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Le test de Pro Basketball Manager 2017 réalisé par TrashTalk : dormir ? Pour quoi faire ?

Pro Basketball Manager

Adieu, vie sociale.

Source : YouTube

Si nos chers camarades du pied-ballon ont pour eux Football Manager qui continue de briser des vies sociales et de brûler des rétines à force de passer 28 heures par jour à 8 centimètres de son écran pour mener à bien ce foutu mercato estival, les basketteurs peuvent quant à eux se réjouir, car après un opus 2016 réussi, c’est Pro Basketball Manager 2017 qui pointe le bout de son nez et qui vous plonge dans la peau du GM d’une équipe. Entre deux cafés et un décrochage de l’écran, TrashTalk a testé le joujou et vous raconte tout dès maintenant.

A noter que toutes les captures d’écran de cet article ont été réalisées par le testeur du jeu, à partir de son PC personnel.

# Commençons par le commencement

A notre arrivée au menu principal, le premier réflexe de chacun est forcément de matraquer sa souris afin de débuter une nouvelle partie et de découvrir les possibilités que peut offrir cette monture de Cyanide et Umix Studios. Et devinez quoi ? Bah c’est ce qu’on a fait nous aussi. Tout d’abord cela passe par la création du manager que vous incarnerez : nom et prénom forcément, mais aussi nationalité, date de naissance, sexe. Mais également l’apparence de ce dernier : cheveux, barbe, couleur de peau et de cheveux. Même si le visage anguleux de votre personnage fera passer le faciès de Popeye Jones comme parfaitement symétrique, on apprécie l’initiative.

Championnats et sélections disponibles

Ça en fait du beau monde à sélectionner.

Ensuite vient le choix cornélien : le choix de l’équipe. Cornélien, c’est le mot, car la base de données de Pro Basketball Manager 2017 est tout simplement ahurissante. Plus de 10 000 joueurs et 70 compétitions jouables dans 29 pays différents, sans oublier les compétitions européennes et les sélections nationales contrôlables. Vous avez un choix infini de possibilités : prendre Cleveland ou Golden State et se rencontrer en Finales jusque 2028 ? C’est possible. Tenter une nouvelle aventure NCAA avec Louisville ? C’est possible. Remporter la Pro A avec Gravelines ou Monaco ? C’est possible. Choisir l’équipe féminine de Villeneuve d’Ascq et vaincre le traumatisme par Pau G… Pau Gas… l’intérieur des Spurs là… au Stade Pierre Mauroy ? C’est possible. Amener Maubeuge ou encore Charité-sur-Loire vers les sommets ? C’est possible (mais tendu du slip). Remporter la coupe d’Europe avec le Real Madrid ou le FC Barcelone ? C’est possible (mais déconseillé par la rédaction de TrashTalk sous peine de représailles). Se taper un kif avec un obscur club Hongrois ou Lituanien ? C’est possible (et chelou aussi). Bref, tant de scénarios possibles qui vont déjà vous faire réfléchir bien longtemps avant de vous lancer, et des objectifs qui vont vous prendre encore plus de temps.

Championnats

Le moment de prévenir vos proches.

Dans l’étape suivante, vous choisirez les championnats jouables parmi l’immense base de données, sachez que ce paramètre est modifiable à tout moment, mais que plus vous sélectionnez de championnats, plus la vitesse du jeu s’en ressentira. Mais peu importe, malgré les 24 championnats jouables et les 2 petites étoiles de vitesse de votre ordinateur, vous êtes maintenant prêts à passer aux choses sérieuses après avoir choisi votre équipe. Allez, café.

# Un petit tour dans les coulisses

Notre équipe justement, celle qui a été choisie pour le test, c’est le Magic, on a bien hésité avec les Lakers d’Hollywood de Match Kepchek (sans aucune faute de frappe, on y reviendra plus bas). Ici l’objectif est simple : partir à la conquête d’un titre toujours absent dans le palmarès d’Orlando, retrouver les Finales, abandonnées depuis 2009 et accessoirement rapatrier des légendes de la franchise comme Kyle O’Quinn ou Dewayne Dedmon. Lorsque l’on débute la partie, on constate que les menus sont plutôt clairs et soignés, et il est aisé de s’y retrouver malgré les innombrables fonctionnalités qu’il propose. Trois onglets s’offrent désormais à nous

Manager

Tous les éléments qu’un manager doit gérer se trouvent ici. On y trouve forcément la fameuse messagerie, qui vous informera tout d’abord de vos objectifs de la saison, du départ de Serge Ibaka et… Evan Fournier en sélection. Si, si, on vous jure. Et même qu’on a croisé Joakim Noah dans cette liste. Même en virtuel Vincent Collet est un immense troll.

Equipe de France

Hein ?

