L'avis du Psy

L’Avis du Psy – S04 Épisode 15 : need help, quelqu’un a-t-il déjà fait la vanne du Melo-drame ?

Avis du Psy

Pas de victoires, pas de Playoffs, pas de leadership, pas de All-Star Game. Grosse grosse saison pour Melo.

source image : @artkor7 pour TrashTalk

On part sans plus attendre pour la quinzième édition de cette Saison 4 de l’Avis du Psy. Cette semaine au programme ? Un homme qui fait le tour du monde en une seul cross, un meneur qui vient d’embraiser une ville entière, un fantôme qui revient parmi les vivants, un ancien MVP qui commence à grogner et bien sûr, bien sûr, les déçus du All-Star Game qui regarderont la grand-messe de février en direct des tribunes ou de leur cuisine. Allez, blouses enfilées, ordonnances toutes prêtes, let’s go.

Place Patient Le compte-rendu de la visite

10°

Wayne Ellington

homme qui louche


On commence cette session “grands dépressifs” avec une consultation un peu spéciale puisque suite à un cross du jeune Caris LeVert mercredi soir, Wayne Ellington a donc décidé de quitter le territoire américain. Très poli, l’arrière du Heat est donc passé voir le Psy pour lui signifier son départ, après avoir déjà visité Pékin, Châteauroux, Oulan-Bator et Bourg-en-Bresse au cours de de sa seule glissade d’avant-hier. C’est après avoir goûté au parquet du Barclays Center que le patient Wayne a décidé de voir un peu du pays, se disant finalement que tout ça vaudrait peut-être mieux que de terminer son trajet avec le tank du Heat. Car le pire dans tout ça, comme nous l’a d’ailleurs bien mentionné Wayne, ce n’est pas tant de s’être pris l’un des plus gros cross de la saison, c’est plutôt de l’avoir ramassé des mains d’un mec avec un nom de méchant dans James Bond. Allez, bon voyage Wayne.

LeBron James
jeune dans une voiture
LeBron pas content, LeBron pas content, LeBron pas content. Voici les premiers mots que la star de Cleveland lâcha au Psy à son arrivée ce matin au cabinet. Déjà bien gavé de ne pas avoir été désigné secrétaire d’État au sport, à la culture et à la coiffure par Donald Trump, les récentes défaites de sa franchise sont venues faire déborder un vase déjà bien plein. Manque de leadership de la part de ses coéquipiers, besoin urgent d’un back-up à Kyrie Irving, les soucis s’amoncellent dans le cerveau en ébullition du King et ce dernier a été jusqu’à avouer au Psy que Matthew Dellavedova, Delonte West et David Blatt lui manquaient terriblement. A ce rythme-là le patient James est bien conscient que la première place des Cavs à l’Est pourrait être remise en cause, les joueurs de l’Ohio poussant même le vice jusqu’à voir revenir sur eux les Clippers au niveau du bilan W/L. Et on parle quand même d’une équipe avec Austin Rivers et Luc M’Bah A Moute dans son starting five. Même les Sixers font flipper LeBron et c’est d’ailleurs pour ça que le King fait actuellement des pieds et des mains pour que ses dirigeants renforcent sa franchise. Même Niko Karabatic aurait été contacté, c’est dire l’état du garçon. Allez mon grand, Gérard revient bientôt, faut pas pleurer comme ça.

Karl-Anthony Towns
acteur
Charles-Antoine avait un minuscule espoir d’être convié au All-Star Game mais cela ne s’est malheureusement pas transformé en bonne nouvelle puisque c’est DeAndre Jordan notamment qui lui a été préféré, on y reviendra plus bas. D’un pur point de vue statistique, le chaton aurait évidemment pu prétendre à une place à NOLA mais la réalité est telle que les résultats de sa franchise l’ont grandement desservi aux yeux des coachs. Une bille de plus à mettre au désespoir du patient Towns, déjà bien malheureux de voir que c’est Gorgui Dieng qui se pointe en aide lorsqu’il est passé par son attaquant. Ou qui ne se pointe pas, mais ceci est un autre sujet. Bref, KAT paye une fois de plus les pots cassés d’une franchise qui galère à se construire même si le futur s’annonce radieux. Rassurer le gamin ne fût d’ailleurs pas compliqué puisqu’il a suffi d’une simple caresse et de quelques croquettes pour redonner le sourire à ce grand gaillard attendrissant. Allez petit, l’année prochaine c’est la bonne.

