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Kemba Walker a retrouvé son mojo : 32 points sur les Raptors, un dragster dans Jurassic Park

C’est qu’on l’avait presque oublié, vus les récents résultats de ses Hornets ! Après une victoire contre Portland, Kemba Walker a réservé sa meilleure performance pour Toronto, dans la large victoire des siens hier soir (113 à 78).

Pourquoi jouer le quatrième quart-temps, quand on a déjà fait assez de dégâts sur les trois premiers ? Voilà la question qu’on aurait pu poser à Steve Clifford et à son meneur, en voyant la correction infligé aux Raptors ce vendredi. Car si Walker et ses potes ont fait le job sur les 36 premières minutes de jeu en prenant plus de 20 points d’avance, c’est surtout le dernier quart qui s’est transformé en cours de récréation, au sein de laquelle Kemba n’avait pas à trottiner. Non, trois périodes ont suffi pour le dragster formé à UConn, qui disait lui-même récemment qu’il ne méritait pas vraiment d’être All-Star. On peut dire que c’était une bien belle feinte, en voyant l’intéressé commencer par la dissection de Portland en milieu de semaine et la destruction de Toronto pour lancer le weekend. Complètement possédé à distance et bien plus saignant sur ses créations, Walker a terminé sa partie à 32 points et 8 passes, grâce à un excellent 11/16 au tir dont 6/9 du parking. Ce genre de carton qui vous permet de regarder le money-time se transformer en garbage time, alors que le dernier quart est généralement la spécialité du meneur aux chevilles incassables.

Mais surtout, au-delà de la performance individuelle, c’est dans le redressement de ses Hornets que Kemba a donné le sourire à ses fans. Après un début d’année compliqué et qui avait poussé son entraîneur à sortir une belle gueulante sur la défense abandonnée par ses joueurs, le message est bien passé et les soldats de Caroline du Nord ont corrigé le tir. Seulement 85 pions pour Portland, 75 côté Raptors hier soir, on retrouve des standards qui font de Charlotte une équipe dangereuse à domicile, plutôt que celle qui accordait 115 points à Détroit et 118 à Chicago. Bien évidemment, dans ce succès collectif, c’est aussi l’excellence du numéro 15 qui ressort au meilleur moment. Car même si Walker est le premier à dire qu’il doit laisser sa place à un autre pour rejoindre les étoiles de New Orleans en février, ces prochains jours seront ceux des sélections pour les entraîneurs de la Ligue et ce type de carton a tendance à chatouiller quelques oreilles. Derrière DeMar DeRozan et Kyrie Irving, le petit Kemba est bien placé pour accompagner Isaiah Thomas et John Wall dans la grande teuf du basket, mais passera-t-il le cut des sélections ? La réponse sera ce jeudi, de quoi laisser assez de temps au dragster pour claquer encore quelques ficelles.

Brooklyn ce soir, Washington ce lundi puis Golden State mercredi, en voilà un beau de trio pour repositionner son dossier au-dessus de la pile. Allez Kemba, fais pas la tête et régale-nous encore un peu : il y a encore assez de place pour toi au All-Star Game.

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