Mais également les résultats des matches que vous avez disputés, le bilan financier de chaque mois ou encore les blessures, les records battus par vos joueurs ainsi que leur forme du moment, les ressentis des supporters de votre équipe (sauf si vous avez pris les Hawks) ou encore les complaintes de certains joueurs qui voudraient plus fouler le parquet.

Vous pouvez également voir votre profil d’entraîneur, votre palmarès, vos stats en tant que coach, qui logiquement devraient s’améliorer avec le temps, sauf si vous décidez de gérer ça en mode centre aéré. La satisfaction des dirigeants et des supporters sera tout aussi importante pour sauver votre tronche en cours de saison.

Autre point fort appréciable : la possibilité d’ajouter les joueurs qui vous intéressent à votre sélection, pour pouvoir y accéder plus facilement et essayer de les recruter, car les faux noms n’aident pas à la recherche. Ainsi, Kyle O’Quinn ou encore Dewayne Dedmon sont immédiatement venus se greffer à cette sélection. Pas de nouvelles d’Adonal Foyle ni de Pat Garrity par contre.

Mais aussi, mettez-vous dans la peau d’un Phil Jackson qui veut absolument mettre son attaque en triangle ou Mike D’Antoni qui veut imposer son Run and Gun en créant vos propres systèmes et en les mettant en place lors des matches. Après, si vous êtes fans de Scott Brooks, Randy Wittman ou encore JB Bickerstaff, il se peut que le jeu le détecte et vous mette un pare-feu vous empêchant de créer tout système. Faut pas déconner non plus.

Systèmes

On improvise les gars !

Orlando

Ici, les éléments relatifs à la franchise sont rassemblés. Vous pouvez y voir l’effectif de chaque franchise et leurs nombreuses incohérences malheureusement. A commencer par les noms des joueurs, Serge Ibaka devient Serge Ibake, Bismack Biyombo s’est transformé en Bismack Biyombu, ou encore Jeff Green a muté en Jeff Grean. Mais si les noms ne sont pas un problème en soi (sauf pour la recherche manuelle) car on les reconnait tout de même, ces incohérences ne sont pas les seules à notre disposition. En effet, l’avatar d’Elfrid Payton est blanc, ou encore Steven Adams n’est pas Nouveau Zélandais mais Cainry. Bizarre quand même…

Depuis cet onglet, vous gérez absolument tout : les rotations de votre équipe, ainsi que le rôle de chacun, si l’initiative est louable, on aurait aimé plus d’options disponible que « Leader offensif, défenseur, 6ème homme ou aucun ». Le nombre de minutes attribuées à chacun, la charge d’entraînement collectif et individuel sont également personnalisables au maximum.

Effectif

Donc personne ici ne dépasse les 3 étoiles ? D’accord.

Mais ce n’est pas tout, vous devez également vous occuper de la gestion des finances et des infrastructures de la franchise qui peuvent être améliorées à tout moment, en changeant les prix de la buvette, des places ou encore en faisant des travaux pour améliorer le confort des places (à vos risques et périls, KD pourrait bien s’en souvenir).

La gestion du recrutement et du staff se fait également dans cet onglet, partez à la recherche de la perle rare et envoyez vos scouts aux quatre coins du globe pour dénicher le futur crack et ne pas faire une Sam Bowie, mais choisissez également vos membres du staff pour des résultats encore meilleurs selon leur réputation.

Monde

Ici, l’onglet est moins vaste mais vous pouvez quand même regarder les classements de chaque ligue, commencer à regarder les futurs prospects en vue de la Draft ou même les joueurs européens souhaitant faire le grand saut en NBA, ou tout simplement rechercher un joueur, attention avec les faux blases par contre.

# Allez, on passe enfin aux choses sérieuses

Pour cet essai de Pro Basketball Manager 2017, il était impossible pour le testeur de laisser de côté son âme de fan du Magic meurtrie. C’est donc prestement qu’il s’est occupé de prendre la relève et de tenter de ramener les Playoffs du côté bleu de la Floride, portés disparus depuis 2012 et la dernière saison de D12 en ville.

Tout d’abord, on est partis régler les rotations ainsi que les rôles des joueurs, parce que Serge Ibaka 6ème homme et Jeff Green leader offensif ça va 5 minutes. Il est possible, à la manière du mode MyGM de NBA 2K, de répartir les rôles et les minutes de chaque joueur, il y a également un indicateur de niveau pour chacun.

Une fois les rotations fixées, au contraire de Frank Vogel qui tente toujours des délires à ce stade de la saison, on a forcément exploré le mode créateur de systèmes, et le résultat est franchement pas mal ! Des phases de jeu gérées de A à Z par vous-même. Bon après on ne dit pas si vos systèmes utilisés en excellence départementale passeront face à la défense du Jazz ou des Grizzlies, mais vous ne perdez rien à essayer hein.

