Rockets

James Harden est énorme : 51 points, 13 rebonds et 13 passes, les Sixers ont pris le tarif MVP

En visite à Philadelphie ce vendredi, James Harden n’a pas seulement remis ses Rockets dans le droit-chemin, il a aussi créé une nouvelle page de l’histoire : le barbu a réalisé le second triple-double en 50-10-10 de sa saison, un accomplissement qui n’avait jamais eu lieu auparavant.

C’est beau, de voir ce que la frustration peut créer chez les plus grands de notre sport. Cet énervement, cette envie de tout casser, d’imposer son talent pour que l’équipe puisse enfin respirer. Hier soir, Houston continuait son roadtrip sur la Conférence Est et la mission impérative était de l’emporter. Car après avoir lâché six des neuf dernières rencontres et surtout les deux dernières de suite, Mike D’Antoni envisageait presque de laisser pousser sa fameuse moustache. Un pneu crevé à Milwaukee, un autre à Boston, le tout sans Eric Gordon et avec une attaque un poil fatiguée sur cette fin de mois de janvier, il fallait redresser tout ça. Et chez des Sixers qui présentaient tout simplement le meilleur bilan de la Conférence Est sur les 10 derniers matchs aux côtés des Wizards, il était impossible de se ramener en traînant des pieds. Ajoutez enfin à tout cela un Joel Embiid de retour dans son équipe après quelques jours d’absence, et vous obteniez la sauce parfaite pour qu’un cuisinier prenne feu. Ce genre de performance qui vous laisse sans voix, vous pousse à essayer de comprendre l’absurdité numérique de la chose, tout en se délectant de la domination technique comme athlétique. Ce vendredi, James Harden n’était pas seulement au sommet de sa forme et de sa confiance, il était au sommet des livres des records en direct de Philadelphie.

51 points, 13 rebonds, 13 passes, 16/28 au tir, 6/11 à trois-points, 13/14 aux lancers.

Et le tout en ne perdant “que” 5 ballons, quand on sait le temps qu’il passe avec le cuir entre ses mains. Et le tout en n’ayant “que”  15 points, 7 rebonds et 6 passes à la pause. Dans ses décisions, dans sa sérénité, dans le peu de transpiration laissé sur le parquet, le gaucher avait quelque chose de presque divin. Une arme intouchable, surtout pour des verts comme T.J. McConnell, Nik Stauskas et compagnie. Pourtant, Embiid démarrait son match avec énergie et spectacle, comme à son habitude. Et pourtant, Timothé Luwawu se régalait en claquant 12 points rien que sur cette première période, égalant son record personnel au passage. Seulement, Harden refusait clairement que les siens s’inclinent, quelle que soit la tentative de comeback adverse. En nourrissant chacun de ses partenaires, en contrôlant parfaitement le tempo de la rencontre, en allant chercher des lancers sournois tout en inscrivant ses lay-ups typiques à son rythme, le numéro 13 avait l’air de jouer au ralenti sauf que sa production allait à la vitesse de la lumière. Non seulement la victoire a été validée à Philly, non seulement le leader des Rockets a claqué un nouveau triple-double, mais Harden s’est surtout offert un siège que personne n’avait construit dans toute l’histoire.

Un deuxième triple-double cette saison, en dépassant la barre des 50 points, 10 rebonds et 10 passes ? Après le légendaire 53-16-17 face aux Knicks, Harden a claqué un 51-13-13 sur les Sixers. On adore Russell Westbrook, mais honnêtement, quand on voit James jouer à un tel niveau… c’est de l’amour pour les yeux.

Couverture

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

To Top