Hassan Whiteside
femme
Double dépression cette semaine pour Hassan Whiteside. Tout d’abord, c’est la mode, cette non-sélection pour le All-Star Game due sans doute à des résultats dégueulasses avec le Heat. Merci au revoir, tu repasseras l’année prochaine mon grand. Mais l’objet principal du chagrin du pivot du Heat réside surtout dans le fait qu’il est forcément compliqué en 2017 de faire partie d’une franchise dont le leader s’appelle… Dion Waiters. Hallu complète du patient Hassan, lequel a confié au Psy qu’il pensait encore il y a deux semaines que son coéquipier était un acteur comique infiltré dans le roster pour un rôle dans le prochain Rush Hour. Double peine puisque ce bon Dion fout également en l’air toute la stratégie de Pat Riley consistant à perdre un maximum de match en titularisant Wille Reed, Luke Babbitt ou encore Rodney McGruder un match sur deux. Trop pour un seul homme et le sieur Whiteside a donc étalé sa peine durant une bonne heure au cabinet, blasé de voir que tous ses efforts ne servaient décidément à rien. Petite pirouette éducative, le Psy a finalement réussi a rediriger son patient vers un objectif sympa, celui d’essayer de faire des passes décisives à ses coéquipiers. Parce que 66 passes en quatre saisons c’est pas top. Allez Hassan, tu peux le faire, faut juste pas regarder le CV des copains avant de leur lâcher la gonfle.

Wilt Chamberlain
Team Nez Fins
Grande première dans l’histoire du cabinet du Psy TrashTalk, ce dernier a réussi à réveiller un mort, avec tout le respect que l’on a bien sûr pour nos disparus. C’est en fait à la lecture de différents articles que le grand Wilt est apparu à la clinique tel un zombie dans Thriller. Rudy Gobert qui se proclame meilleur pivot de la Ligue, DeAndre Jordan invité à un All-Star Game après avoir été élu l’année passée dans la All-NBA First Team ? C’en était trop pour la légende, sorti une heure de sa couche éternelle après avoir également aperçu des highlights de Roy Hibbert, Timofey Mozgov et John Henson. Une consultation qui fût finalement très enrichissante pour le Psy, avide de culture et qui découvrit avec stupeur que l’homme aux cent points avait connu Andre Miller et le créateur de The Ball Never Lies étant jeune. Une entrevue d’une petite heure qui restera à coup sûr dans la mémoire de votre Psy, comme quoi ce métier est bien l’un des plus beaux du monde. Wow.

Damian Lillard
Boston vigile
Même loser… lose encore. Nouvel exploit de Dame Dolla puisque l’on a appris cette nuit qu’il était donc snobé du All-Star Game pour la deuxième année consécutive, cette fois-ci à cause des résultats pitoyables de sa franchise. Neuvièmes à l’Ouest malgré un roster taillé pour aller voir quelques places plus haut, les Blazers offrent donc une fois de plus la chance à leur starlette de regarder le All-Star Game à la TV, à moins bien sûr d’un rappel à la dernière minute pour remplacer un blessé et satisfaire son ego. Au trentième sous-sol après l’annonce de la nuit, Damian a immédiatement rejoint son Psy préféré pour tenter de comprendre comment il était possible d’être devancé notamment par un pivot aux mains carrées et un ailier à la peau translucide. Réponse du Psy ? Ils méritent tout simplement plus que toi, car ils évoluent dans une vraie équipe de basket et ne jouent pas que d’un côté du terrain. Ouin ouin personne ne m’aime, ouin ouin je me vengerai, on connaît la chanson, et s’il y a un problème tu profiteras du week-end du 18 pour poser un slam. Allez, next, y’a une défaite contre Memphis à préparer.

Joel Embiid

Joel Embiid

C’est l’une des grosses déceptions de la nuit dernière, le phénomène Embiid ne participera donc pas à son premier All-Star Game dès sa saison rookie. Jusqu’au bout le suspense aura été entier, mais c’est malheureusement un bon coup derrière la tête de la star des Sixers. Résultats bof bof bien qu’infiniment meilleurs que les années précédentes, grosse concurrence dans les ailes puisque les pivots sont boycottés à l’Est, tout cela a finalement trop pesé dans la balance des coachs au moment de choisir leurs remplaçants. Possible aussi que Brett Brown ait trafiqué les bulletins de vote par peur de voir son artiste se faire une cheville à NOLA, mais force est de constater que le All-Star Game de Joel Embiid se déroulera sur Twitter essentiellement. Une bonne nouvelle finalement puisque la consultation de Jojo aura servi à mettre en place un petit plan de com’ aux oignons pour le All-Star Week-end. Alors abonnez vite au compte de Jojo (à celui du Psy aussi) et vous pourriez bien avoir de belles surprises dans trois semaines. On appelle ça un gros teasing de mytho.