Ensuite vient la longue simulation jusqu’aux matches de pré-saison qui débute, ces matches sont l’occasion de vous familiariser avec le jeu et de voir les nombreuses possibilités en match. Dès le début, vous voyez les joueurs à suivre de chaque côté ainsi que des stats clés. Mais passons directement au match en lui-même. Il vous est possible de simuler l’entièreté du match ou de le jouer, et même si vous le jouez, vous pouvez simuler jusque la fin du quart-temps voire même du match si vous perdez déjà 70 à 15 contre Golden State au bout d’un quart-temps et que vous ne voulez pas pour autant céder aux sirènes du ragequit.

Match

Evan contre Rudy, le match Twitter en somme.

Sur chaque action, appelez le système de votre choix, pour le joueur de votre choix, et ce sur chaque possession. Interdisez également certains spots de tirs à certains joueurs, car Elfrid Payton et Aaron Gordon qui ont l’autorisation de canarder du parking, c’est une soirée tranquille en moins pour les fans qui doivent pour l’instant venir à l’Amway Center munis d’un casque de chantier et d’une armure blindée.

En dehors des matches, vous gérez également tout. Veillez à faire un maximum de profits avec votre billetterie, mais également vos produits dérivés et vos boutiques dans le stade. Veillez à bien doser les entraînements collectifs pour éviter tout risque de blessure ou de fainéantise. Veillez à bien sélectionner les entraînements individuels pour que chacun améliore ses points faibles. Veillez à bien scouter les futures stars de demain, selon vos besoins, mais aussi selon le potentiel de chaque joueur et s’ils sont NBA ready ou non. C’est bien ça, vous voilà dans la peau d’un General Manager.

Pour la petite anecdote, on a réussi à ramener Orlando en Playoffs, à la 6ème place, et on a même réussi à froisser les Hornets 4-3 en devenant la première team de l’histoire à remonter un déficite de 3-0 malgré la blessure d’Ibaka (si, si, on vous jure). Avant de frapper le rival Miami 4-1 en demi-finales et de balayer Boston pour s’ouvrir les portes des Finales NBA, mais on a dû s’incliner 4-2 contre… Les Clippers… De « Lob » Angeles. Kamoulox.

Bon, on a en tout cas ramené un grand sourire chez Mickey, encourageant pour la suite pour les potes de Cyril Hanouna Evan Fournier ? Apparemment pas assez car on s’est fait licencier pour mauvaise gestion financière. Kamoulox.

En bref, Cyanide et Unix Studios semblent encore une fois avoir réussi leur pari et avoir réussi à transposer les nombreux aspects du management et de la gestion au cœur de leur mouture. Bien évidemment, tout n’est pas parfait, et le niveau d’addiction de Pro Basketball Manager 2017 n’est pas l’égal de Football Manager (est-ce réellement une mauvaise chose ?) mais les possibilités sont hyper nombreuses et vous devriez quand même sacrifier de précieuses heures de sommeil lorsque les Playoffs débuteront, ou alors quand le marché des agents-libres ouvrira ses portes. Donc voilà, prévoyez votre stock de café, prévenez votre employeur et appelez quand même votre toubib, c’est mieux pour en profiter à fond.

Achetez Pro Basketball Manager 2017 ici pour 17,99€ (Offre de lancement : 10% de réduction jusqu’au 26 janvier).

On kiffe :

  • La base de données gargantuesque, le nombre de championnats est incalculable et les règles sont bien adaptées.
  • Le fait de gérer absolument chaque aspect de votre équipe : rotations, états d’âme, finances, recrutement, entraînement…
  • Le mode création de systèmes qui permet au JB Bickerstaff qui sommeille en vous de laisser parler sa plaquette.
  • Le nombre de possibilités pendant les matches, c’est à vous de décider quel type de jeu jouer et sur quel joueur.
  • Les temps de chargements, pas longs du tout si vous choisissez peu de championnats jouables.
  • Les menus, simples, classes, efficaces.

On kiffe moins :

  • Les faux noms des joueurs. Bien qu’ils soient reconnaissables et facilement modifiables grâce à des bases de données corrigées, ils gênent lors de la recherche par nom. Vivement que le jeu prenne du poids et puisse s’offrir les licences.
  • Certaines stats et blessures parfois peu réalistes au fil de la saison (en attente d’un correctif)
  • Les musiques qui tournent en boucle, même si on peut facilement les désactiver.
  • Certaines règles non respectées, notamment en Playoffs (en attente d’un correctif).
  • Se faire licencier après avoir amené Orlando en Finales, sérieux ?

# Le Verdict : 16/20


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