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Isaiah Thomas relance Boston : 38 points pour le lutin, exécution publique de Houston !

Le pari était compliqué, mais il fallait le jouer du côté du Massachusetts. Avec un back-to-back crevant face aux Rockets, c’est Isaiah Thomas qui a notamment mis tout le monde sur son dos en menant Boston vers la victoire (102 à 109).

Match à deux visages, pour les Celtics comme pour ceux qui regardaient justement la rencontre. Car pour ce qui est de la première période offerte par Brad Stevens et ses hommes, la frustration des trois derniers matchs perdus et surtout la dernière ce mardi à Washington laissait quelques traces visibles. Manque de repères défensifs, changement de titulaires qui n’avait pas l’impact imaginé, avec des coups de sifflets peu dans leur sens et un public impatient, ce sont même les fautes techniques qui tombaient pour le coach de Boston et certains de ses hommes, frustrés par leur position. En encaissant 58 points en une mi-temps sans pour autant voir James Harden prendre feu, c’est peu dire si la pause tombait au bon moment car les 24 premières minutes pointaient dans une seule direction, et c’était celle d’une quatrième défaite de suite pour Boston. Un scénario qu’il fallait impérativement éviter, non seulement pour profiter de la méforme des Raptors et des Cavs sur les deux premiers spots de l’Est, mais aussi pour empêcher que l’allumette tombée dans le stock de dynamite la veille (et notamment Marcus Smart en discussion chaude avec un assistant) ne touche une mèche. Quinze minutes cruciales éloignées des caméras, pour redresser ses troupes et offrir une deuxième période parfaite, voilà ce qui attendait Stevens.

Et en seconde période, justement, les Celtics proposaient un visage nettement plus appréciable. Pour eux, pour leur entraîneur, pour leurs fans, l’équipe était totalement différente et passait notamment par ses cadres pour se relancer. En premier ? Al Horford, qui était bien trop discret sur le début de rencontre et devait faire la différence sur ce type d’affiche. Bien plus actif en défense et profitant des errements adverses, l’intérieur du Massachusetts s’offrait une partition royale. Ou plutôt, une partition idéale, afin d’installer le tapis rouge pour son coéquipier préféré à la mène. Isaiah Thomas, la veille des sélections pour les remplaçants du All-Star Game, prenant le match à son compte et Patrick Beverley avec deux doigts. Pressé dès le début du match par le pitbull des Rockets, le leader des Celtics sortait sa brouette au meilleur moment et enchaînait les bonnes décisions. Sanction à distance, distribution après avoir attiré tout le monde, lay-ups terminés parmi les arbres en aboyant dans les oreilles de Patoche, c’était bien le full-Isaiah Show au TD Garden ce mercredi et c’est ce dont les fans de Boston avaient besoin. D’un match rassurant, d’une mi-temps exemplaire, d’un effort de groupe qui fasse totalement oublier l’absence d’Avery Bradley. En claquant 68 points sur la seconde période, les Celtics ont joué le jeu de Mike D’Antoni et l’ont battu avec, les deux leaders de l’armée verte donnant l’exemple lorsque c’était demandé.

Et avec 38 points, à 15/27 au tir dont 13 points dans le money-time, Isaiah Thomas n’a fait que ce qu’il devait faire : poser ses couilles sur la table, en back-to-back, face à une grosse cylindrée et un gros défenseur. Boston retrouve le sourire, et en aura un autre demain soir en voyant le lutin être nommé All-Star. Pas mal, pour une soirée qui démarrait difficilement !

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