison : victoire de Cleveland, comme des patrons.

La sauce était déjà prête depuis plusieurs heures. Dans chaque camp, on y allait de sa petite remarque personnelle, entre John Wall qui parlait de cette rencontre comme la plus importante de sa jeune carrière, et LeBron qui voulait mettre un terme à l’invincibilité des Wizards chez eux. Par conséquent, le début de match donnait le ton avec un jeu d’une vitesse folle et des regards foudroyants qui s’échangeaient. James qui monte sur Markieff Morris, Wall qui s’occupe de l’arceau, on sentait que ce fight entre boxeurs allait être épique. Ce qu’on ne savait pas, cependant, c’est que le défilé de la rencontre allait prendre une direction aussi spectaculaire, avec des jabs envoyés dès que possible et aucun des deux géants ne souhaitant mettre un genou à terre. D’un côté, les Wizards qui offraient leur meilleur visage et pouvaient compter sur un Bradley Beal en feu. De l’autre, les Cavs qui refusaient d’abdiquer et tenaient le rythme en crachant leurs poumons. Un ping-pong royal qui ne pouvait nous mener que vers une seule issue : un money-time à enregistrer en direct et à repasser en boucle pendant des heures. Ce qui sera bien le cas, devant un public médusé au Verizon Center.

Car pendant que Kevin Love réalisait un match sublime des deux côtés du terrain et rentrait tous les gros tirs de Cleveland, Otto Porter et John Wall répondaient sans montrer le moindre signe d’inexpérience. Le Superbowl de la veille ? Une thalassothérapie, en comparaison avec les échanges entre Wizards et Cavs, qui auraient pu tenir jusqu’à jeudi s’il le fallait. Poussés dans leurs derniers retranchements, les champions en titre voyaient LeBron louper un double-pas tout cuit pour la gagne, se prenant la tête à deux mains. Mais quelle meilleur façon de se rattraper que de rentrer le tir de l’année, James égalisant devant le banc de Scott Brooks sous les cris des supporters ? Prolongation annoncée pendant que Marcin Gortat se demande comme tant d’autres ce qui vient de se passer, et pourtant le pivot de Washington pouvait commencer à célébrer en voyant LBJ prendre une sixième faute synonyme d’expulsion. Mais face à ce challenge, face à ce mur d’une hauteur inestimable, c’est bien le coeur du champion en titre qui se mettait à battre plus fort que jamais, Kyrie Irving sortant de sa torpeur pour réaliser sa spéciale. Les Cavs sont dans la merde, pas de problèmes. Orphelin de son cyborg préféré, le meneur accompagné par Korver, Thompson et Love ira planter un tir Golden State-like pour la gagne, dont les Wizards ne se remettront pas. Eux qui voyaient le numéro 23 partir, eux qui avaient si bien tenu, eux devaient s’incliner devant l’abnégation du champion.

Si le marathon entre Knicks et Hawks est un autre match auquel on pense lorsqu’il s’agit d’installer un match sur le trône de la saison 2016-17, celui de ce lundi entre Cavs et Wizards le surpasse largement. Car de la première à la dernière minute, ces deux magnifiques équipes ont offert un chef d’oeuvre de compétitivité et de détermination. Petit jeu auquel, pour rappel, le champion en titre a déjà fait ses preuves. Victoire exceptionnelle en déplacement, fin d’invincibilité pour Washington, rien à rajouter. Ah, si : meilleur match de l’année.

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