Rajon Rondo
Pierre Bellemare
Souhaitons à présent la bienvenue à l’incendiaire le plus rebelle de la ligue… Vêtu d’un uniforme volé à la caserne de pompiers la plus proche pour ne pas se brûler sur les flammes qu’il a allumé, Rageons Rondo s’est pointé vénère au cabinet, toujours convaincu que Jimmy Butler et Dwyane Wade feraient mieux d’être exemplaires sur le terrain au lieu de l’ouvrir à propos des jeunes. Alors qu’on le rappelle, Jimmy Butler et Dwyane Wade SONT exemplaires sur le terrain et les jeunes NE FONT PAS franchement leur boulot. Mais la consultation du futur ex meneur des Bulls a pris fin brusquement lorsque le Psy a pointé à son patient que “Rondo” et “exemplaire” rimaient autant que “Felton” et “maigre” et qu’il restait encore un morceau de Garnett et Pierce sur ses joues. Rajon a donc du partir en catastrophe pour se débarbouiller et en profiter pour se regarder dans la glace, suite à quoi il n’est bizarrement plus réapparu au cabinet. Avec un peu de chance le garçon s’est rendu compte de certaines choses, sans quoi le Psy pourrait ne plus avoir de solutions à lui proposer…

Rudy Gobert
DeMarcus Cousins
On le sentait venir et le Psy avait du coup préparé au mieux l’entrevue avec celui qui fait partie des patients les plus assidus du cabinet cette saison. Rudy ne participera donc pas au All-Star Game 2017 et si tout ça n’est finalement pas si surprenant, le grand gamin ne l’entend pas vraiment de cette oreille puisque rappelons-le, il estime être le meilleur pivot de la Ligue. Si bien que ça crie au complot, que ça ironise sur le système de votes, j’en passes et des meilleures. Mais calme-toi donc mon grand ! Le trophée de DPOY te tend les bras et tu l’as encore prouvé la nuit dernière, et ton âge te permet encore de croire à une demi-douzaine de sélections minimum pour la sauterie de février. Alors focus focus sur la saison, laisse les grands s’amuser encore une année et on en reparlera la saison prochaine. Et puis regarde aussi Joakim… All-Star en son temps et aujourd’hui spécialiste de la saucisse au lancer. Comme quoi être All-Star n’est pas une fin en soi, alors on se remet au boulot, en silence si possible. C’est pour ton bien mon garçon.

Carmelo Anthony
Pleurs, larmes
C’est donc un effroyable doublé pour Melo puisque la première place de notre ranking hebdomadaire reste entre les mains de notre patient le plus atteint de l’hiver. Résultats en dents de scie voire très mauvais, performances en dents de scie voire très mauvaises et rapports avec Philou en dents de scie voire très mauvais, la carrière de Melo n’a jamais été aussi branlante si bien que les 29 autres franchises ont peut-être bien reçu un mail des Knicks avec comme seul but de leur refourguer leur boulet. Car c’est aussi moche que vrai, c’est bien d’un boulet dont on parle ces derniers jours lorsque l’on évoque la situation de Carmelo à New York. Le fait est que l’alchimie n’aura jamais vraiment pris entre l’ancienne gloire de Syracuse et la Grosse Pomme et que, malgré quelques coups d’éclats dus à son immense talent brut, l’histoire entre les deux amants semble en être à sa conclusion. Petite cerise sur les trois parts de gâteaux engloutis chaque matin par notre malheureux patient ? Cette non-sélection au All-Star Game après neuf participations dont les sept dernières, qui souligne en rouge la probable fin d’une époque. L’arbre qui cache la forêt ? Melo n’a que 32 ans et encore une seconde carrière devant lui s’il fait les bons choix. On sait que la Team Banana-Boat se réunira probablement un jour, reste à savoir quand. Mais une chose est sûre, des décisions devront être prises rapidement car, n’en déplaise à Madame, la belle histoire entre New York et sa mascotte semble toucher à sa fin.

C’est tout pour cette semaine et c’est déjà pas mal. Rendez-vous vendredi prochain pour de nouvelles aventures médicamenteuses et d’ici-là on ne change pas une équipe qui gagne alors n’hésitez pas à nous balancer tout comportement chelou. Allez, bisous.

Image de couverture : @artkor7 pour TrashTalk

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